Tu comprendras plus tard


Le temps craque et implose en éclats nuancés
Le regard contrasté qu’ont les jeunes pupilles
Comme à l’heure du café à l’arôme corsé
Où l’enfant écœuré et les sucres en carré
Sur la nappe brodée; jouent aux billes.

Il-y-a ces choses qu’on découvre bien tard,
Le goût des huîtres, de l’amour et ses simagrées,
Les motifs floraux de ces vieux édredons centenaires;
L’on a pu détester ces saveurs grabataires,
Il vient un jour où l’on y découvre tout un art.

Ce jour-là d’un goût d’adulte nouvellement paré,
On se sent l’enfant des découvertes premières,
L’explorateur juvénile qui;
Du jardin d’enfant rapportait ses voyages épiques
Et dessinait avec soin l’oiseau, la maison et la mer
Comme des insectes curieux rapportés du Mexique.

Plus tard, lassé de toutes ces nouveautés
Tombées sous le sceau de la banalité,
Il est alors temps à son tour d’enfanter
Afin de se réjouir de leurs yeux stupéfaits
En prenant le café un Dimanche à Midi

« Sans sucre s’il vous plait ».