Gymlib, doit-on vraiment être salarié pour faire du sport sans se ruiner ?

Gymlib, c’est la start-up qui a révolutionné le principe des abonnements pour faire du sport. Fini les mensualités à n’en plus finir. Fini les frais d’adhésion. Fini les contrats opaques et la culpabilité qui va avec, tous les mois, de voir son compte bancaire amputée, alors que l’on n’a pas mis les pieds une seule fois dans la salle de sport bondée qui nous a piégé avec son offre de rentrée, de Noël, de bonnes résolutions ou de ‘summer body’ ! Gymlib propose, au contraire, la liberté du « à la carte » et du « sans engagement ».
Créée en 2014 par Sébastien Béquart, la stratégie de l’entreprise et son business model ont évolué depuis sa création, et ses trois levées de fonds (1 million, 3 millions et 10 millions d’euros). Avec près de 3000 infrastructures et 300 activités proposées, Gymlib a tout pour séduire et se définie sur Google comme « sport et bien-être pour les entreprises et les particuliers ». Sauf que les particuliers semblent avoir été un peu oubliés… Gymlib axe désormais sa stratégie sur les offres collaborateurs et les entreprises. Sur la page d’accueil du site, sont fièrement affichés les logos de Sodexo (qui est d’ailleurs entré au capital l’an dernier), Hays, la SNCF, Deloitte, Payfit… « Nous comptions une centaine d’entreprises partenaires, start-ups mais aussi grands groupes du CAC40 ». Gymlib a un engagement désormais : « devenir le ticket restaurant du sport », tout un programme !
Il y a 6 mois, j’avais vaguement entendu parler de Gymlib sans m’y être vraiment intéressée. Un soir, mon ami Alex me propose de me parrainer pour que je bénéficie, moi aussi, de son offre entreprise à 49,90€ par mois. J’étais un peu dans le flou au départ sur l’offre et le principe des « pass », mais intriguée et décidée à me remettre au sport sans tomber dans le panneau des grandes enseignes, je me laisse tenter. Me voilà parrainée. À moi toutes les salles de sport les plus cool de Paris : pilates, cycling, boxe, yoga et même les bootcamps en vogue. Gymlib me permet d’accéder aux salles où le cours coûte en moyenne une trentaine d’euros. Le calcul est vite fait, je suis plus que gagnante ! Chaque jour je génère un ‘pass’ dans la salle de mon choix, et je peux ensuite réserver un cours de sport. J’en profite pour découvrir la cryothérapie ou l’électrostimulation par exemple, et depuis peu, je me fais même masser… Tout ça grâce à mon abonnement Gymlib.
Mais depuis le mois de septembre, je me doutais que quelque chose se tramait. Dans les vestiaires, la rumeur court que les parrainages vont prendre fin. « Tu as été parrainée toi aussi ? Ça ne va plus être possible apparemment, je suis dégoutée !» Des règles plus strictes se sont appliquées comme le nombre de ‘pass’ mensuels dans certaines salles qui a été réduit, la géolocalisation qui est devenue obligatoire, ou la validation d’un seul et unique ‘pass’ par jour.

Et patatras le 31 Octobre ! Un mail m’avertir de « l’évolution des conditions contractuelles » de l’entreprise de mon parrain, et de la résiliation de mon abonnement la semaine prochaine. À la fin du mail, un petit mot d’encouragement m’incite à mettre en place Gymlib dans mon entreprise en devant ambassadeur à mon tour. Et c’est tout !
Sauf que tout le monde ne travaille pas en entreprise Gymlib ! Et pour tous les autres alors ? Sommes-nous dans l’obligation de donner un rein pour continuer à aller transpirer dans les bootcamps parisiens ? Que proposez-vous pour les particuliers, les indépendants, les artisans, les commerçants, les profs, les intermittents du spectacle, les stagiaires, les freelances et je vais même aller jusqu’au chômeurs qui ont tout autant besoin de se dépenser que les autres ! Pour reprendre vos propres mots, : rêvons d’un monde où le sport et le bien-être seraient accessibles à TOUS, et pas seulement aux salariés ! Vous tenez un concept génial et disruptif, alors pourquoi le limiter aux entreprises ?
