La bulle algorithmique cache la forêt des intérêts financiers

Dans toute la discussion sur le rôle de Facebook en tant que modulateur d’élections et que sais-je,on a quand même raté quelques détails. Petite mise au point sur les intérêts business en jeu.

Je ne veux pas répéter à l’envi ce qui est déjà amplement développé ailleurs. C’est clair que le rôle des boîtes noires appelés algos, déployées par Failbook et co., n’est pas clair, ce qui est grave. Mais ce n’est pas tout.

On a très peu (pas du tout ?) parlé de la chaîne de décision et de ses intérêts à elle. Business as usual est cependant ce qui ressort comme élément prépondérant dans la folle histoire pré-électorale de Trump. J’avais fait un exposé en 35 tweets, mais différents détails sont venus s’ajouter à cette histoire et nécessitent davantage de mots et un support différent. Je reprends ce qu’a très justement écrit affordanceinfo :

Pour bien saisir la complexité de ces régimes de vérité, y compris à l’échelle d’une plateforme unique, il faut prendre en considération le fait que co-existent plusieurs cercles décisionnels, tous en charge de définir, à différents niveaux, quel sera le régime de vérité de la plateforme et comment il s’appliquera.

Ainsi, le cercle de la “décision algorithmique” est l’un de ceux-là, abordé avec une approche assez mécanique, comme s’il s’agissait d’appuyer sur un simple, gros bouton rouge “Make America Great Again” et paf, Trump l’emportait. Cette vision réductionniste ignore cependant les structures de pouvoir et de décision : le Conseil d’administration de la plate-forme Facebook, les choix stratégiques en matière de développement business, etc. sont autant de leviers déterminants sinon davantage, que le fonctionnement de la boîte noire que sont les algos privateurs de FB.

Je vous raconte donc l’histoire de Peter Thiel, dont on s’est beaucoup gargarisé à parler : c’est le seul gros ponte de la Silicon Valley à soutenir Trump, il est gay, etc. Ces faits divers divertissent et nous font oublier le rapport “aux médias” et à la presse “d’opinion” qu’entretient M Thiel ainsi que ses intérêts financiers intimement liés aux diverses agences de renseignements américaines et française.

Bonne lecture !

Actionnariat et “diversité d’opinion”

Zuckerberg, le boss de Facebook, se doit de faire ce qu’il faut pour que sa machine à sous continue à fonctionner. Prenons, comme je le disais plus haut, le cas Peter Thiel. Thiel, le créateur de PayPal, est à la base le plus gros investisseur de Facebook. Même s’il n’est que minoritaire depuis 2012, sa voix pèse : il fait partie du Board of Directors (Conseil d’administration) de Facebook. Par ailleurs, il a ouvertement soutenu Trump et donné 1,25 million USD en soutien à la campagne du candidat Donald.

Ce genre d’agissement avait apparemment fait des vagues en interne chez Facebook, alors Zuckerberg s’est fendu d’un message où il l’a soutenu. Soutien à M Thiel et à la “diversité des opinions”, écrit-il. Mais oui, la marmotte, elle met le chocolat dans du papier alu aussi.

Figurez-vous, M Thiel soutient lui-aussi la “diversité des opinions” tant qu’elles concordent avec la sienne. Par ex. : en août 2016, le site Gawker a fermé. Exsangue après une bataille judiciaire contre M Thiel qui n’a pas aimé les news. Dans sa grande bienveillance, Thiel a financé — certains en secret — des procès contre Gawker Media Group, l’entreprise derrière la publication. La raison de ce soutien : Gawker a “outé” Thiel comme gay, alors que Thiel n’a jamais caché son homosexualité. Mais aussi, la fortune de M Thiel a été magnanimement et secrètement mise en soutien à l’ex-catcheur Hulk Hogan : Gawker avait diffusé des extraits d’une sex tape où M Hogan tenait le rôle masculin principal.

