L’affaire du burkini : du droit à la politique

Décision logique aujourd’hui du Conseil d’Etat à propos d’un des arrêtés «burkini» (celui de la commune de Villeneuve-Loubet) mais l’affaire, contrairement à ce que pensent et espèrent certains, ne s’arrête pas là. On est même très loin du compte.
 
Car il s’agit bien évidemment de politique et non du énième combo droit-morale sur lequel tout le monde ou presque se focalise désormais à tous les coups dans ces affaires où le rapport de force entre les deux camps intéressés à la montée des tensions se poursuit inexorablement
 
Cette fois, il s’agissait pour la droite de PACA, une partie de la droite nationale et l’extrême-droite de montrer que seule une loi d’interdiction générale, assortie s’il le faut d’une révision de la Constitution, serait efficace.

Pour les entrepreneurs identitaires derrière la promotion du « burkini », il s’agissait de prouver que l’Etat et même la France, sont racistes et « islamophobes », en faisant de quelques abus d’élus locaux une généralité nationale. Pari amplement gagné de part et d’autre.

Et tout cela sous les yeux d’une gauche qui regarde ce spectacle indignée, drapée dans son double manteau moral et juridique dont elle pense qu’il pourra la protéger des intempéries politiques qui s’annoncent.

Ceux qui y ont intérêt ont donc parfaitement réussi (et ce n’est pas fini…) à mettre au coeur de la campagne qui commence pour l’élection de 2017 la question de la visibilité de l’islam dans l’espace public.

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