Quand la nuit nue

Au moment où le soir descendra sur la terre

Ou la mort enlèvera son manteau pour dévoiler son corps nu

Parsemé d’étoiles indélébiles et du chant des baleines nocturnes

Quand ses dessous s’amoncelleront sur l’horizon

Paré du rouge des fièvres et des désirs qui ne se cacheront plus dans leur torpeur

Et que son corps lacté renouvèlera sa promesse

D’une union à venir du ciel et de la terre

Par la nudité de la nuit s’annonçant, nous seront restaurés.

Et nos propres corps de nuit commenceront à chanter

Avant d’ouvrir leur yeux pour y voir les scolopendres d’étoiles écrire les noms de nos enfants

Juste au moment où nous fermerons nos paupières de chair, plus tard, quand toute guerre aura cessé.

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