Il y a quatre ans, j’ai décidé d’être libre.

Free. Freelance.

Fred Zeller

Lorsque je suis sortie d’école de commerce, seuls deux choix s’offraient apparemment à moi : être salariée ou entreprendre. Je me suis essayée environ 3 ans à la première option, à deux reprises à la seconde. Et puis j’ai fini par trouver une troisième voie. De fait, je ne connaissais personne ayant fait les mêmes études que moi ayant fait ce choix. C’est en coworkant dans un atelier collectif avec des amies graphistes freelance que l’idée a commencé à germer en moi.

Et puis, à un moment chaotique de ma vie j’ai fait la rencontre de Pierre Rabhi. Son discours m’a saisie. Le lendemain je prenais la décision de me lancer à mon compte, au service de la transition écologique et humaine.

Pour faire quoi ? Ce que je savais déjà faire : accompagner stratégiquement, orchestrer la communication… pour des projets qui font sens, pour des causes.

Il n’a jamais été aussi simple de se lancer : avec le statut de microentrepreneur, l’ACCRE, les plateformes de mise en relation pour des missions, les réseaux sociaux, les espaces de coworking… Toutes les conditions sont réunies pour qui est tenté par l’expérience.

Alors oui, c’est facile de se lancer. Mais après ?

Pour se faire connaitre, les réseaux sociaux sont incontournables, l’e-réputation, essentielle. Mais le contact humain est encore plus puissant. J’ai multiplié les participations à des événements, ateliers, conférences, salons, et de fait, j’y ai rencontré mes premiers clients. Une carte de visite est un outil incontournable. N’hésitez pas à vous distinguer par le design, un message… Voici la mienne, qui n’a pas changé depuis mes débuts ! Comme quoi je suis restée à peu près alignée avec mon positionnement initial ;).

La suite de l’histoire ? C’est une série d’opportunités saisies, de belles aventures collectives, des alliances de freelances qui travaillent ensemble, s’entraident, du bouche-à-oreille efficace… et puis aussi des coups durs, des (petites) traversées du désert, pour lesquels je remercie amis et famille pour leur soutien sur tous les plans !

Etre freelance c’est être hors cadre. Etre libre, c’est se fixer ses propres règles. J’ai mis du temps à trouver comment m’organiser sans pression externe. Et le bullet journal est arrivé dans ma vie. Le mien est minimaliste, c’est un outil de productivité et d’allègement de la charge mentale. Ma discipline se résume à peu près à cela. Et la procrastination recule chaque jour un peu plus !

Au bout de 4 ans, j’ai appris beaucoup plus de mes erreurs que de mes succès, et, même dans les moments de doute, jamais je n’ai regreté ce choix. J’estime avoir eu une chance immense de travailler sur des projets aussi fantastiques que En Quête de Sens, Le Chant des Colibris, Food Transition, et maintenant Hubert Reeves — la Terre vue du Coeur… pour n’en citer que quelques uns.

Donc aujourd’hui, je mesure la chance que j’ai de travailler et que ça ait du sens, je remercie ceux qui m’ont aidée à me lancer, ceux qui m’ont fait confiance, ceux qui m’ont aidée financièrement, ceux qui ont juste été là. Et tous ceux avec qui j’ai travaillé !

Si toi aussi tu cherches la liberté, heureux sois-tu !