Travaillez-vous comme des bêtes ?

Je ne sais pas pour vous mais en ce qui me concerne, enfant, j’ai été élevée avec l’injonction de ne pas me plaindre, de ne pas pleurer… d’être forte en toute circonstance !
Alors quand nous pensons que prendre une journée de repos parce que nous sommes épuisés par des semaines, des mois de travail non-stop, c’est mal, c’est faire preuve de faiblesse… Qui parle ? Quand nous tenons coûte que coûte en serrant les dents, quand nous tirons sur la corde, puisons dans nos réserves, que nous nous répétons que nous ne pouvons pas nous permettre de nous arrêter et de nous plaindre… Qui parle ?
Depuis, j’ai appris à équilibrer mes temps de travail et de récupération à la manière d’un sportif… un sportif du quotidien :-)
Quand nous confondons dynamisme et surmenage…
A l’origine de surmenage, nous trouvons en latin, sur- qui signifie « au dessus de » et Minare , « pousser, mener les bêtes en les menaçant ». Au 12ème siècle, Sormener signifiait « excéder de fatigue… un cheval ». De là à dire que certains travaillent comme des bêtes…
Alors dynamisme ou surmenage… en quoi est-ce différent ? L’hyperactivité, la stimulation, l’enthousiasme, l’excitation que procurent le démarrage d’un nouveau projet, un nouveau challenge nous galvanisent, nous donnent des ailes, nous boostent. Et pour gérer cette période, un processus d’adaptation au stress se met en place. Nous ne parlons donc ici ni de stress négatif ou positif mais bien d’adaptation à une situation de stress.
Les hormones entrent en jeu. L’adrénaline par exemple est sécrétée, entraînant une série de conséquences physiologiques, en vue de quoi ? Et bien de s’adapter à la situation et de répondre à notre besoin d’énergie !
Notre corps est intelligent… Il veille à maintenir une sorte d’équilibre par le biais de l’homéostasie. Et lorsque chez un individu, la période de stress est répétée et prolongée, le corps va continuer à sécréter les hormones dites du stress (adrénaline, cortisol…) pour répondre à cette suractivité. Sauf que l’adaptation au stress a ses limites et notre corps peut rencontrer des difficultés à y répondre normalement. Le stress devient chronique. En sécrétant continuellement ces hormones du stress, l’individu épuise ses réserves, l’organisme est en état d’alerte permanente. Gare à l’épuisement général: fatigue, mauvais sommeil, troubles digestifs, envies de manger sucré ou gras, difficultés de concentration…
Alors dynamisme ou surmenage ? Comment gérez les différents temps de vos projets, pour vous et pour vos équipes ? Comment relever tous vos défis en misant sur des temps de préparation, d’action et de récupération qui préservent le dynamisme et la santé ? Quelle alimentation, quelles techniques de relaxation, de respiration ? Quelles bonnes pratiques ? Pour y voir plus clair, faisons le point ensemble.
Hélène Dehaese, talent libre lvdH
Facilitatrice de santé et Fondatrice de Brut de bonheur