Oui, Gawker avait un style caustique, entre l’aigreur et le sarcasme, mais il y avait aussi un incontournable journalisme d’investigation à la Gawker. Oui, diffuser des ébats sexuels, c’est naze. Et pourtant, publier des news nazes (et inutiles) n’est pas illégal, même les divers juges du procès Hogan c. Gawker sont d’accord. Le procès (d’intention aussi) fait à Gawker par Thiel voudrait dire qu’on pourrait traîner n’importe quel média en justice pour avoir fauté une fois. Traînons-y alors The New York Times pour avoir publié des infos sur les fameuses “armes de destruction massive” prétendument cachées en Irak par Saddam Hussein, à savoir le prétexte à la guerre en Irak déclarée par les US en 2003. Ou bien, traînons-y The Daily Beast qui publie de croustillants articles qui sentent le rance sur les orientations sexuelles d’athlètes des JO et les mettent ainsi en danger. Eh oui, y a des pays où le gouvernement punit (légalement) le fait d’être gay. Traînons The Daily Beast en justice et fermons-le aussi ?

Mais je m’égare. Revenons à Sieur Thiel et sa vision des médias et du rôle de la justice. Soutien à Trump, lequel a déjà promis des poursuites à l’encontre de journalistes, le cabinet d’avocats financé par Thiel a par ailleurs envoyé des lettres de mise en demeure aux médias Politico et The Daily Mail leur intimant de cesser de publier “des rumeurs” sur Melania Trump. Par ailleurs, alors que le média Gawker a fermé et la bataille judiciaire sur ce front est terminée, les avocats de Thiel ont interdit à Gawker Media Group de payer les frais de justice de l’éditeur en chef de la publication contre qui Thiel a aussi débuté des poursuites. Dans cette bataille judiciaire, c’est le milliardaire Peter Thiel contre un individu ; le compte bancaire du journaliste en question a aussi été gelé : il n’y a donc pas moyen de payer un avocat. Quelques autres journalistes de Gawker sont également poursuivis par Thiel, après la fermeture de Gawker et à titre individuel.

La même approche de cour de récré vindicative ressort de l’éditorial (op-ed) de Sieur Thiel publié dans The New York Times le jour du dépôt de bilan de Gawker. Il y soutient un projet de loi, l’Intimate Privacy Protection Act, aussi connu comme sous le sobriquet “revenge-porn bill” ou, comme Thiel l’appelle, “the Gawker bill”. Le projet de loi vise à colmater les dégâts causés par la propagation d’images et/ou vidéos intimes dans les cas de revenge porn (c’est une plaie aux US, des cas existent mais l’ampleur en France est moins grave). M Thiel s’emploie depuis à transformer ce projet de loi en vendetta propre : il veut y introduire des peines pour les “tierces parties qui profitent de la diffusion de ce genre de contenu”.

Bon, certains articles en français ont déjà raconté les débuts journalistiques de M Thiel : pendant ses études, il co-fonde la conservative Stanford Review. Des mastodontes en devenir de la Silicon Valley (e.g., le venture capitalist Keith Rabois ou encore le CEO de Zenefits, David O. Sacks) s’y épanchaient sur le dédain qui étaient le leur face à cette fac gauchisante... Thiel et Sacks ont pris appui sur le travail réalisé avec la Stanford Review et on publié un ouvrage très instructif : “The Diversity Myth: Multiculturalism and Political Intolerance on Campus” (1995).

L’ouvrage est charmant : la diversité dans les universités, c’est un truc de gauchos et soutient le politiquement correct ; le “date rape” (viol lors d’un rdv amoureux) est une fiction parce que, comprenez-vous, la définition de viol a été étendue pour inclure “des séductions [qui sont] ensuite regrettées”. Bon, le Guardian a déterré cette prose en octobre 2016, alors que les accusations d’agressions sexuelles contre Trump qui aime à “choper des nanas par la chatte” battaient leur plein : M Thiel s’est platement excusé des propos “crus” qu’il a tenus dans son charmant ouvrage. (Il a également condamné Trump pour sa vantardise testostéronée disant que de tels propos sont “clairement offensants et inappropriés” mais s’est gardé de parler plus avant quant à son soutien au candidat.)

