Oui, nous sommes réveillés !

Crédits photos : Thibaud Moritz

Aujourd’hui, j’ai 21 ans, et je soutiens, depuis plus de deux ans, la candidature d’Alain Juppé à la présidence de la République.

D’aucuns ont des réactions excessives, maladroites, exacerbées à l’évocation des « Jeunes avec Juppé », mais se sont-ils une seule fois demandé pourquoi ?

Il y a maintenant 3 ans, en janvier 2014, engagé depuis quelques mois dans la campagne des élections municipales de Bordeaux en tant que simple militant, Alain Juppé me demanda d’être le benjamin de sa liste, et me fit une confession particulière : « je voudrais que vous, les jeunes, soyez mon poil à gratter ! ».

Oui, je suis fier de travailler pour un candidat qui écoute la jeunesse,

Oui, je suis fier de travailler pour un candidat qui donne de la place aux jeunes,

Mon engagement politique a trouvé sa source et son énergie dans le sillage d’un homme, un Homme d’Etat, résolument moderne et porté par son expérience.

Les gaulois, les double-rations de frites, Bayrou, le burkini, le pain au chocolat : voici la liste non exhaustive des sujets qui ont accaparé le discours de certains candidats depuis plusieurs mois.

Comment peut-on dans l’état actuel du pays s’attarder sur ce genre de questions ? Serait-ce que nous n’avons rien d’autre à proposer ou à dire ?

Quand je me suis engagé, j’étais idéaliste, très théorique, mais quel ne fut pas le désenchantement. L’entre deux tours de 2012, la guerre Copé/Fillon. Je me suis retrouvé nouvel adhérent au sein d’une famille politique aux méthodes passéistes, rétrogrades, et qui n’avançait qu’avec l’espoir qu’un ancien Président — qui avait dit qu’il se retirait de la vie politique — revienne pour prendre sa revanche face à une gauche toujours plus en dessous des espérances que certains Français avaient placées en elle.

Ma rencontre avec Alain Juppé a été l’évènement déterminant de mon engagement.

Pourquoi penser la droite enfermée dans un carcan étriqué quand elle est multiple et ouverte aux aspirations de chacun ?

L’ardeur avec laquelle nous nous sommes lancés dans la campagne de la primaire avec Alain Juppé est à l’image de ce qu’il propose pour les Français. La modernité au service de l’expérience.

Après une bulle, désormais éclatée du renouveau, je me suis interrogé sur ce terme. Mais qu’est-ce que le Renouveau ? Le dictionnaire en donne une définition ambiguë — et humoristique quand on sait qui l’utilise — il le définit comme le « retour à l’ordre ancien ». Cependant, faire du jeunisme, prôner d’abord son âge avant ses idées, est-ce cela qu’attendent les français ? Je ne le pense pas.

Le renouveau passe par les pratiques, mais j’ai toujours considéré que peu importe l’âge, le renouveau c’est le nouvel engagement. A 20 ans, à 40 ans, à 60 voire même à 70 ans, on représente le renouveau ! On est jeune en politique !

L’inexpérience flagrante de certains et l’inaction d’autres pendant 5 ans laissent aujourd’hui une fraction de notre électorat dans un flou. A ces électeurs, je veux m’adresser aujourd’hui.

Oui, à 21 ans, j’ai l’assurance de dire qu’Alain Juppé est le seul candidat qui pourrait rassembler les Français, et mener les réformes dont notre pays à besoin.

Oui, à 21 ans, j’ai la certitude que peu importe l’âge, cessons ces basses attaques, et portons la lumière sur la modernité des idées.

Oui, à 21 ans, j’ai la prégnante envie d’aller voter dimanche prochain et de choisir pour mon pays un président qui ne reléguera pas les jeunes à une astérisque.

Le bulletin de vote est une arme chargée à blanc.

Cette arme, chacun l’a en main, et chacun est libre de l’utiliser comme bon lui semble, et c’est aujourd’hui, après 4 ans d’un quinquennat désastreux pour notre pays, tant au niveau national qu’international, que nous avons besoin d’un seul Président, prêt à agir pour la France et à lui redonner sa grandeur.

C’est donc après deux ans et demi de campagne avec un homme humaniste, de droite non sectaire, ouvert, à l’écoute, rassembleur, que j’ai décidé de poser sur une page ces mots.

Je crois en mai prochain à une alternance crédible qui saura donner aux Françaises et aux Français un nouvel espoir.

Notre génération n’est pas suffisamment entendue, elle est fractionnée, divisée, et souvent perdue. Quand je vois qu’ailleurs, les 18–25 ans ont voté en majorité pour Hillary Clinton, et que c’est la fraction la plus âgée de l’électorat qui a décidé du sort de l’élection, je souhaite apporter un électrochoc aux jeunes de France : utilisez ce droit de vote ! — et ne vous laissez pas dicter votre avenir.

Cependant, ce que l’on voit c’est que les candidats américains n’ont pas su rassembler derrière eux : en faisant la course à la démagogie et au populisme, nombreux ont été les laissés pour compte. Je ne veux pas que cela se passe comme ça en France.

Quand je vois, dans un récent sondage, que 70% des étudiants ne comptent pas voter en mai prochain, je m’interroge. Sont-ce les mêmes qui allient manifesté dans la rue contre la loi Travail ? Sont-ce les mêmes qui hurlent du matin au soir que les politiques sont « tous pourris » ? Ou est-ce tout simplement des étudiants comme mes amis qui aujourd’hui n’y croient plus. Ils n’y croient plus parce que, pour mon pote, les hommes politiques sont tous les mêmes : ils parlent beaucoup, mais ne font rien. Il me disait récemment ne pas retrouver sur la scène politique française une candidate ou un candidat qui lui faisait envie, il voterait aux prochaines échéances, mais par défaut.

Voilà le contexte actuel français. Un vote par défaut.

Je veux lui dire aujourd’hui, qu’Alain Juppé n’est pas un candidat comme les autres, Alain Juppé ne promet pas à tout va et à tout le monde des choses irréalisables, n’a pas un programme décapant mais irréalisable. Alain Juppé a un programme réaliste, réalisable et fermement tourné vers l’avenir.

Je veux lui dire qu’il y a un marqueur qui prouve qu’Alain Juppé n’est pas comme les autres. Il est Maire de Bordeaux, les maires sont des faiseurs, pas de diseurs ! Si Bordeaux est comme elle est, c’est tout simplement parce qu’il a fait tout ce qu’il avait promis.

Alors, à cet ami, je veux lui demander une dernière chance, en élisant Alain Juppé. C’est la dernière chance que la droite aura. Ne la ratons pas.

Alors face aux critiques diverses, aux autres candidats, je veux seulement rappeler une chose, Alain Juppé n’a jamais cédé aux sirènes du populisme et de la démagogie.

Alors, oui, nous sommes bien réveillés et déterminés !

Dimanche prochain, je voterai Alain Juppé et je vous invite à faire de même.

Crédits photos : Thibaud Moritz