Comment j’ai appris à méditer sur mon vélo
La méditation pour moi, ça a toujours été cette chose très compliquée, qu’on ne peut arriver à faire qu’après être allé au Népal s’initier aux mystères orientaux de la méditation. Et que forcément, une vraie méditation est une méditation qui dure au moins 1 heure et est scandée par des “oooom” gutturaux.
Vous vous en doutez, j’avais totalement tort.
J’ai découvert pendant ce dernier mois que la méditation, ce n’est pas une question de durée, de cadre, de compétences, d’aptitudes.
C’est une posture.
Et un espace que vous vous donnez, que vous créez, de dialogue avec vous-même.
C’est quand vous dîtes à votre cerveau : « laisse-moi décanter les pensées qui me viennent, les accepter sans les presser comme des citrons et sans tourner en rond comme un chien qui se mord la queue».
Depuis que j’ai réellement compris comment je pouvais, à mon échelle, avec mon propre vocabulaire, comment méditer, il m’arrive de méditer dans le métro, dans le train, en marchant, et même une fois à vélo.
Ce que la méditation a changé pour moi :
- J’ai arrêté de manger en regardant un film / lisant un livre / faisant autre chose
- Je dors mieux
- Je me réveille avec le sourire
- Je m’accepte
“Au milieu de l’hiver, j’ai découvert en moi un invincible été” Albert Camus
Cela fait plusieurs mois que je dévore une quantité d’ouvrages de développement personnel. Avec comme quête : comment être heureux/se ? Une vaste question, vous en conviendrez.
Dans ma quête, j’ai eu la chance de tomber sur l’application mobile Happify, dans laquelle vous pouvez trouver un programme de 4 semaines sur le bonheur, qui vous initie doucement aux bienfaits de la méditation et de la bienveillance.
Grâce à ce programme, la méditation est devenue plus compréhensible et surtout faisable. J’ai appris à décomposer ce grand mammouth de “LA MÉDITATION” en plusieurs blocs, et à méditer 5 à 10 minutes par jour.
• Respirer
Me concentrer sur ma respiration permet de me détacher de tout ce qui passe par ma tête.
Là, vous vous demandez : “mais comment faire?”.
Deux types de méthodes :
• La respiration en pleine conscience, où vous imprimez un rythme à votre respiration.
Par exemple, vous pouvez utiliser ce rythme qui marche très bien pour moi : 6 temps d’inspiration, 2 temps où je bloque ma respiration, 8 temps d’expiration. À chacun d’entre vous de trouver l’unité temporelle (secondes, demi-secondes, quarts de seconde…) qui vous convient, mais le rythme fonctionne !
Où sinon, vous pouvez essayer de regarder cette vidéo de cohérence cardiaque, et de respirer au même rythme que la fleur se gonfle et se dégonfle. Au bout de quelques secondes, vous verrez déjà vos épaules qui se dénoueront.
• L’observation de votre respiration : prêtez tout simplement attention à la manière dont vous respirez, dont l’air rentre dans vos poumons, dont votre cage thoracique se gonfle, se dégonfle, vos narines expirent et inspirent. Et sans contrôle.
• Accepter les pensées qui passent, mais sans m’y accrocher.
Pour moi, ça se matérialise par une image de feuille qui dérive sur un lac, qui est là, mais qui passe. Quand je médite, je ne vous le cache pas, il y a toujours des pensées qui décident de surgir de nulle part. C’est normal, et c’est ok. Accepter ces pensées, les reconnaître, me dire “ah, je pense à cela” ou “ah, telle émotion arrive” fait partie du processus et m’aide à en faire des objets qui passent sur le lac de ma pensée.
• Faire de la méditation un moment où j’affirme qui je veux être.
Chacun son mantra. Pour certains, ça peut être “puissé-je être joyeux”, “puissé-je laisser les problèmes de ma vie ne pas me freiner”, ou “puissé-je profiter de mes proches”, ou bien encore “puissé-je être serein”. De mon côté, mon premier mantra est “puissé-je être sereine”. Je répète cette phrase dans ma tête 4–5–6 fois jusqu’à ce que cela m’apaise. Puis je passe au mantra suivant. Et quand j’ai fait le tour de ces phrases, que je les ai bien répétées, j’y reviens.
Une fois encore, je pense que c’est important pour vous de trouver vos propres phrases, vos formules magiques et ce que vous voulez apporter dans votre vie.
Le pouvoir de l’intention !
Parfois je me surprends à répéter ces phrases dans ma journée, et je peux vous assurer, ça marche.
Je ne consacre pas plus de 10 minutes par jour à la méditation : cette durée convient à mon rythme de vie et me permet de créer un espace de silence, de réflexion et de bien être.
Je vous conseille d’essayer, à votre propre rythme et avec vos propres outils. Il existe des quantités de tutoriels, applications, livres pour vous outiller.
Mon conseil : trouvez un moment spécifique dans la journée où vous savez que vous pourrez méditer (pour moi, c’est le soir). Et pas juste une fois, mais tous les jours de la semaine et du weekend. Trouvez un rythme et une durée qui vous convient.
Et si vous avez peur de commencer par toute la méditation, commencez par prêter attention à votre respiration pendant la journée. Par exemple, avant de manger, prenez trois bonnes inspirations-pauses-expiration. Ou avant de vous brosser les dents.
Pensez à des habitudes sur lesquelles vous caler, pour que la méditation fasse partie de vos rituels et s’y intègre en douceur.
Bonne méditation !