M Thiel a donc une façon bien à lui de traiter les médias et de partager ses visions pour l’avenir de la société. S’attarder sur ces propos est important : nommer, c’est faire exister, et il n’est pas possible de “lisser” ce genre de propos. Ce serait normaliser une ethnophobie certaine et des positions virulentes sur les agressions sexuelles.

Passons à la partie business maintenant.

Innover dans un domaine prometteur : la surveillance de masse

Peter Thiel a aussi co-fondé Palantir Technologies, une “start-up” spécialisée dans l’analyse big data ; il en est également l’actionnaire majoritaire. Palantir est au service des agences de renseignement, genre le FBI et la NSA. Ce n’est pas un secret : In-Q-Tel, la branche venture capital de la CIA, fait partie des investisseurs de Palantir. Les quatre co-fondateurs — Alex Karp, Peter Thiel, Joe Londsdale et Stephen Cohen — ont tous été des étudiants de Stanford. Apparemment, les locaux gigantesques de la société, situés à Palo Alto, ont contribué à étouffer l’émergence de petites start-ups. C’est vrai que quand on transforme des bâtiments pouvant servir de co-workings en sa cantine (littéralement) et qu’on fait monter le prix du m², l’effet néfaste sur les “petits” se manifeste rapidement.

Les produits logiciels de Palantir touchent à la lutte contre le terrorisme et contre les crimes financiers ; jusqu’à 50% des contrats sont avec le secteur public. La boîte signe de jolis contrats avec les renseignements américains (CIA, FBI, Direction du renseignement militaire), la Navy, le Cybercommand, etc. et explique que travailler avec l’armée contribuera à “moins faire la guerre”. Une rumeur veut même que Palantir a secrètement aidé à la localisation (et par extension, la neutralisation) de Ben Laden. La société a même ouvert le code de BlueprintJS, une lib React que beaucoup semblent affectionner sur Twitter. Louable, hein. En parallèle, Palantir n’aime pas les asiatiques : la société fait l’objet de poursuites pour discrimination à l’embauche, initiées par le Département du travail (l’équivalent du ministère du Travail en France). La culture d’entreprise ne semble pas non plus des plus saines.

Avant que je vous fasse le topo sur les intérêts financiers autres de M Thiel et de Palantir, je veux parler des bisbilles de l’entreprise avec l’armée américaine. Lors d’un pitch commercial auprès des haut-gradés de l’armée américaine en 2009, les employés de Palantir ont apparemment fait l’affront de ne pas venir en costard-cravate. Ce qui a eu le don de froisser les militaires. Apparemment, cette divergence culturelle est tellement restée à travers de la gorge de l’armée US que Palantir a dû aller en justice pour discrimination lors du processus de réponse à appel d’offres.

Ainsi, des officiels de l’armée auraient annulé des démonstrations et des tests des logiciels de Palantir, au dernier moment, ce qui a contribué à mettre des bâtons dans les roues de la société qui n’a au final pas remporté le contrat désiré. Bon, c’est vrai qu’il s’agit de broutilles aussi : le contrat concerne des activités au sein du programme Distributed Common Ground System, chiffré à 6 milliards USD. Le programme prévoit des installations (du matériel donc) et des analyses de données (du logiciel) non-structurées et en provenance du monde entier. En empêchant Palantir de faire ses démos, l’armée empêche donc l’entreprise d’être en concurrence avec d’autres boîtes sur le même terrain. Il y a deux semaines, le procès s’est fini avec une victoire pour Palantir. L’entreprise pourra donc de nouveau rempiler pour les contrats désirés avec l’armée, évalués à un total de 206 millions USD. (La lecture de cette analyse de Defense News montre cependant que la situation n’est pas claire pour autant et précise que l’armée a jusqu’au 7 janvier pour faire appel de la décision.)

