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Alors que le Dry January, défi du mois sans alcool, touche à sa fin, le public pourra se familiariser à l’oenologie du son dès le 1er février, à la maison des associations Garibaldi. Cet atelier, gratuit et ouvert à tous, s’inscrit dans les opérations de préservation du patrimoine sonore promues lors de la semaine du son de l’Unesco, qui se déroule du 22 janvier au 2 février. Car « à force de retravailler et de compresser le son, celui-ci perd de sa richesse et de sa qualité », explique le Dr Renaud David, psychiatre au CHU de Nice et responsable du Centre Mémoire de Ressources et de Recherche (CMRR). Il coordonne cette année avec une équipe de médecins et de neuropsychologues du CHU la déclinaison niçoise de la semaine du son.


Les championnats du monde d’apnée s’achèvent aujourd’hui dans la rade de Villefranche-sur-mer. Les jours d’entraînement, de compétition et même de repos, Claude Chapuis était là. Sur la berge, sur la plateforme de plongée ou en voiture, quand il faut aller chercher de l’oxygène à la pharmacie, il se bat depuis 30 ans pour le développement de l’apnée moderne.

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« C’est un milieu merveilleux, un masseur incomparable. Il nous porte, nous place en apesanteur “. Ce sont les mots de Claude Chapuis, quand on lui demande si on devient apnéiste par fascination pour le souffle ou pour l’eau. En 1990, il s’est enfoncé cinq minutes et trente-cinq secondes sous le voile bleuté de la piscine Fielding, sur le campus Carlone de l’Université de Nice, décrochant alors un titre de champion du monde en apnée statique. À l’époque, les entraînements n’existent pas. Claude Chapuis a découvert peu de temps avant qu’il pouvait retenir sa respiration sous l’eau pendant quatre minutes et cinquante secondes par hasard, alors qu’il était maître-nageur. La machine était en panne et il nettoyait le fond de la piscine à la main au moyen d’un tuyau aspirateur de dix centimètres de diamètre. « Mais trois ans plus tard, avec les connaissances techniques, un travail adapté, je faisais sept minutes cinquante », souligne-t-il. Aujourd’hui, on situe le haut niveau mondial dans une compétition au-dessus des 9 minutes. « Finie l’époque où chacun réalisait son record dans son coin avec ses huissiers », insiste Claude Chapuis. Ce professeur de sport, rattaché depuis la fin des années 80 à l’université qui l’a formé, à Nice, a souhaité fédérer tous « les allumés du Grand Bleu » avec des idées de records plein la tête. Le jour-même où un Français l’appelle du lac Titicaca pour faire reconnaître un record en maillot de bain à huit mètres de profondeur, Claude Chapuis se saisit des règlements du ski pour créer en une nuit une adaptation pour l’apnée. Comme tout le reste, il réalise cela avec les fidèles, ses étudiants de la fac, parmi lesquels Loïc Leferme. Un jour, il croise le chemin d’un apnéiste du Nord de la France, qui s’entraînait seul dans le noir au moyen d’un gueuse élaborée sur le modèle de celle de Jacques Mayol. Cela lui donne l’idée de créer le premier stage au monde pour découvrir « l’apnée du Grand Bleu ». Il poursuit ensuite l’aventure avec la création de l’association internationale pour le développement de l’apnée (A.I.D.A.) et l’organisation, en 1996, des premiers championnats du monde, avec le département des Alpes Maritimes et le Club Universitaire de Nice. Dans l’eau, la moitié des bénévoles vient de STAPS. « 6 pays ont participé, c’était exceptionnel pour l’époque », s’amuse-t-il. Vingt ans plus tard, ils sont 42 à s’affronter dans les profondeurs de la rade de Villefranche-sur-mer. Un spot incontournable pour l’apnée, calme, protégé des vents et des courants, où le plancher marin s’abaisse à deux-cent mètres de profondeur à cinq minutes à peine en bateau. En revanche, la température y est aussi plus froide que sur bien d’autres sites. « Cela peut amener les athlètes à surestimer leur performance par rapport aux capacités qu’ils auront réellement sous l’eau », glisse Delphine, l’épouse de Claude Chapuis, également apnéiste et professeure à la faculté des Sciences du Sport. Mais même en cas d’urgence, Villefranche demeure un site stratégique. L’hôpital tout proche dispose d’un caisson hyperbare, un sas de décompression. Car l’apnée reste une discipline dangereuse. …


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Bien que comprendre la physique quantique demeure une affaire ardue, on n’hésite pas à nous parler d’ordinateur quantique, de mémoire quantique ou encore d’information qantique. Olivier Alibart, chercheur au sein de l’équipe “information quantique” du laboratoire INPHYNI , nous explique comment les nouveautés théoriques apportées par la physique quantique permettent aujourd’hui de repenser la cryptographie des informations.


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Le catastrophisme est-il l’art de voir le futur en noir ? Une propension à annoncer des mauvaises nouvelles, voir la fin du monde ? Ou s’agit-il d’une posture philosophique dans laquelle la catastrophe n’est pas tout à fait ce à quoi on pense de prime abord ?

Grégori Jean, spécialiste de phénoménologie et maître de conférences au CRHI, le laboratoire de philosophie d’Université Côte d’Azur, répond à cette question.

