Architecture et développement durable - Comment préserver la nature tout en l’habillant?

Du haut de ses 14%, la liste Ecologie-Les-Verts a su profiter de la popularité de la thématique du climat lors des dernières élections européennes. Sujet très « à la mode », notamment chez les jeunes, l’écologie est couramment employé pour désigner les interactions entre les sociétés humaines et leur environnement. Les secteurs de l’architecture et de la construction sont également directement concernés par ce sujet.
Au XIXème siècle, l’architecture n’a plus d’autres choix que de concilier aspirations individuelles et contraintes collectives. Nul ne peut aujourd’hui ignorer à la fois les limites physiques de la planètes, les exigences sociales et les contraintes due à l’environnement et à l’économie. Le secteur de la construction est considéré comme décisif dans l’évolution de l’économie ou bien même dans la préservation de la planète. En effet, en France, plus d’ 1,2 million d’actifs proviennent de ce secteur. Ce chiffre illustre sont importance économique. Cependant, selon de nombreux experts, le secteur du bâtiment représente environ 40% des émissions de CO2, 37% de la consommation d’énergie et 40% des déchets produits.
Pour cette raison, les architecte montent au front et se mobilisent. Dans un premier temps, l’Ordre des architectes — qui se revendique comme regroupant des experts qui délivrent cette dimension durable de construction — a su s’adapter. Afin de répondre à ces nouveaux besoins, l’Ordre des architectes soutient l’ensemble de ses confrères et entend : conférer à l’architecte la responsabilité d’éclairer le citoyen sur la dimension durable du bâti, donner à l’architecte un rôle d’acteur dans l’intégration de la dimension durable et faciliter l’expression de l’architecte sur les enjeux de développement durable. Il faut tout de même comprendre que le développement durable remet en cause les pratiques de construction du siècle dernier. De ce fait, l’Ordre des architectes a décider d’effectuer un sondage auprès de ses confrères. Selon ce dernier, 83% pensent que c’est un moyen d’améliorer la qualité globale des projets. De plus, le Conseil national de l’ordre a lancé une plateforme numérique réunissant le plus de ressources possible afin d’aider les professionnels. Cette plateforme regroupe des projets afin de travailler et construire de manière plus durable. Le Grenelle de l’environnement avait également posé sa pierre à l’édifice à ce sujet. Il avait été pointé, très précisément, les objectifs du secteurs pour les décennies à venir qui peuvent se résumer à quatre enjeux principaux : l’énergie dans la construction, l’aménagement d’éco-quartier, la dynamisation de la filière bois et la réorganisation de l’ingénierie.
Bien que des modifications soient nécessaires, l’enjeu de l’innovation se confronte à une problématique du changement. Les enjeux économiques, écologiques et sociaux, tout trois en interaction avec le développement durable, l’hypothèse d’une économie en mutation rentre en compte. En effet, le développement durable nécessite de penser autrement les rapports économique et les mécanismes de fonctionnement. La durabilité affecte le choix des matériaux et les techniques de constructions qu’il faut rendre plus économes en énergie et plus conformes à une gestion des déchets maîtrisée, mais qui demandera ainsi des ressources plus coûteuses.
Entre économie et durabilité, développement durable et innovation, nombreux sont les champs d’actions mais tous ont un coût. Comme disait Lavoisier, « Rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme ». L’Homme doit ainsi penser à transformer s’il ne veut pas perdre sa maison.
https://issuu.com/ordre-national-des-architectes/docs/les_architectes_et_le_developpement
https://www.cairn.info/revue-courrier-hebdomadaire-du-crisp-2006-12-page-5.htm
