Moine-soldat

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Des gens de confiance, qui étaient à l’époque mes employeurs, m’ont dévoilé à la fin que j’avais un surnom : le moine-soldat.

Grand défenseur d’un Homme souple dans la grande recherche de l’équilibre (c’est-à-dire la recherche du bonheur), j’ai tout de suite aimé cette image contradictoire. Sans véritablement la saisir.

Deux ans après, je mesure enfin combien cette image me correspond et me représente dans ce que je peux faire de mieux.

Moine : écouter, sentir, évangéliser, analyser.

Soldat : agir, gagner, combattre, avancer, changer.

Une notion est “passive” (moine), l’autre “active” (soldat). Il y a là un joli grand écart à réaliser, à tenter tous les jours. J’ai le sentiment d’avoir trouvé mon chemin, après deux ans d’incubation, d’infusion.

Ce chemin est un fil tendu entre ce que je peux être de mieux, et ce que je peux être de pire. C’est un combat avec ma nature, entre son caractère infini et son caractère automatique. Mais ce combat, j’en suis sûr, je le partage avec tous les hommes.

Je dois me battre seul tout en partageant ce combat avec tous.

L’homme est une corde tendue entre l’animal et le Surhomme, une corde au-dessus d’un abîme. F. Nietzsche