Margaux: Voyager sans avion et sans limite de temps!

Traveler On Stage #7 à Paris, Hasard Ludique, 100 Personnes le 06/12/17

#Hasard Ludique

Bonsoir à tous! Je m’appelle Margaux mais avant de vous raconter mon histoire, j’aimerais savoir si vous aviez déjà pris l’avion pour partir en voyage? Oui? Et bien moi aussi je le faisais avant, mais ça comme on dit, c’était avant…

#Décision

… parce qu’il y a plus d’un an avec mon copain Julien, on a décidé de démissionner de nos CDI. Mais qui dit démission dit fin des rentrées d’argent… Alors partant du célèbre principe que le temps, c’est de l’argent, on s’est dit qu’on allait voyager sans limite de temps en utilisant tous les moyens alternatifs pour voyager (stop, hébergement chez l’habitant) mais surtout de le faire sans avion!

# Ecologie

Derrière cette idée un peu folle, il y a d’abord notre sensibilité écologique qui parle. Savez-vous qu’un aller simple pour Paris-Sydney (en Australie) en avion émet 3,6 tonnes de CO2 dans l’atmosphère, par personne? C’est juste énorme! Alors du coup on s’est fixé comme challenge d’aller en Australie en stop pour avoir une empreinte carbone proche de zéro.

#Surprises

Grâce à cette façon de voyager, on a eu de belles surprises! Comme aller dans des pays où on aurait jamais pensé y aller, tel que le Kosovo. Vous nous auriez demandé avant notre aventure, on vous aurait répondu: “c’est un pays pas sûr du tout, en ruines…” Et bien pas du tout! Les gens là-bas ont été super accueillants et les paysages absolument magnifiques.

# Découvrir

On a aussi pu découvrir des régions pas vraiment conseillées aux touristes, comme la région kurde au sud-est de la Turquie, à quelques kilomètres de la frontière syrienne. On s’est fait accueillir comme des rois: invités à prendre le thé partout, et surtout on a pu visiter des sites grandioses comme celui de Nemrut!

# Prendre son temps

En prenant notre temps, on a pu s’affranchir d’un décalage horaire brutal, en voyageant étape par étape, au gré de nos envies. On décide nous-même de notre itinéraire de voyage! Si un endroit nous plaît: on y reste! Et à l’inverse, on part très vite d’endroits un peu moins plaisants…

# Itinéraire

Mais l’itinéraire se fait surtout en fonction du stop, notre moyen de locomotion. On traverse les pays par les grandes ou petites routes, parfois dans les cols de montagnes, ou bien en bord de mer, traversant des petits villages paumés… On s’arrête lorsque le paysage devient somptueux, on rencontre des chauffeurs bien sympa: le transport fait partie du voyage en lui-même!

# Rencontres en stop

Et en parlant de chauffeurs d’autostop, on peut dire qu’on en a rencontré un paquet: 461 pour être exact! Le stop a permis de faire sauter les barrières sociales: on a arrêté des jeunes, des vieux, des riches et des moins riches… Certains nous ont avancé, d’autres offert un repas… voire carrément un lit pour la nuit!

# Rencontres tout court

Et puis on a aussi fait des rencontres tout court. D’abord celles avec nos hôtes: 122 hôtes au total en 13 mois de voyage! Mais la rencontre qui nous aura le plus marqué, c’est celle avec Sweet, un migrant afghan: il a parcouru en 4 mois à pieds la distance Afghanistan-Belgrade (Serbie) là où on l’a rencontré!

# Volontariat

A Belgrade d’ailleurs, on fera du volontariat pour des organisations humanitaires. On a également réalisé d’autres missions de volontariat au cours de notre voyage: du babysitting, de l’aide à la ferme, de l’hotellerie, et des travaux de rénovation dans une maison à Venise! Cela nous a permis de s’intégrer à la vie locale, d’apprendre de nouvelles compétences mais surtout de visiter les environs!

# Pas de guide

Partis sans guide de voyage, on s’est laissés guider par les conseils des locaux qui connaissent très bien leur région. Ils ont pu nous conseiller au mieux en fonction de nos envies — alors pour des gens plutôt “nature” que “musée” comme nous, on a pu se régaler comme ici dans le parc national du Pirin en Bulgarie!

# Lieux méconnus

Toujours grâce à leurs conseils, on a pu visiter des lieux beaucoup moins connus comme cette petite crique en Albanie. Pourtant en haute saison, il n’y avait pas foule ce jour-là: on a eu que l’embarras du choix pour poser notre serviette et on s’est pas bousculé pour nager dans cette eau bleue turquoise, très bonne au passage!

# Visiter hors saison

On a aussi visité des sites touristiques plus connus, mais hors saison! Avez-vous reconnu la cascade principale du parc Plitvice en Croatie, sous la couche de neige et de glace? Je peux vous dire que ce jour-là, par -15°C, il y avait quasi personne et que le prix d’entrée s’est monnayé 5 fois moins cher qu’en temps normal!!

# Hôtels gratuits

Un autre avantage à voyager hors saison, ça a été de se faire héberger gratuitement dans des hôtels puisque personne ne les réservaient. La dernière fois que cela nous est arrivé, c’était en Cappadoce en Turquie: 4 nuits dans une chambre troglodytique, à deux pas des cheminées de fées et des montgolfières! Instant féerique!

# ULM stop

Voyager sans avion ne veut pas dire que l’on ne va pas… s’envoyer en l’air! En Bulgarie, on a pu monter à bord d’un ULM piloté par le père de notre hôte, lors d’un festival de folklore bulgare. 15 minutes de vol au dessus d’un lac, avec toutes les sensations que procurent un décollage et un atterrissage, le vent en pleine face en plus!

# Economies

On en arrive à un point crucial: l’argent. Je vous disais au début être partie de l’adage “le temps, c’est de l’argent”. Mais qu’en est-il? Et bien en 402 jours de voyage, on a dépensé en moyenne 3,20€/jour et par personne, tout compris. On ne s’est pourtant privés de rien et on a réussi à prouver que l’adage disait vrai!

# Souvenirs

Mais au final, plus que le côté économique et écologique, avec notre façon de voyager on a pu se crée une multitude souvenirs précieux, grâce aux rencontres faites sur notre route, aux instants uniques que l’on a vécus, à la beauté des paysages traversés…

# On repart

C’est pour cela que nous allons repartir, fin Janvier 2018, toujours sans avion et en prenant notre temps! Et vous, seriez-vous prêt à voyager sans avion maintenant?

Un grand merci à mon compagnon de voyage, Julien, et à l’équipe du TOS! Vous pouvez nous suivre sur notre blog et pages, www.serialhikers.com