Témoignage : notre stand au Printemps des Études


Tous les professionnels des études connaissent le Printemps des Etudes et beaucoup ont déjà participé à cet évènement incontournable. Pour une jeune structure comme la nôtre, le Printemps est l’occasion de multiplier les rencontres avec prospects et partenaires potentiels, de tester nos propositions et discours et d’identifier tendances et sujets émergents. Et ne l’oublions pas, le Printemps est aussi l’occasion de retrouver de nombreux anciens collègues !

Une histoire qui se prolonge

Le Printemps est également un témoin de la croissance de jeunes pousses, qu’il est possible de voir grandir d’année en année. k-mino est une de ces jeunes pousses auxquelles le Printemps a d’abord donné la parole, puis fait une place et invite régulièrement à participer aux débats sur l’évolution des pratiques du métier.

En 2017, la société ne commercialisait pas encore véritablement sa solution et n’avait qu’une dizaine de beta-testers. Les organisateurs nous ont proposé de participer à “Idées pour le futur”, un format offrant une visibilité inégalable pour un projet à ce stade. Deux minutes pour présenter nos idées, notre ambition, notre embryon de solution et inviter prospects et partenaires à échanger avec nous et tester notre offre. Quelques-uns des spectateurs ont été intéressés et nous ont confié des projets importants.

J’ai beau répéter à chacune de mes interventions que l’ADN d’un data scientist comporte une composante créative et que nous aimons les challenges, aspect de nos métiers rarement mis en avant, le Printemps m’a souvent permis de mesurer combien cette qualité était partagée par nombre de professionnels des études.

Stand de k-mino au printemps des études 2018

En 2018, k-mino disposait de son premier stand, à l’étage, dans cet espace “historique” désormais sobrement désigné par l’appellation “Agora 2”. Malgré de nombreux contacts, nous avons alors pu mesurer combien nos formations et argumentaires scientifiques ne suffisaient pas : identité de marque, matériel de communication, démonstrations… étaient là mais sous une forme trop élémentaire. En 2019, nous avons donc pris un stand sous la nef et avons tâché de corriger tous les points identifiés l’année précédente.

Stand de k-mino au printemps des études 2019

Une préparation importante

Ne pouvant proposer des démonstrations sur tous nos outils et risquer de surcharger notre communication, nous avons défini des priorités simples. En préservant un équilibre entre continuité et nouveautés.

La continuité consistait à prolonger les présentations faites l’année dernière lors de ce même évènement. A savoir, celles concernant notre offre en matière d’analyse sémantique et “Cibles et Leviers”, une approche originale de la R&D de k-mino, combinant segmentation et analyse de leviers, ayant déjà séduit de nombreux clients dans de nombreux secteurs d’activité (banque, santé, industrie, opinion publique…) et pour de nombreuses problématiques (image, satisfaction ou adoption de nouveaux comportements) mais dont le potentiel n’a pas encore été totalement exploré selon nous.

Concernant l’analyse sémantique, nous souhaitions mettre en valeur notre nouvelle plateforme, plus visuelle, plus ergonomique et plus riche. Les aspects techniques et méthodologiques déjà été présentés l’an dernier, nous avons mis en avant l’expérience d’un chargé d’études utilisant notre plateforme. Deux use cases différents étaient proposés, l’un s’appuyait sur des données extraites d’un site d’avis sur des parfums, l’autre sur les réponses à la question ouverte de la plateforme en ligne du Grand Débat traitant de la transition écologique. Cette dernière a d’ailleurs fait l’objet de notre précédent article (ici).

Mapping de mots de la question sur l’environnement du Grand Débat

Nombre de visites sur notre stand avaient pour but de prolonger la lecture de l’article par une démonstration de l’outil qui avait permis cette analyse. Pour s’assurer des performances de la solution, compléter la lecture d’une navigation dans le corpus via la plateforme en suivant une démarche spécifique ou s’assurer de la simplicité d’utilisation pour un chargé d’études. La variété des réflexes d’analyse et centres d’intérêt a confirmé une conviction que notre expérience en institut avait déjà quelque peu forgée : l’absolue nécessité de réponses dynamiques, allant à la vitesse de l’esprit du chargé d’études et ne cherchant pas à forcer une analyse répondant à d’autres questions que les siennes. Il est le seul à connaître les préoccupations du client.

Les nouveautés présentées cette année par la R&D de k-mino concernaient deux solutions innovantes. La première revient sur un expertise développée depuis quinze ans par deux des fondateurs de k-mino : l’intégration de données géographiques à des données d’études. La présentation détaillait notamment la possibilité de fournir des conclusions locales à partir d’études uniquement représentatives de l’ensemble du territoire national. Taux de pénétration locaux, assortiments optimaux magasin par magasin, profils de consommation et attitudes différenciés par zone opérationnelle, autant de questions auxquelles les responsables de développement local répondent depuis longtemps et auxquelles les études, par le renfort du machine learning, peuvent grandement contribuer.

