Ma première année en CDI

Cela fait maintenant un an que j’ai fini mes études. Un an que je suis en poste chez Lesterius. Un an que j’ai emménagé à 200 kms de ma famille. Un an que je me responsabilise pour vivre, avoir une vie sociale, faire des courses pour 3… Retour sur cette année cruciale faite de décisions d’adultes et de rêves d’enfants.

Le diplôme

Si on revenait un an en arrière, je viendrais tout juste d’obtenir mon Master 2 en management de projets web et stratégie digitale. 5 ans d’études supérieures dont 3 en alternance venaient de prendre fin d’un coup, me laissant un goût amer de la vie étudiante dont je n’ai pas su/pu profiter.

Alterner études et emploi m’a permis de comprendre le monde des grands : l’appréhension du stress, les défis du quotidien (voulus ou non) et les sacrifices engendrés.

En fait, je n’ai eu de répit que pendant 2 semaines. Je suis partie si vite de la région parisienne que je n’ai même pas pu assister à ma cérémonie de remise de diplôme.

L‘offre

Comme tout jeune diplômé, j’ai dû faire un choix.

Il y a celles et ceux qui ne savent pas encore et qui laissent le temps au temps, d’autres qui partent dans un fabuleux tour du monde en 365 jours, il y en a qui vont opter pour la méthode “je fais ça pour l’instant, j’attendrais de voir si ça m’plaît ou pas” ou même certains qui vont suivre une formation plus poussée voire changer de voie, moi j’étais décidée à trouver un vrai boulot. