Ma nationalité ? Quel concept dépassé…

Lorsque qu’on me demande ma nationalité, souvent je réponds “européen”.

Comment faire autrement, vu mes origines : côté paternel, mon grand père était Roumain. Ma grand mère de la minorité hongroise de Slovaquie. Mon père, né à Bratislava, était Slovaque. Il est devenu Français en 1968. Sa fille, ma demi-sœur, est d’ailleurs née Slovaque mais est désormais Américaine. Côté maternel, ma maman est née à Florence (Italie), d’un papa Toscan et d’une maman Alsacienne. Et à huit ans, elle est venue, avec ses parents et sœurs, vivre à Strasbourg, ville qui a été alternativement française et allemande. Quant à moi, je suis marié avec une franco-congolaise.

Ma famille vient de là, là et là. Et d’un peu ailleurs, aussi !

Pour parfaire le tableau familial, mes cousins sont un Italien marié avec une Vietnamienne, vivants en Hollande, une Italienne ayant eu un enfant avec un descendant de Japonais et vivants à Hawaï, une Française vivant en Italie avec un Italien et ayant deux enfants trilingues et, enfin, une Française ayant vécu très longtemps en Colombie, passée au Cambodge et se situant désormais à Tijuana (Mexique). Les deux dernières ont grandi en partie à Bruxelles, ville où j’ai aussi habité (mais une fois adulte).

Professionnellement, aussi, mon parcours dépasse nos frontières.

Mon bureau était dans ce bâtiment pendant quatre ans

J’ai travaillé quatre ans au Parlement européen, en tant qu’assistant parlementaire. J’ai pu m’y rendre compte à quel point ma culture n’est pas vraiment française… J’en ai eu la confirmation a de maintes reprises. Notamment au cours de mon MBA, en 2007 : 37 nationalités y étaient représentées, et, comme par hasard, je m’entendais le mieux avec les scandinaves et anglo-saxons. Et aussi avec les asiatiques, pour leur sens de la précision ! J’ai aussi été à la tête d’un réseau européen d’associations de jeunes préoccupés de Sécurité routière, au point d’animer plusieurs séminaires à la Commission européenne sur le sujet.

Certaines de ces expériences m’ont amené à donner un cours pendant quelques années : « le lobbying au niveau européen : acteurs, cibles, méthodes ». C’était pour le DESS “Communication politique & publique, en France et en Europe”, à l’Université de Paris XII Créteil (désormais appelée Paris Est). J’ai également donné un coup de main au lancement du site Euractiv dans sa version française (Site internet d’informations sur les politiques européennes), en étant membre de son Comité stratégique consultatif. Et j’ai été lobbyiste européen pour une coalition d’ONG européennes à propos du Règlement REACH sur les produits chimiques.

Pour partager mon expérience internationale, j’ai également écrit deux articles :

Enfin, je parle couramment anglais et baragouine en italien et en espagnol.

Bref. Ma nationalité, c’est européen.

Voire même terrien !