2017 — La WineTech En Marche.

Il est inhabituel pour un mouvement d’entreprises d’exprimer une opinion sur des options politiques. A priori dans la tech, dont le champ d’action est mondial, et a fortiori dans le vin, dont le temps, long, n’est pas celui des circonstances.

Notre coordination rassemble des entreprises innovantes numériques, mais aussi non-numériques. Des entreprises Françaises, majoritairement, mais aussi étrangères. Etant donné notre nombre, les opinions personnelles des fondateurs de nos entreprises (qui se sont exprimés dans cette consultation) reflète la diversité de celles qui se sont exprimées au premier tour de cette élection dans la population française.

Nous avons toutefois décidé collectivement d’exprimer notre préférence quant aux résultats de ce scrutin, particulièrement important pour l’avenir de la France. Cette position collective du mouvement La WineTech a été dégagée au terme d’un processus démocratique interne. Elle ne reflète pas nécessairement les opinions individuelles des fondateurs des entreprises qui en sont membres, et n’engage pas ces dernières.

1/ Nous sommes des entrepreneurs, et dans notre plus grand nombre, des entrepreneurs dans le secteur digital.

Nous participons pleinement à la construction du monde économique d’aujourd’hui — et encore plus à celui de demain. Notre quotidien est fait des difficultés à trouver les moyens de notre développement, à lutter dans un environnement concurrentiel mouvant et en évolution rapide, souvent bouleversé par des entreprises beaucoup plus grosses que les nôtres. Et pourtant nous n’avons pas peur. Nous luttons parce que nous croyons à nos chances. Nous pensons fermement qu’il y a une place pour chacun, et que le monde est plein d’opportunités. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle nous nous sommes regroupés sous la bannière de La WineTech : on est toujours plus fort ensemble que tout seul.

2/ Le vin est le deuxième poste bénéficiaire de la balance commerciale française.

Notre pays ne compte malheureusement pas de nombreux secteurs où il occupe une telle position d’excellence. Le chiffre d’affaires des vins et spiritueux est notablement plus élevé à l’export (12Md€) que le seul marché national (9Md€). Mais nos positions à l’international sont contestées et concurrencées : il faut se battre pour les préserver et les amplifier, car rien n’est jamais acquis, même ce qui n’est par nature pas délocalisable : un terroir, une culture, des climats. Dans ce contexte, une option politique qui privilégierait la fermeture à l’ouverture, la restriction des échanges au libre échange, serait un non-sens pour notre secteur.

3/ Nous sommes un mouvement international.

Au fil des derniers mois, de nombreuses startups étrangères nous ont rejoint sur la base du même constat : nous avons plus intérêt à communiquer, échanger, trouver des synergies et des intérêts communs plutôt qu’à nous regarder en chiens de faïence sous l’argument qu’une frontière nous sépare. Les marchés ne sont sans doute pas exactement les mêmes en France aux Etats-Unis et en Allemagne, en Suisse ou en Angleterre. Mais les citoyens qui y habitent ont tous assurément envie de boire du bon vin, et nous sommes là pour les y aider quel que soit notre business model. Nous avons donc tout intérêt à avoir des relations avec nos compagnons qui y opèrent déjà pour y chercher des relais, des marchés et y déployer nos innovations, dans l’intérêt de tous, et notamment de l’économie française. La bonne réponse à nos défis entrepreneuriaux n’est certainement pas le repli sur soi.

4/ La plupart des entreprises de la WineTech possède déjà des filiales ou opère sur des marchés extérieurs à la France, que ce soit en Europe ou au-delà.

La quasi-totalité d’entre elles ont des projets d’expansion à l’international. Le seul marché national n’est en effet pas suffisamment profond pour assurer notre réussite. Et que dire de ceux d’entre nous dont le métier est l’oenotourisme, sachant que près de la moitié de nos clients sont des consommateurs étrangers ? Au regard de ces éléments, quel serait le sens d’une sortie de l’Euro, voire de l’Union européenne, ou l’accroissement des restrictions à la circulation d’un produit déjà complexe sur le plan des règles douanières ? Assurément, il mettrait un frein à nos projets, donc à nos entreprises, donc par ricochet à la richesse que nous créons pour notre pays.

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Ces quatre points fondamentaux nous conduisent à exprimer notre soutien au candidat de second tour dans cette élection qui porte une vision positive des entrepreneurs et des entreprises de la nouvelle économie, dans le cadre d’une société ouverte et collaborative qui offre à chacun les meilleures chances de se réaliser. La WineTech est En Marche.

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