Atopique & atypique
nicodev
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Atypique, atopique : ça semblait un jeu de mots et ça ne l’est pas que. Comme la plupart des jeux de mots, en fait (la forme fait sens, toussa toussa…), mais c’est une autre histoire.

Se pose, ainsi, la question des territoires, et des frontières entre ces territoires, certaines plus poreuses que d’autres. Comme s’il y avait des sortes de continents permettant la (presque) libre circulation entre les régions : celui de la créativité, par exemple, où on peut être écrivain / webdesigner / joaillier ; ou celui du “corps”, où on peut être médecin / sportif de haut niveau, etc. Pour l’autre (les autres), il est alors possible de reconstituer une identité presque unifiée sur la base de cette appartenance à un continent.

C’est une explication que j’ai moi-même souvent fournie (en d’autres termes, mais selon la même logique) à celles et ceux qui s’étonnaient de mon parcours atypique : je traçais les contours de ce continent où toutes mes activités pouvaient être reconnues comme apparentées les unes aux autres, par une caractéristique au moins. Et c’est sans doute, aussi, une explication que je me suis donnée à moi-même, à une époque où le regard qu’on posait sur moi m’amenait à douter de ma propre cohérence…

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