Confessions diurnes

Non, je ne vais pas vous faire un reemix du titre antonyme de Diam’s et Vitaa. Je ne vous dirai pas tout le bien que j’en pense. Je viens d’oublier. Comme de l’eau courante, mes pensées se sont dérobées à la caresse de mes doigts. Le bout rêche, peut-être ? Soupir. Je souhaite vous entretenir d’une chose, le temps que je retrouve le chemin qui mène à la porte du muret. Je ne songeais pas à vous inviter ici mais enfin, les aléas de l’impro… Qu’à cela ne tienne, allons-y.

J’ai quelque part près de moi — j’ignore s’il est à ma droite ou à ma gauche — , un livre d’un jeune auteur Africain qui parle de choses sérieuses. Je l’ai acheté à la même époque, il y a un mois. A un mois et quelques jours près. Je l’ai ouvert hier soir. Comment dire ça poliment… Ce monsieur s’est mêlé de choses dont il n’avait pas une très bonne maîtrise. Des choses qu’il n’aurait pas dû toucher. Cela pourrait passer inaperçu — quoique — à l’oeil d’un profane mais, à moins de n’être pas coutumier d’ouvrages de vulgarisation et de s’être tenu éloigné de toutes les nouvelles du monde… J’exagère sans doute. Ce livre a été applaudi, et des jeunes et moins jeunes l’ont achetés. Je me doute cependant qu’ils ont fait comme moi, l’ont rangé sur une étagère et n’y ont plus pensé.

Cette façon de procéder que je récuse, j’y ai souscrit de la pire des façons. J’ai fait recette à l’Afrique pour lui faire recette, et non parce qu’elle proposait un produit de qualité. Une horreur qui ne dit pas son nom. Cela me ramène à un autre comportement incohérent, qui a failli avoir des conséquences funestes ; cette décision d’abandonner un iPhone 6 plus S au profit d’un Elikia L de la marque VMK. L’on peut dire que j’ai eu mon comptant d’absurdités ces deux derniers mois. Maintenant, un cas de conscience résolu.

Lorsque j’ai compris de quelle nature étaient les connaissances distillées dans ledit livre, l’idée d’en faire une critique sur mon blog m’a traversée. Je pensais également faire de l’user experience de l’usage quotidien d’un Elikia L au 21 e siècle, c’est, du reste, la raison pour laquelle j’ai procédé à ma petite expérience. La perspective de me retrouver l’objet du feu croisé de deux groupes d’inconditionnels n’est pas très ragoutante. Elle ne l’a jamais été. Plus terrible est l’idée d’apposer sur mon front la marque infamante du critique, une posture détestable.

J’ai fait de mon mieux, jusqu’ici, pour que ma démarche soit la plus scientifique possible. Je pensais y avoir réussi, jusqu’à ce que je tombe sur un certain article. Cet article, d’une personne que je respecte pour son engagement et la qualité de son travail, a fait naître en moi une ambivalence. “Tu es trop dur”, me suis-je dit. Le haussement de sourcils qui a suivi a brisé cette pensée ; je ne le pensais pas vraiment. Peut-être suis-je trop exigeant ?

Cet article dépeignait sous un jour laudateur, une personne dont je pense le plus grand mal du travail. La tournure malheureuse est volontaire. Je ne connais pas cette personne, mais il m’a suffi d’observer son travail au cours du temps pour m’en faire une opinion. Remarquez, je parle du travail, pas de la personne. J’ai redécouvert son engagement sous un nouveau jour tout à l’heure, bien que cela ne modifie pas mon opinion : l’intention — louable — est amoindrie par une piètre technique qui a le défaut de ne pas avoir évolué au fil du temps. Encore cette question, suis-je trop exigeant ?

Je disais à une personne convaincue que mes connaissances et mon travail étaient superbes que je commettais de nombreuses erreurs, et qu’elle devait me lire, et écouter ce que je — et quiconque elle verrait sous le jour de quelqu’un qui sait de quoi il parle — avec la plus grande circonspection. Elle devait se fier à son intuition, et à sa “fenêtre personnelle” en toutes circonstances. Je suis capable d’expliquer pourquoi leblogdudisrupteur.com est — vous me passerez l’expression — de la merde en pot, je suis également capable de dire la nécessité de son existence.

Certains de mes articles, toujours accessibles, comportent pour moi des inexactitudes impardonnables. Ils le feront un moment, jusqu’à ce que je sois capable de mieux. J’observe néanmoins une évolution maladroite de ma technique et de mes connaissances, trop lente à mon goût, mais nécessaire à la maîtrise des objets sur lesquels se porte mon attention. En dépit du fait que je n’écrive rien que je n’ai au préalable vérifié au moins trois fois (par trois lectures de trois sources d’autorité différentes, au moins deux expériences et l’avis d’une personne d’expérience) — je sais compter et je ne me répète pas — , et ce, après un laps de temps raisonnable pour pouvoir en faire une lecture critique, je trouve moult défauts à mes productions, en suis déçu, souvent.

Suis-je trop exigeant ? Il ne me viendrait pas à l’esprit d’appliquer les mêmes critères de jugement que j’utilise pour moi au travail d’autres. Comme je l’ai dit dans un article, ma barre ne peut être sautée. Chaque fois que j’y arrive, je la relève un peu plus. J’ignore à quelle hauteur elle se trouve à présent, une chose est sûre, je m’entraîne dans l’unique but de la relever encore. Le saut n’a pour moi aucun attrait, pas en lui-même. Seul compte le fait de le réussir pour rater le suivant. Sourire. Non, décidément. Ce défi permanent à moi-même ne peut être externalisé. Alors quoi ?

Eh bien, je suppose qu’un minimum de rigueur et de dextérité est de mise. Une certaine notion d’évolution aussi… Non, j’édulcore. La recherche du perfectionnement, non de la perfection, mais la recherche. Ah. C’est donc là le mystère de mon comportement ? Bien. La recherche constante de la maîtrise. Une vieille comptine : apprends — maîtrise — joue. Le jeu est en option.


Je suis Ace, un Africain dont le curieux métier est d’#EnjoylifeToTheFullest. Je suis également le Disrupteur, pour le meilleur et le pire du meilleur, blogueur et GEEK en com’ stratégique, conspirateur dévoué à la cause de la production de contenu Africain contextualisé et scientifique dans l’os. Retrouvez-moi sur mon blog, www.leblogdudisrupteur.com

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