On ne traite pas un artisan comme un chauffeur Uber

Un artisan est une personne qualifiée et talentueuse

Le monde de l’artisanat... Certains y tombent dedans étant petit, moi c’est arrivé un peu par hasard il y a 1 an et demi. Attiré par le charisme d’Hamza, le CEO de Bob! Dépannage, et la mission qu’il s’est donnée “Mettre fin à l’arnaque dans le dépannage”. J’ai rejoint l’aventure. Et de l’arnaque il y en a ! Mais attention aux raccourcis, le rapport de force déséquilibré qu’il existe entre l’artisan et ses clients n’est pas dû à une législation obsolète comme dans le cas des taxis parisiens. Le mythe du Uber du dépannage véhiculé par les plateformes d’artisans et repris avec plaisir par tous les clients victimes d’arnaques ne tiendra pas longtemps.

Un artisan n’est pas un chauffeur Uber

Un artisan, qu’il soit plombier, électricien ou serrurier est une personne qualifiée et talentueuse, c’est elle qui détient dans ses mains la valeur du service fourni. Pour ce qui est du chauffeur, c’est surtout grâce à Uber qu’on peut commander en 2 clics, connaître le prix en avance, monter et descendre de la voiture sans se soucier du paiement. La tâche remplie par le chauffeur ne nous apparaît pas comme complexe, elle est d’ailleurs à la portée de 90% d’entre nous et les chauffeurs Uber seront vraisemblablement remplacés par des ordinateurs d’ici 2–3 ans.

Nous ne pouvons pas faire le travail des artisans

Nous qui faisons appel à un artisan nous ne pouvons pas faire le travail à leur place, il ne s’agit pas d’une prestation de confort par manque d’envie ou de temps. Nous cherchons quelqu’un de plus qualifié pour nous rendre un service.

Les ordinateurs ne remplaceront pas les artisans de si-tôt

Les ordinateurs ne sont pas prêts de remplacer les artisans. Il n’existe pas de cartographie exhaustive des problèmes rencontrés par les clients. Et personne ne confiera à une machine le soin de remettre en état un monument historique.

Qui veut payer 20% de commission ?

Uber prend 25% de commission et cela nous semble acceptable, c’est grâce à Uber que nous pouvons nous déplacer si facilement. Dans le cas des artisans, une commission de 20% nous apparait élevée, après tout, nous avons juste passé commande sur leur site. Et si dans un contexte où les arnaqueurs représente 10–15% du marché, le coté rassurant des market place justifie ce surcoût, dans le monde transparent de demain cela nous apparaitra comme une aberration.

Les bons artisans ne restent pas indéfiniment avec les market places

Les artisans bénéficieront toujours du bouche à oreille pour faire croitre leur réseau de clients. Et s’ils peuvent se passer d’une market place ils le feront. Ce n’est qu’une question de temps avant que le bouche à oreille ne représente 100% de leur interventions. Seuls les mauvais artisans resteront captifs du flux de clients apporté par les plateformes.

La technologie doit être mise au service des artisans

Dans un contexte de marché opaque vérolé par une minorité d’arnaqueurs, on trouve acceptable voir louable la vengeance que prennent les marketplaces sur les artisans. 
Cependant, la technologie, maitrisée par les start-up, ne devrait pas être utilisée pour asservir les artisans mais pour les rendre meilleurs, plus efficaces et plus transparents afin que la valeur créée soit répartie équitablement entre clients et artisans.

Un modèle à la Doctolib est beaucoup plus pertinent

Ce n’est pas un Uber de l’artisanat dont nous avons besoin mais plutôt un système comme Doctolib, une plateforme qui propose un outils de secrétariat de qualité aux artisans et qui met en avant sur sa plateforme tous les artisans qui l’utilisent. L’artisan voit ses coûts diminuer grâce à la fin des commissions tout en étant jugé sur sa prestation via un système
de notation. Tout le monde est gagnant !


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Lilian CEO @arti

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