“Paris : Love On the Street”
Dimanche 9 septembre, soir d’été, le groupe Iconoclass rend hommage à Gainsbourg sur le quai de la Seine, sous le pont Louis-Philippe.
Sur “Love On the Beat”, une jeune femme et un jeune homme nous ont fait nous demander, dans ce moment de légèreté et de bonheur collectif, si l’amour serait bien au rendez-vous. Ils nous ont donné envie d’aimer, d’être aimé et d’aimer Paris à l’infini. #Fluctuatnecmergitur
Un grand merci à Julie, Valérian, Beb d’avoir accepté si spontanément de jouer le jeu de l’amour ce soir. Paris est belle, Paris est vivante.
> “Paris : Love On the Street” / Avant la rencontre
Avant la rencontre, c’est la fête. On danse, on chante, on boit des verres, on se parle sans raison, on regarde les garçons, on regarde les filles, on profite de la fin de l’été, on fait coucou aux péniches qui passent derrière nous, on s’assoit sur le muret en haut pour écouter le concert, on claque dans les doigts, on ne fait que passer en vélo, on s’arrête, on a une bonne surprise (ce fut mon cas puisque je ne faisais que passer, par hasard), on chante tous ensemble les chansons de notre enfance, des chansons qui font crac boum hue, on rit, on danse un slow, on lâche ses cheveux, on accoste, on divague, on boit un verre de trop, on boit son premier verre, on boit son 610eme verre de rosé de l’été 2018, on fumes des clopes, on ne peut pas passer parce qu’il y a trop de monde mais personne n’ose râler, on fait un footing et on saute par dessus les gens assis sur le trottoir, on bavarde, on se rencontre, on repense à ces chants qui vous emmènent dans 100 souvenirs d’enfance, on repense à cette nuit où on s’est chanté droit dans les yeux la Javanaise rue de Condé dans une nuit noire rarement aussi étoilée, 5h du mat j’avais des frissons, on est emporté, on vit tout simplement à Paris, ville des amoureux.
> “Paris : Love On the Street” / La rencontre
Et puis, c’est la rencontre. Une jeune femme et son amie choisissent leur prétendu avant de se diriger sur lui, d’un pas dansant décidé. Le jeune homme est surpris, quelque peu intimidé. Derrière lui ses deux amies se bidonnent. Tout le monde les regarde, certains les filment. Mon appareil photo, parmi eux.
> “Paris : Love On the Street” / Alors Valérian, amoureux ?
Immédiatement, j’ai envie d’en savoir plus. Je m’approche du jeune homme, lui explique que j’ai filmé la scène. Je lui propose de la lui montrer, un peu à l’écart. Ses deux amis le suivent et regardent avec nous. On rit. Je lui explique que je vais peut-être la mettre sur Instagram et la proposer à un ou deux médias que je connais. Me vient à l’idée de filmer sa réaction de la façon la plus spontanée possible. Il accepte de jouer le jeu. Il se présente, il s’appelle Valérian (j’entends mal et crois d’abord qui s’appelle Valério).
“Alors est-ce que vous avez trouvé l’amour ce soir ?
- J’espère que c’est la bonne. Je vais tout faire pour la revoir en tout cas.”
> “Paris : Love On the Street” / Alors Julie, amoureuse ?
Bien lancée, je me mets à la recherche de la jeune femme. Je la trouve, attablée avec un groupe d’amis bien joyeusement constitué. Je procède de la même manière qu’avec Valérian et lui propose de faire une petite vidéo.
“On dit que les Parisiens sont grincheux, qu’est-ce que vous en pensez ?
- C’est vrai, moi aussi je peux l’être, c’est une ville qui peut ne peut être pas facile à vivre, mais en même temps des fois faut la prendre du bon côté pour pouvoir l’apprécier et en profiter, comme ce soir ou en fait, on s’est lâchés, on s’est amusés.”
> “Paris : Love On the Street” / Alors Iconoclass, heureux ?
Evidemment, je finis par aller voir le groupe. Ils sont en train de ranger, mais Beb, le chanteur d’Iconoclass prend le temps de m’écouter. Je lui montre les quatre vidéos et lui propose de se prêter au jeu de l’interview. De toute évidence, il a plus d’expérience devant la caméra que je n’en ai derrière. Il est charmant, sans être trop cabot.
“ Avez-vous remarqué ce qu’il s’était passé.
- On n’est pas insensible à tout ce qu’il s’est passé autour de nous. Effectivement, c’est assez magique ce qu’il se passe ici. On est à deux pas de l’hôtel particulier de Serge Gainsbourg. Et il y a quelque chose de très particulier dans le fait d’être là, sur les quais, sous un pont, avec tous ces parisiens qui ne savent pas qu’on est là. Et ils s’arrêtent. Et ils écoutent. Et ils boivent un coup. Et ils dansent. Et ils chantent. Et c’est des moments magiques. C’est des moments de plaisir absolu.”
> “Paris : Love On the Street” / Alors l’arroseuse arrosée
Je m’apprête à partir, mais un jeune homme veut me montrer une vidéo qu’il vient de faire : moi en train de filmer son film. Surprise, un peu déstabilisée, puis très vite amusée, je lui laisse mon mail pour qu’il me l’envoie. Je la regarde à la maison, un peu épatée de cette drôle de soirée d’été parisien.
Ah bon ? Vous avez filmé ? Ah bah vous êtes gonflé, vous ! Non je plaisante.
Son ami derrière confesse qu’il aurait bien être filmé lui aussi. Une prochaine fois, qui sait ?
Plus d’infos
Facebook : https://www.facebook.com/parisloveonthestreet/
Instagram : @parisloveonthestreet
Mail : loveonthestreet.paris@gmail.com
