Mon histoire avec le chien du gendarme
Petit de par sa taille, pas gros, de teint marron foncé, il était dressé, donc intelligent et rapide. Il habitait au même rangé de maison où la sienne, deux habitats séparaient nos demeures. C’était au temps de la jeunesse, je faisais la classe de cinquième primaire. Je ne suis pas spécialiste de chien, je ne connais absolument rien au dressage de chiens, mais je pense que ce celui-ci se moquait vraiment de moi. Je dirais qu’il me reconnaissait. La boutique était à côté de sa maison et le baby-foot où je jouais. J’étais obligé de passer devant sa demeure pour aller à la boutique et pour jouer avec les amis aussi. Par coïncidence, à l’aller, il n’était jamais devant sa demeure, mais lorsque je revenais, il était toujours là.Il fallait que soit je passé, alors il me poursuivait ou bien je faisais un détour vraiment trop long pour rentrer chez moi. Intelligent qu’il était, il ne s’asseyait pas de manière qu’il soit aperçu de loin, il fallait s’approcher de la devanture de sa maison pour se rendre compte qu’il était là. Comme tu peux l’imaginer, c’était toujours trop tard de faire un détour lorsque je l’aperçois. La seule option que j’avais, c’était de courir du mieux que je peux. C’était un peu comme le film de fast life, lorsque Thomas Nguijol courait pour s’échapper à son lion imaginaire.
Un jour, ma grande mère m’a envoyé à la boutique, le chien n’était pas là. Donc rien de spécial à l’aller. Au retour, j’ai pensé à faire le détour au lieu de continuer jusqu’à la devanture de sa maison. Mais je me suis convaincu à l’idée peut-être il ne serait pas là. Alors J’avance jusqu’à l’approche de sa maison, malheureusement il était en train de sortir. Je m’arrête pour réfléchir à une solution. En face de sa maison, il y avait une voiture, alors j’ai décidé de me cacher derrière cette voiture et essayer de passer inaperçu. Pendant ce temps, il était assis paisiblement comme d’habitude sans faire attention à moi. J’avance lentement, sans faire du bruit de l’autre côté de la voiture espérant qu’il ne me voyait pas. Malheureusement, mes pieds se faisaient voir en dessous de la carapace de la voiture. Il patientait juste. Lorsque j’ai dépassé la voiture, Il a aboyé, et sans réfléchir, j’ai fait appel au talent d’Usain bolt. Arrivait à la porte de notre maison, j’ai enchaîné avec le talent de Bruce Lee, un coup de pied à la porte avec un souffle de fin de course lorsque l’athlète franchit la ligne d’arrivée. Ma grand-mère me regardait, avec un sourire, elle me lança “encore lui”, je répondis “oui”.
Le soir, avant de se coucher, ma grande m’a dit: “cette situation ne peut pas durer éternellement. Il faut que tu apprennes à faire face aux obstacles de la vie, à tes craintes. C’est un animal et c’est parce que tu l’évites et tu cours à chaque fois que tu es en face de lui qu’il te poursuit. En fait, il joue avec toi. Ne lui montre pas ta crainte et ne l’évite pas.”
Le lendemain, je devais passer à l’action, sous la surveillance de ma grand-mère. C’était chaud quand même, passer devant ce chien sans courir. Il fallait que je réfléchisse très sérieusement à ce que m’avait dit ma grand-mère la veille. À cet âge je ne comprenais pas le sens de ces mots, mais j’ai gardé en mémoire ces paroles et j’ai décidé de passer à l’action. Le chien du gendarme était là cette fois-ci, assis paisiblement. Je prends mon courage à deux mains et d’affronter la situation. J’avance vers lui avec un rythme de battements du coeur très inhabituel. Bizarrement j’ai passé devant le chien du gendarme sans faire attention à lui, en l’ignorant à l’aller comme au retour.
En grandissant, ces mots de ma grand-mère (“cette situation ne peut pas durer éternellement. Il faut que tu apprennes à faire face aux obstacles de la vie, à tes craintes. C’est un animal et c’est parce que tu l’évites et tu cours à chaque fois que tu es en face de lui qu’il te poursuit. En fait, il joue avec toi. Ne lui montre pas ta crainte et ne l’évite pas.” ) sont devenus une règle de vie, un code de conduite. Lorsque j’ai décidé d’entreprendre, j’avais des craintes, des doutes, la peur d’échec. Ces craintes existent toujours en tant qu’entrepreneur. J’ai compri qu’il y aura des échecs, des plans qui ne marcheront pas, des obstacles. Tous ceux-ci existent dans la vie quotidienne. Chaque jour est un défi de nouveau, différent de celui d’hier. Il faut s’armer de courage, de patience, d’enthousiasme pour pouvoir surmonter les obstacles en tant qu’entrepreneur, en tant que personne vivant. 
“La vie est un combat de tous les jours, c’est avec l’arme du courage qu’il faut se battre.”

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