D’après des documents fuités, ce n’est pas la grosse fête niveau contrats au sein de Palantir. L’entreprise a du mal à retenir des employés (quelques 20% de ses effectifs américains sont partis voir si l’herbe est plus verte ailleurs), a perdu de gros clients (e.g., Coca-Cola, American Express, Nasdaq qui ne voient pas “la valeur ajoutée de Palantir”) et galère pour se faire payer. Du coup, la valuation à 20 milliards USD cache bien le fait que la société ne fait pas des profits hallucinants. Une introduction en bourse en 2017 est aussi sérieusement envisagée.

Espions sans frontières

Ce prétendu passage à vide ne devrait pas nous faire oublier que Palantir a débuté son expansion dès 2009, avec l’ouverture cette année de son bureau londonien. C’est au tour de la France : AXA fait déjà partie des clients de Palantir et la “start-up” a aussi répondu à des appels d’offre du Secrétariat général pour la modernisation de l’action publique (SGMAP) et de la Direction générale des finances publiques (DGFIP). Pour l’instant, ce n’est pas clair si son offre a été retenue. Bernard Cazeneuve, ministre de l’Intérieur français, avait estimé il y a quelque temps qu’“utiliser une solution américaine, de surcroît financée par la CIA, pose des problèmes de souveraineté nationale”. Il semble avoir changé d’avis : d’après Intelligence Online (paywall) et la Lettre A, Palantir épaulera la DGSI (Direction générale du renseignement intérieur) dans la lutte contre le terrorisme.

IRIN, un média spécialiste entre autres de l’Afrique et de l’humanitaire, a publié une enquête saisissante (malheureusement passée totalement inaperçue en France). On y apprend des choses effarantes : par ex. que l’agence onusienne de contrôle de l’énergie atomique, l’AIEA, a bradé un contrat avec Palantir concernant l’Iran et la Corée du Nord. C’est à l’AIEA que revient la difficile tâche de vérifier les accords de non-prolifération — en Iran et en Corée du Nord, par exemple ; l’Agence a ainsi investi 500 000 USD en 2014 dans le logiciel Gotham de Palantir pour analyser les données auxquelles elle avait accès. Je rappelle que cette année constitue la dernière ligne droite avant l’accord historique avec l’Iran où ce dernier s’engage à stopper ses recherches pour se doter de la bombe et en contrepartie, les Occidentaux lèvent les sanctions étouffant le pays.

De plus, Palantir s’implique grandement dans le secteur non-marchand et les programmes d’aide internationale :

Les capacités d’analyse de données par profil du logiciel de Palantir sont déjà exploitées par de grandes organisations humanitaires américaines comme le Centre Carter, la Fondation Clinton, la Fondation Rockefeller et l’organe de lutte contre l’argent sale du projet Enough, parrainé par George Clooney.

Pour Palantir, offrir ses services aux humanitaires, c’est de l’“l’ingénierie philanthrope”. L’IRIN écrit :

Pour les propositions de partenariat avec le Bureau de la coordination des affaires humanitaires des Nations Unies (OCHA), puis avec la Mission des Nations Unies pour l’action d’urgence contre l’Ebola, Palantir avait offert de telles remises que ces contrats auraient posé problème pour les procédures de passation des marchés des Nations Unies.

Des discussions sur différentes listes de diffusion d’humanitaires que je suis font état de (très) grosses inquiétudes face à la participation de l’entreprise à ce secteur d’activités.

Le complexe vampiro-industriel et des conflits d’intérêts

Revenons à M Peter Thiel, membre du Conseil d’administration de Facebook et heureux co-fondateur de Palantir. M Thiel a plein d’autre participations. L’expression “complexe vampiro-industriel” est d’Antonio Casilli, mais je pense qu’il ne m’en voudra pas de la reprendre ici.