En moins de 3 minutes :

Voir l’intégralité de l’entretien avec Grégori Jean :


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Pour mieux comprendre le monde dans lequel elle vit, Valérie Pietri a choisi de le regarder par la grande lunette de l’Histoire. Elle trouve dans les traces écrites du passé un dépaysement, un détour susceptibles de lui montrer la nature de phénomènes modernes. Cette agrégée d’histoire et chercheuse à l’Urmis s’intéresse en particulier aux mécanismes de domination et de discrimination. « Je veux analyser la genèse de ces constructions pour les dénaturaliser et ainsi les rendre discutables », explique-t-telle.« Il ne suffit peut-être pas de comprendre un processus pour le déconstruire, mais cela permet au moins de donner des armes aux victimes pour ne pas intérioriser les arguments de discrimination et d’inégalité qu’on leur adresse », poursuit Valérie Pietri. Elle a donc débuté sa carrière académique avec une thèse dédiée aux formes de domination sociale et à la notion d’élite. « J’ai beaucoup travaillé sur le rapport à l’ancestralité, sur la noblesse de race. Cela concerne une catégorie de la noblesse qui se pense supérieure aux autres nobles car elle appartient à la noblesse depuis « toujours », donc « par nature » », précise l’historienne. Dans la même veine, elle s’applique aujourd’hui à expliquer l’émergence du concept de race, apparu entre la fin 18e et le début du 19e siècle. « Avant, la race réfère au lignage, à la généalogie », souligne la chercheuse. Mais avec le développement des colonies, l’esclavage, qui existe pourtant depuis l’Antiquité, marque pour la première fois une population individualisée : les noirs africains. Le lien entre race et esclavage vient alors essentialiser la situation d’infériorité dans laquelle sont placées les victimes. « Nous avons aussi beaucoup travaillé le discours scientifique. Car, au moment où les études sur l’évolution des espèces se développent, les naturalistes, qui commencent par repérer et décrire des différences entre les populations, instaurent peu à peu une hiérarchisation entre ces catégories », explique Valérie Pietri. Depuis, malgré les déclarations conjointes des scientifiques et des Nations Unies sur l’inexistence des races, le racisme demeure. De retour de Dakar, au Sénégal, où elle a mené un atelier inédit dans le cadre du projet européen SLAFNET, Valérie Pietri raconte ainsi à quel point ces questions suscitent encore des réactions et des débats très vifs, faisant écho à des problèmes sociaux très forts. « Le racisme, en Afrique, est un question qui reste tabou. Néanmoins, j’ai pu mesurer un très fort intérêt des étudiants pour ce que je présentais sur les sociétés européennes. Car cela fait écho à leur propre rapport à la généalogie et aux stigmates de l’esclavage », rapporte la chercheuse. Valérie Pietri aimerait donc, à l’avenir, développer ces actions de formation auprès des étudiants des pays du Sud, en s’inspirant des partenariats de l’IRD, l’institut faisant partie avec le CNRS et Université Côte d’Azur, des tutelles de son laboratoire.« Je voudrais en même temps établir des liens avec les chercheurs américains, car aux Etats-Unis, les questions liées à l’héritage de l’esclavage demeurent centrales », souligne-t-elle. …


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Par le Pr. Anthony Hussenot, chercheur au GREDEG, laboratoire d’Université Côte d’Azur et du CNRS

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Ces signaux venus de l’espace ont retenu l’attention des médias début janvier. Pourtant, ils sont connus des astronomes depuis 2007. Chiara Ferrari, chercheuse au laboratoire Lagrange (CNRS — UNS — OCA), nous explique ce que les scientifiques savent de ces “objets” et comment ils pourraient les aider à révolutionner leur connaissance de l’Univers.

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Pour nous préparer à l’arrivée du jour le plus déprimant de l’année, baptisé “Blue Monday”, le 21 janvier, nous avons demandé au Professeur André Quaderi, psychologue clinicien et psychothérapeute EMDR, d’évoquer cet état familier et pourtant bien particulier qu’est la déprime.

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Le blue monday est présenté comme étant « le jour le plus déprimant de l’année ». Cette date a été imaginée car elle serait « le point de convergence de plusieurs paramètres négatifs ». Est-ce que c’est la définition qui caractérise le mieux la déprime passagère : un « trop plein » émotionnel et/ou cognitif ?

Nous pouvons répondre avec deux nuances. Le trop plein émotionnel est une métaphore intéressante mais inexacte, elle a le mérite de souligner que l’émotion est « trop » présente. La réalité est plus complexe bien entendu. L’émotion est en trop dans le sens où elle est la seule majoritaire. Parmi les émotions primitives, la peur, la joie, la tristesse, le dégout et la colère, celle qui nous intéresse dans la dépression est bien la tristesse. Celle-ci n’est “en trop” que par ce qu’elle inhibe donc les autres et notamment la joie. Être triste est une fonction primitive qui fait lien social. Un membre de la famille qui présente une émotion de tristesse va attirer l’empathie et le soutien de ses semblables. Dans le cas de la déprime il n’y a QUE la tristesse, qui n’est pas régulée par les fonctions cognitives supérieures. Ces dernières (et cela sera ma seconde nuance) ne jouent alors plus leur fonction régulatrice et vont s’organiser « autour » de l’information tristesse qui vient envahir et perturber le fonctionnement cognitif. …

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laurie Chiara

journaliste scientifique à Université Côte d’Azur

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