Est-ce réellement possible de se déconnecter des réseaux sociaux ?

Essena O’Neill était une youtubeuse et mannequin sur Instagram et vivait de sa popularité sur les réseaux sociaux. Cependant, récemment elle annonce tout quitter car elle dénonce ce qui se passe réellement derrière ces derniers. Selon elle, les réseaux sociaux manipulent les abonnés, les followers ainsi que les personnes médiatisées. Elle insiste sur le fait que les réseaux sociaux ne dévoilent pas la vérité mais une sorte de vie rêvée.

Est-il réellement possible de se déconnecter des réseaux sociaux ? Essena O’Neill tente de nous faire croire que oui d’une façon quelque peu hypocrite cependant nous allons voir à travers différents comportements et différentes paroles d’Essena O’Neill que ce n’est pas si facile que ça et que même cette dernière, bien qu’elle dise le contraire, ne se détache pas facilement de ce qui a été jusqu’à maintenant toute sa vie.

Le discours tenu par Essena O’Neill semble à première vue contradictoire. En effet, elle nous dit avoir quitter les réseaux sociaux mais ouvre par la suite un blog qui n’est autre qu’une plate-forme destinée à être lue et suivie. Certes, les blogs ne sont pas des réseaux sociaux à proprement parlé mais il y a tout de même cette idée de partage, de suivi et de proximité avec la personne. De plus, elle quitte Youtube au profit d’une autre plate-forme vidéo, ce qui confirme cette idée de discours contradictoire voir même hypocrite puisqu’elle continue tout de même les vidéos. Vidéos où elle devait apparaître maquillée et avec la taille mannequin.

( interface de son nouveau blog )
( nouvelle plate-forme utilisée à la place de Youtube )

Elle critique également le fait de devoir toujours être belle et avoir un corps parfait sur les réseaux et de fait, elle fait des vidéos non maquillée et non coiffée. Cependant ces vidéos et ces photos au naturel apparaissent toujours sur les réseaux sociaux comme si son message était que le fait de ne pas être maquillée était synonyme de la vie réelle.

De plus, son discours hypocrite continue dans le sens où dans son message elle critique les réseaux sociaux en disant que ce n’est pas la vraie vie, qu’il ne faut pas croire tout ce qui se passe derrière nos écrans de téléphone, que tout est calculé mais elle continue de vivre à travers eux. En effet, encore maintenant, à travers son blog et ses demandes d’argent. Essena O’Neill a mis en place un système de crowdfunding pour l’aider à payer son loyer mais également pour se nourrir via un onglet Support Me en haut à droite de la page d’accueil de son blog. Elle critique donc les réseaux sociaux mais c’est grâce à ses abonnés qu’elle gagnait sa vie et aujourd’hui elle quitte tout en dénonçant ce monde virtuel mais continue de demander explicitement cette fois de l’argent à ses abonnés qui sont devenus par la suite les lecteurs de son blog.

Dans son message elle insiste sur le fait qu’elle ne vivait que pour les « j’aime » et les commentaires mais elle reproduit exactement le même schéma avec son nouveau blog, plus elle aura de lecteurs et de commentaires sur ses articles plus il y aura de chances que ces derniers donnent des dons.

Nous pouvons donc conclure que Essena O’Neill tient un discours hypocrite sur de nombreux points mais en particulier sur le fait qu’elle décide quitter les réseaux sociaux. Car en effet étant un mannequin international suivie par un grand nombre de personnes il ne pouvait pas être autrement que cette histoire allait faire le buzz. Son discours fait polémique et de ce fait malgré elle, elle apparaît sur les réseaux sociaux. Certains disent que cette histoire est calculée dans le but de faire encore plus parler d’elle.

Elle annonce tout quitter mais continue les vidéos et les photos, certes non maquillée, et de plus ouvre un blog où elle demande des dons à ses lecteurs. De plus, elle a gardé son compte Instagram mais elle l’a privatisé.

La question était : est ce réellement possible de se déconnecter des réseaux sociaux ? La réponse est non, même pour Essena O’Neill bien qu’elle souhaite faire croire le contraire.

Dalila Heni & Marie-Lucie Delaistre

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