Son fonds d’investissement privé, Founders Fund, est l’un des plus rentables de la Silicon Valley. Peter Thiel est également partenaire de l’incubateur californien Y Combinator. Des projets incubés chez Y Combinator se sont retirés en signe de protestation, par ex. “Project Include” qui promeut une plus grande diversité et davantage d’inclusion des minorités dans les milieux tech. Le co-fondateur de Tumblr s’en est également ému. Y Combinator a fait du consensuel et a gardé Thiel. Comme je le disais plus haut, Mark Zuckerberg a transmis une note interne défendant la “diversité des opinions” de son investisseur, après des appels à éloigner M Thiel de l’entreprise.

Peter Thiel s’est également investi dans le think tank conservateur The Hoover Institution. Il participe aussi au groupe Bilderberg, qui rassemble les plus influents défenseurs du capitalisme. Mais plus encore, M Thiel est actionnaire chez AirBNB, Uber, SpaceX, Seasteading Institute et Ambrosia. Pour rappel, SpaceX est financée par Elon Musk, également à l’origine de l’initiative privée MarsOne qui veut vous amener sur Mars. Désir d’échapper à cette planète trop petite ? Sans tomber dans la psychologie de comptoir, il est cependant clair que combattre la mort préoccupe M Thiel. Au fil des années, il a ainsi investi dans la recherche contre le vieillissement cellulaire, à savoir le “Project Immortality”.

S’il y a une chose qui excite vraiment Thiel, c’est la perspective de transfuser le sang de jeunes personnes dans ses propres veines.

C’est ce que l’on apprend dans un récent entretien de Peter Thiel avec la revue Inc. Ambrosia, l’entreprise qui compte M Thiel parmi ses actionnaires, fait des transfusions sanguines dans ce but précis : le sang provient de jeunes gens et est prétendument la clé de voûte du combat contre le vieillissement.

La Silicon Valley contre Trump… vraiment ?

Alors, oui, on nous a beaucoup raconté comment la Silicon Valley progressiste est contre Trump et le rétrograde M Thiel fait figure d’exception. Ce positionnement de la Silicon Valley n’est pas aussi clair que ça, finalement : malgré les tweets choqués et lettres ouvertes face à la logorrhée verbale outrancière de Trump, peu ont réellement pris des mesures concrètes. Faire du business, c’est être pragmatique. Florilège :

  • Le venture capitalist Chris Sacca ouvre la porte :
  • le CEO d’Amazon appelle à la “conciliation” :

Combien coûte la participation au gouvernement ?

Donald Trump a gagné, Peter Thiel fera partie de son gouvernement de transition et sera potentiellement l’homme-clé de la Silicon Valley auprès de la Maison Blanche. Peter Thiel ne s’est jamais tenu trop loin de la politique (il avait soutenu le sénateur libertarien Ron Paul en 2012 ou encore le duo John MacCain/Sarah Palin en 2008). Son investissement dans la campagne de Donald Trump doit lui ouvrir de nouvelles portes. Apparemment, SieurThiel rêverait de rejoindre la Cour suprême des États-Unis.

Mais vu toutes les participations de Peter Thiel et l’exigence légale de ne pas avoir de telles participations dans des entreprises privées, comment cette histoire évoluera-t-elle ? Par ex., pour prévenir les conflits d’intérêts, la loi fédérale interdit toute participation à la prise de décision avec un effet prévisible sur les finances d’une organisation dont on est membre du conseil d’administration (même si ce poste n’est pas rémunéré). Alors, quid des 80 millions USD que Palantir a empoché l’an dernier de la part du gouvernement fédéral ? D’après la loi donc, Thiel membre du gouvernement devra s’abstenir de toute décision qui impacterait les finances de Palantir — mais allez-y, avec les détails que j’ai exposés plus haut, essayez de délimiter les sphères d’activités de Palantir et de concrètement décider où Thiel ne devrait pas participer… Quitterait-il tous ces conseil d’administration et entreprises florissantes et revigorantes ? (Oui, bon, après il y a toujours le mode de fonction YOLO, à savoir ne pas respecter la loi. Mais Trump ne ferait jamais ça.)

Le complexe vampiro-industriel a de beaux jours devant lui. Facebook et élections, disait-on donc… ?