Sur le pont des choses

Sur le pont des choses, il se promenait bleu. L’eau l’arrêta. Mal au fond des choses il avait, quand il regardait l’onde. Quoi que dire de ce pont qui se tient si bien là? Et pourquoi cette eau passe sans faire attention, sans me voir, et n’a que la mer en tête?

Mal au fond des choses il avait. Bleu, très profond. Le pont des choses avait toujours été son réconfort et sa joie. Mais aujourd’hui que tout un ciel l’avait quitté, que tout l’espoir bleu ciel de grands yeux éternel s’étaient brutalement détournés de lui, ses larmes se mêlaient à l’eau méchante qui courait sans l’attendre sous son pont.

Il pensa à la mer. Il pensa au grand ciel qui embrasse tout l’horizon des océans. Il pensa que ses yeux peut être la bas ne pourraient plus se détourner de lui. Il pensa que l’eau méchante, peut être, avait un langage, un voyage, un rivage àlui prescrire. Il s’y jeta n’y voyant que du bleu. Il se jeta dans l’onde courant vers la mer, dans l’onde courant vers les cieux, il s’y jeta. Heureux. Grandir alors on le vit, grandir, grandir, comme un grand bateau bleu qui tend toutes ses voiles vers les paupières d’un horizon inconnu pourtant si doux déjà si proche et familier comme la voix comme les yeux comme le cœur de cette âme la. On le vit grandir tant et si bien qu’il disparu regagnant les étoiles et brillant avec elles de joie claire et splendide. Au cœur de son aimée, au cœur des choses.

Cette histoire est une histoire vraie.

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