La seconde nouveauté répondait à une des problématiques récentes des études, au travers de deux approches innovantes pour réduire les questionnaires. “Black and White List Reduction” a pour objectif de démontrer à une équipe études qu’un questionnaire long est inutile car, au regard des précédentes vagues de l’étude, nombre de questions sont parfaitement prévisibles et estimables par machine learning. “Smart Dynamic Rotation”, ne nécessite pas de disposer de vagues passées. Elle oriente le recueil dynamiquement vers les questions les plus indispensables, en terme de qualité, à poser à chaque interviewé, en s’appuyant à la fois sur la structure du questionnaire, les réponses de l’interviewé et celles des autres interviewés. Nous allons prochainement entrer en phase de tests sur cette méthode avec quelques partenaires et cherchons encore des clients intéressés.

Des amis de passage et beaucoup de nouvelles rencontres

Bien sûr, au-delà de tous nos objectifs professionnels, le Printemps est avant tout un moment convivial lors duquel une grande partie de la profession se retrouve. Certains habitant en province, d’autres dont l’agenda ne désemplit jamais et avec lesquels il est possible d’échanger calmement durant ces deux jours, enfin d’autres désormais concentrés sur une niche et avec lesquels nous avons peu l’occasion de travailler.

Quant aux anciens collègues d’institut partis chez l’annonceur, ils viennent au Printemps se tenir informés des nouveautés, prenant à cette occasion, parfois pour la seule fois de l’année, le temps de remettre en cause des pratiques bien installées ou évoquant le souhait de leurs responsables de voir l’équipe utiliser des méthodes innovantes. Coincés entre une pratique maîtrisée dont ils sentent les limites et l’ambition de leur hiérarchie, leur passage au stand k-mino leur a donné l’opportunité d’échanger sur une mise en pratique pragmatique de tels projets, à la fois loin de la profession de foi commerciale où tout se passe toujours merveilleusement bien, sans s’arc-bouter sur des process éprouvés qui doivent néanmoins être repensés pour répondre à l’évolution des besoins.

Ces rencontres attendues ont été très agréables. Elles nous ont permis de mesurer le changement de mentalité de nombreux acteurs, plus ouverts technologiquement. Le Printemps a également été l’occasion de rencontres plus surprenantes, avec des acteurs que nous avons jusque-là peu sollicités.

Ainsi, nous avons pu échanger avec de nombreux qualitativistes, intéressés par nos outils d’analyse sémantique. Avec des objectifs particuliers, bien entendu. Notamment notre capacité à rendre compte visuellement de la richesse de textes. Il ne s’agit en aucun cas ici de substitution à une quelconque activité historique d’équipe d’études qualitatives mais d’un complément, jouant sur un autre levier que leur expertise. Cette dimension nous a particulièrement intéressés et, sachant l’exigence de certains des acteurs rencontrés sur notre stand, nous avons déjà réfléchi à de nouveaux visuels répondant mieux à leurs exigences ou accompagnant leurs discours de manière plus aboutie.

La rencontre d’équipes ou sociétés de recueil nous a également interpellés sur notre capacité à intégrer nos algorithmes dans leurs process pour leur permettre de proposer nos solutions visuelles. Nous n’avions pas prévu jusqu’à ces échanges qu’une telle intégration soit déjà possible et qu’elle puisse intéresser des équipes aux outils et méthodes éprouvés. Le challenge s’annonce excitant.

Et quelques surprises inspirantes

Le passage d’étudiants et chercheurs sur notre stand a en revanche davantage remis en cause nos “fondamentaux”. En effet, notre solution est conçue pour apporter des réponses efficaces à des chargés d’études. Mais eux fonctionnent très différemment et ont des besoins. Nous ne sommes qu’au début de notre réflexion mais quelques pistes sont apparues : davantage d’accompagnement dans l’interface, davantage de références scientifiques pour ceux qui souhaitent les consulter, proposition systématique de modèles paramétriques (directement interprétables) et non paramétriques (orientés performance), comparaison systématique des modèles à des modèles de référence, proposition de modèles agrégats…

De façon analogue, les problèmes de wi-fi, dus au succès de l’événement, nous ont longtemps agacés, avant de devenir source d’inspiration. Ce n’est définitivement pas le seul endroit où ces problèmes existent. Des chargés d’études souhaitant utiliser la solution, en France ou à l’étranger, ont dû et doivent encore y être confrontés. Nous réfléchirons sans doute, d’ici l’année prochaine, à une version off line.

Enfin, il y eut toutes ces demandes de documentation supplémentaire, de vidéos, de cas d’application spécifiques, de détails sur des utilisations sur de minuscules ou gigantesques échantillons. Bref, de nombreuses idées pour améliorer notre stand et notre matériel de présentation d’ici avril 2020.

Pour plus d’information : www.k-mino.com