Ma blonde est vraiment cool

Les couchers de soleils sont assez épiques.

Aujourd’hui il y a une chose qui me manque vraiment du Québec. C’est pas une douche chaude ni une bonne IPA de Pit Caribou. Ça fait à peine un peu plus que 2 semaines que je suis parti pis j’me sens comme les premières semaines quand j’ai arrêté de fumer: Il me manque quelque chose. Si j’ai reçu un coup d’pied dans la face de magnitude GSP y’a quelques jours, là c’t’un Jacknife Powerbomb qui viens de me couper l’souffle. J’m’ennuie d’ma blonde.

C’est sûr que j’m’ennuie un peu de mes amis, de mon band, d’mes neveux/nièces pis d’la IPA aussi. Sauf que sans ma blonde, j’ai l’cordon du coeur qui traîne dans marde. Vous allez peut-être me trouver un peu moumoune, mais à chaque fois que j’vois des p’tits culs se frencher à moitié cachés dans un cadre de porte ou au parc, j’pense à ma douce pis j’viens les yeux pleins d’eau. J’ai l’goût d’brailler comme une femme enceinte qui s’rend compte qu’y a pu un morceau de linge qui lui fait. Ça arrive souvent, parce qu’ici les jeunes se cachent dans la rue pour se bécoter, ils peuvent pas faire ça dans leur chambre ou dans l’salon chez eux. C’est probablement parce qu’ils partagent leur chambre avec cinq autres personnes mais aussi parce que c’est super catholique, même les écoles sont administrées par l’église. Un peu comme le Québec des années soixante, pas que j’étais là mais c’est comme ça que je l’imagine basé sur c’que mes parents m’ont raconté.

En 1976, il y a eu un grand tremblement de terre au Guatemala , environ 23 000 personnes sont mortes et 77 000 blessées. Ça a aussi laissé des cicatrices sur les églises qui sont toutes brisées maintenant.
“All major changes are like death. You can’t see what is on the other side until you get there.”
 — Ian Malcom (Jurassic Park)

Bref, ma blonde me manque tellement que j’mesure l’espace pis le temps qui nous séparent, soit 1,274,712 secondes et 5486 kilomètres en ce moment. Selon google, ça prendrait 1114 heures à pied pour faire le chemin, une chance qu’y a des avions. J’prends la peine de préciser la distance et le temps parce qu’on a tendance à séparer les deux comme s’ils étaient pas liés mais en vrai, l’un n’existe pas sans l’autre.

Même si on se parle pis qu’on se voit sur FaceTime presqu’à tous les jours, je reste insatisfait. Deux sens sur cinq, c’est pas suffisant. Faque là, j’vas vous dire à quel point ma blonde est cool.

Ma blonde est tellement cool qu’elle m’a même pas posé de question quand j’lui ai dit que j’avais besoin de partir pis que j’savais pas quand j’revenais. Elle m’a pas fait de chantage, elle a même pas essayé de me retenir. Elle m’a juste dit que j’allais lui manquer, qu’elle avait peur mais qu’elle m’encourageait à suivre mon instinct, qu’elle me comprenait. Pour moi, y’a rien de plus important que la liberté, je pouvais pas demander mieux.

Ma blonde est tellement cool qu’elle prend le temps de réviser et corriger tous les textes (sauf celui-ci) qui vont sur ce blog même si elle est super occupée avec l’université.

Ma blonde est tellement cool qu’elle a accepté de venir me rejoindre au Mexique pendant sa semaine de relâche, dans 1,274,532 secondes.

“If you love life, don’t waste time, for time is what life is made up of.”
 — Bruce Lee

Ma blonde est tellement cool qu’elle défie la continuité de l’espace-temps. Je sais que peu importe combien de temps on peu passer sans se voir, dès qu’on va se retrouver, ça va être comme si à peine une seconde s’était écoulée.

J’imagine que j’vais m’habituer à la voir moins souvent pour un p’tit bout, après tout ça fait juste 2 semaines que j’suis parti. En attendant, j’ai un volcan à monter.

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