La Transition — Phase 2

En lançant la Transition en janvier 2016, notre objectif était simple : Opposer au blocage de la France un renouvellement politique susceptible de lui redonner un nouveau cycle dynamique. Notre crédo était clair, « en 2017 nous ne voulons plus de Hollande ou de Sarkozy et nous ne voterons jamais Le Pen. »

18 mois plus tard, nous savons que notre diagnostic était le bon et que le renouvellement que nous appelions de nos vœux est advenu, emportant avec lui, non seulement les deux anciens Présidents de la République, mais aussi une partie de leurs cours sans âge.

Nous avons également croisé la route d’Emmanuel Macron et nous avons dès lors, œuvré à lui apporter notre aide à tous les niveaux de sa campagne pour qu’il puisse le 14 mai dernier, porté par une majorité de Français et de progrès, gravir les dernières marches du perron de l’Elysée.

Ses premiers pas de Président nous confortent dans notre choix et démontrent qu’il a tous les atouts pour être le chef d’Etat dont la France a besoin à ce moment de son Histoire.

Ses premiers discours, ses premiers gestes et son gouvernement sont autant de preuves de sa volonté de fracturer le vieux système des partis afin qu’une nouvelle génération puisse le transformer.

Comme l’avait posé la Transition, la remise en route d’une Europe — Première puissance économique du monde — forte sur ses fondamentaux et de nouveau conquérante, résonne dans bon nombre de chancelleries européennes et les premiers travaux nécessaires à cette refondation se préparent comme le serpent fiscal européen que nous réclamions dès janvier 2016.

La moralisation de la vie politique et l’encadrement du nombre de mandats dans le temps sera très bientôt présenté devant l’Assemblée Nationale et le Sénat, faisant là aussi écho à un des piliers de la Transition qui pose comme principe que la politique n’est pas un métier et que l’on doit facilement y entrer parce que tout élu particulièrement national doit obligatoirement en sortir au bout de quelques années.

Le premier grand chantier de la Présidence Macron a déjà abouti à la mise en place d’une représentation plus jeune, plus féminine et plus en phase avec la réalité de ce pays par l’élection d’une majorité à l’Assemblée Nationale qui a balayé les dernières certitudes de ceux qui avaient érigé leurs mandats en citadelles imprenables. Tout est donc désormais en place pour que la transformation tant attendue, soit désormais possible.

Nous savons cependant que rien ne sera simple et qu’il reste d’autres citadelles à prendre, qu’elles soient bâties sur des rentes, des diplômes ou des organisations qui bloquent plus qu’elles ne protègent et qui séparent plus qu’elles ne distinguent.

Nous savons enfin que la construction d’un nouveau partage des richesses prendra du temps et qu’il implique des transformations profondes de nos modèles économiques et sociaux.

La Transition n’en a donc pas fini. Elle reprend sa liberté, son fonctionnement et sa mission au service de ce Nouveau Partage afin d’accompagner le processus politique engagé par l’élection d’Emmanuel Macron et pour s’assurer avec bienveillance, qu’il restera fidèle à sa démarche initiale et à ses premiers engagements, afin que la phase de transformation profonde de notre pays se diffuse à tous les niveaux de l’Etat, des corps intermédiaires et jusque dans les fibres profondes de notre société.

Ainsi, une réforme du droit du travail est déjà en préparation avec comme objectif premier de redonner de l’autonomie aux entreprises et favoriser les conditions de l’investissement dont se nourrissent la croissance et l’emploi. Nous alertons d’ores et déjà le Président de la République et le Premier Ministre sur la nécessité d’accompagner cette volonté de libéralisation du marché du travail par la mise en place d’une meilleure répartition de la richesse ainsi créée au profit des salariés, car loin d’une simple réforme juridique ou réglementaire, la transformation de notre modèle passe par la signature d’un nouveau contrat social.

Dans les mois qui viennent, la Transition fera des propositions qui iront dans ce sens, afin de mettre à jour les conditions du nouveau partage nécessaire à la consolidation d’un modèle de création et de répartition de la valeur plus juste et donc plus vertueux.