Le débat sur Uber au Québec n’a plus rien à voir avec l’industrie du taxi.
Jonathan Parent
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Économie numérique, nouvelle économie… la fracture générationnelle est amplifiée aussi par génération numérique qui n’a aucune vision historique de l’économie. Qui se laisse berner par un capitalisme sauvage déguisé en “paradis ou illusion technologique”.

Le succès d’entreprises comme Uber ne repose que sur une forte capitalisation lui permettant d’inonder le marché en publicité et marketing pour écraser la compétition en contournant “légalement” les lois en vigueur. Uber n’apporte rien au point de vue technologique ou de l’industrie. Elle se sert de technologies existantes… c’est très différent, il n’y a pas d’innovation dans cette industrie. Il serait intéressant de savoir combien d’ingénieurs ou de scientifiques travaillent chez Uber par rapport à ceux qui y travaillent dans les départements de marketing, finances, publicité, etc. On aurait vite une réponse sur la “qualité” innovante d’Uber.

À chaque révolution, il se trouve des gens qui profitent de failles pour s’enrichir rapidement faute de contrôle ou de réglementations. Ça me rappelle cette histoire (légende urbaine?) dans les banques, qu’avec l’arrivée des ordinateurs, on arrivait dans les calculs d’intérêts (et autres) avec des fractions de cents et que personne ne savait quoi en faire donc on les éliminait tout simplement. Un petit “génie” eut l’idée de détourner toutes ces fractions de cents vers un compte à son nom et ainsi ramasser une petite fortune (je simplifie l’histoire). Les banques s’en rendirent compte, elles ont réglementé. Le petit génie fut poursuivi pour vol, car il s’agissait bien de vol à l’aide d’outils technologiques. C’est la même chose pour Uber.

Alors en tant que société, soit on continue de se laisser berner, soit on réglemente.Effectivement, le débat sur Uber, n’a rien à voir avec l’industrie du taxi…