As-tu envie d’avoir une vie qui compte ?

Il y a quelques jours j’ai regardé ‘the fault in our stars’, cette histoire d’amour avec une jeune femme atteinte de cancer, et ce jeune homme en rémission. J’avais repoussé le moment de regarder ce film car on m’a prévenu que certains passages étaient tristes. Je suis une pleureuse et une grande sentimentale alors… 
Augustus Waters, ce beau jeune homme qui fait chavirer le cœur de Hazel a une peur principale : oblivion. Tomber dans l’oubli. Il a peur qu’on ne se rappelle pas de lui. Il veut accomplir de grandes choses et par ces grandes choses laisser une marque sur le monde.
Je pense que par ici on a tous un peu d’Augustus Waters en nous.
Comme toute peur, c’est irrationnel. Mais moi aussi j’ai peur de tomber dans l’oubli. Ma hantise serait de mourir sans avoir rien accompli. Bon, à ce stade de ma vie je ne peux pas dire que je n’ai rien accompli. Mais il y a tout de même cette petite voix qui me dit : encore un peu, encore un peu. Et si nous allions voir tout ce qui est possible dans cette vie ? Par ce que… pourquoi pas ?
Il y a tellement de choses dans cette vie que je n’ai pas encore vécues, créées, expérimentées. Et aussi tellement que j’ai déjà fait. Et pourtant cette urgence ne s’en va pas. Cette vague d’électricité dans le corps qui te rappelle : réveille-toi, sois vivant, demain ça peut finir.
Je vous en parle souvent et je n’ai aucune idée d’où ça vient. Mais je pense que dans la vie de chacun, il y a un jour où on prend conscience de sa propre mortalité. Et ce jour là, plus rien n’est pareil. 
Je me rappelle vaguement quand ça a du arriver, au début de ma vingtaine. Et je me rappelle être déprimée : à quoi bon ? 
Je me suis toujours posée des questions philosophiques et quelque peu alambiquées… à quoi bon vivre si de toute façon on va mourir ? À quoi bon s’embêter ? À quoi bon travailler dur. À quoi bon vouloir faire une différence ?
Dans une centaine d’années, aucun d’entre nous n’existera. 
Dans un million d’années, il est possible que la race humaine n’existe pas.
Alors à quoi bon ?
Et cette période a probablement correspondu à celle où je me suis le moins respectée dans ma vie. Où j’ai eu le moins d’intégrité pour mon corps, mon argent, mon âme. Cette période où finalement, vivre c’était ‘going through the motions’ comme on dit par ici. Se laisser porter par la roue du hamster.
Et puis peu à peu, ma perception de ce qu’était la vie a changé.
Je vous en avais déjà parlé, mais vous vous rappelez cet épisode dans les voyages de Gulliver, où un groupe entier de femmes et d’hommes étaient immortels, et ne pouvaient pas avoir d’enfants. Alors ils adoptaient des enfants humains.
C’est comme si leur vie avait été dénuée de sens.
Comme la mort n’est pas une option, alors la vie infinie s’étend devant eux. 
Et comme il n’y a pas de reproduction possible. Il n’y a pas de transmission. 
Sauf à des enfants humains qui inévitablement un jour disparaîtront et leur briseront leur cœur.
Quel est le sens de notre vie alors ?
Je ne pense pas que la vie soit moins vaine que ce que je croyais il y a 10 ans.
Ceci dit, dans sa vanité — car finalement, qu’est-ce notre petite vie dans le grand ordre des choses — il y a une chose que la vie nous apporte de précieux parce que justement, il n’y aucun enjeu (vu qu’on va tous mourir de toute façon).
Ce que la vie nous apporte, c’est un terrain de jeu.
Ok tu as cet espace devant toi, et ok tu ne l’auras plus un jour.
On ne t’a pas expliqué ce que tu étais censé faire de cet espace. Et tu peux soit t’assoir sur un banc et attendre que sa passe, soit profiter de cet espace en jouant calmement avec 95% du groupe de manière ordonnée, soit te lever et réaliser : oh purée de toute façon à n’importe quel moment on peut me l’enlever cet espace !!! Alors pourquoi me retenir ! Et commencer à faire acrobaties et galipettes et à bien t’éclater… 
Tu peux faire partie de ceux qui meurent à petit feu, de ceux qui suivent, ou de ceux qui vivent. Vraiment. Et c’est le seul objectif qu’a la vie pour nous : la vivre. 
Et naturellement, si tu choisis la troisième option, tu seras de ceux que l’on n’oublie pas. De ceux qui auront un impact. Et qui feront une différence. Rien que par ta présence, ton exemple et le fait, qu’au fond, tu montres de la gratitude pour le terrain de jeu que l’on t’a donné. 
Tomber dans l’oubli…
Je ne crois pas que l’on puisse tomber dans l’oubli si on a aimé et qu’on a été aimé.
Par nos proches, nos conjoints, nos communautés.
Je ne crois pas que l’on puisse tomber dans l’oubli en s’amusant avec la vie et en en profitant.
Et même si on tombait dans l’oubli, au moins on aura eu la chance d’avoir vécu. 
Ceci dit, je crois dur comme fer que tant qu’à avoir un terrain de jeu qui va s’évaporer à tout moment, autant ne pas suivre les règles et faire ce qui nous passe par la tête, franchement !
Et c’est comme ça que je suis tombée de la zombification (ça sert à rien de toute façon) à la folie pas du tout passagère (ouiiiiiiiiii !!! Je veux faire un tas de choses !).
C’est comme ça qu’on ose, qu’on dépasse ses barrières, qu’on prend la mesure des belles choses et qu’on traverse la vie avec béatitude (woow) et gratitude. 
Certaines choses sont inévitables,
Et nous affectent qu’on le veuille ou pas.
Mais chaque jour on peut prendre la décision de :
- S’assoir sur le banc à ne rien faire 
- Jouer calmement comme 95% des gens ou
- Profiter du terrain de jeu à fond en faisant des acrobaties et des galipettes. 
(Devinez qui ne passe pas inaperçu dans l’histoire).

Plein d’amour dans votre direction.
Lyvia, libératrice du Feu 🔥

Ps : nous vous avions promis un programme sur le corps et l’importance d’en prendre soin quand on est entrepreneur, mais nous avons décidé de faire les choses autrement…. j’ai une super bonne nouvelle pour vous :-)
Je vous en dis plus aujourd’hui sur ma page Facebook.

En attendant, n’hésitez pas à rejoindre mon cours gratuit ‘L’argent et toi’. Vous vous demandez le rapport ? Parce que tout est lié. Avec au cœur l’estime de soi :-)
https://lyviacairo.simplero.com/page/75783-coursargent

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