Voter blanc, c’est quoi?

En quoi consiste-t-il et quelles en sont ses conséquences?

Le Vote Blanc consiste pour un électeur à déposer dans l’urne : soit un bulletin blanc dépourvu de tout nom de candidat, soit une enveloppe vide.

Voter blanc indique une volonté de participer au débat démocratique mais marque un refus des choix proposés.

Plusieurs significations possibles peuvent être données au vote blanc :

  • dans les petites communes où tout le monde se connaît, le vote blanc permet de voter au vu et su de la communauté, tout en exprimant le souhait de quelque chose de différent de ce que les candidats proposent.
  • il contribue à la mesure de la légitimité d’un groupe ou d’un élu ; si quelqu’un est élu avec peu de bulletins blancs, ses décisions seront peut-être mieux respectées parce qu’il recueille l’assentiment positif des électeurs. Inversement, une forte abstention ou de nombreux votes blancs ou nuls, laissent penser que l’élu reflète moins fidèlement la volonté majoritaire, et une moindre adhésion à ses choix politiques ou stratégiques.
  • l’électeur peut ne pas avoir trouvé de candidat ou de parti politique qui corresponde à ses idées, mais ainsi tenir à manifester sa déception par un vote, plutôt que par l’abstention. Il indique alors peut-être qu’il ne remet pas en cause le principe des élections ni leur utilité.
  • si le chiffre des votes blancs est publié et qu’il est non négligeable, il peut appeler à susciter de nouvelles candidatures pour les élections suivantes, voire à créer de nouveaux partis politiques qui chercheraient à capter les voix de cette « réserve de votants », ceux-ci ne se reconnaissant ni dans les candidats en présence, ni dans leur programme.

Pourquoi en parle-t-on encore, après les élections législatives?

L’Assemblée nationale a rejeté, dans la nuit de vendredi à samedi, la prise en compte du vote blanc dans le décompte des résultats à la présidentielle.

La prise en compte du vote blanc dans le décompte des résultats à la présidentielle, portée par des députés Constructifs avec le soutien des MoDem, socialistes et Insoumis, a été rejetée par l’Assemblée nationale dans la nuit de vendredi à samedi. Pour l’élection présidentielle, l’amendement, rejeté par 124 voix contre 54, visait à ce que les bulletins blancs entrent en compte pour la détermination des suffrages exprimés et qu’il en soit fait mention dans les résultats.

La ministre de la Justice, Nicole Belloubet, a objecté notamment que la comptabilisation des votes blancs à part des nuls était d’application récente et qu’il était préférable d’attendre pour envisager une telle modification. Le président du Modem, Marc Fesneau, parti allié du groupe majoritaire REM, a lui soutenu un amendement allant à ses yeux «dans le bon sens».

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