Le rôle des logiciels de stratégie électorale

La définition et la gestion aujourd’hui d’une stratégie électorale doivent prendre en compte de nombreux facteurs, notamment comme une forte abstention et le développement du vote blanc parmi le corps électoral, une volatilité des votes partisans, une prégnance des communications digitales…

L’avènement de l’open data permet aujourd’hui en rassemblant de nombreuses données ouvertes (résultats électoraux, données Insee, liste électorale…) de déterminer une cartographie dynamique de l’électorat.

Ainsi, il existe aujourd’hui des logiciels permettant facilement de mettre en cohérence l’ensemble de ces données sur une carte du territoire de l’élection.

Depuis quelques années (apparition des premieres startups dès 2011), de nouveaux outils sont proposés aux équipes de campagne pour permettre d’une part de mieux connaître l’électorat afin d’autre part de mieux diffuser l’information. Ces outils sont massivement utilisés aux USA bien sur mais aussi en Angleterre, en amérique latine, Ecosse, Canada, mais aussi en France depuis les municipales 2014 ou dans la campagne en cours des régionales, candidats et partis ont embarqué sur ses outils de nouvelle génération.

L’éco systeme de startups européens est aujourd’hui arrivé à maturité, les logiciels d’organisation de communautés américains ont désormais des concurrents en europe, notamment DigitaleBox en France.

Pour autant, un logiciel électoral ne doit rester qu’un outil au service d’une stratégie. Aucune solution technique ne peut garantir un succès électoral.

Mieux cibler pour mieux communiquer :

Cette solution technique qui offre une analyse des données permettant de guider la communication électorale doit aussi être un outil d’action pour gérer la communication directe auprès des électeurs.

Que ce soit en porte à porte, via les réseaux sociaux, les emails, la communication doit être maitrisée et adaptée à chaque électeur en fonction des messages de campagne.

Ces logiciels permettent de communiquer plus efficacement mais aussi de mieux analyser les retours par rapport aux messages véhiculés et par conséquent de modifier si besoin les messages.

Ces logiciels pour les prochaines élections législatives seront au cœur de la gestion des campagnes électorales.

Pour choisir le bon logiciel à travers les offres disponibles, plusieurs questions doivent être posées à l’éditeur :

  • S’agit-il d’une vente unique du logiciel ou existe-t-il une formation adaptée aux enjeux de campagne plutôt qu’une formation à l’outil ?
  • Ce logiciel est-il présenté pour répondre à une stratégie au cœur de la campagne ?
  • Ce logiciel permet-il un accès aux open data publiques ?
  • Y a t-il un benchmarking international effectué pour bénéficier des dernières avancées technologiques ?
  • Le cout proposé permet-il une utilisation durant une durée de 12 mois sans obérer les autres postes de dépenses ?
  • Répond-t-il à la nécessité d’héberger les données en France, notamment par rapport à la CNIL.
  • L’éditeur bénéficie-t-il d’un réseau de consultants spécialisés pour accompagner l’utilisation du logiciel dans la campagne ?

Sans être exhaustif, ces questions méritent d’être posées avant de prendre sa décision devant le développement des propositions de logiciels électoraux en ce moment.

L’outil permet de favoriser les conditions de victoire, mais comme tout outil il doit répondre à une stratégie élaborée en amont.

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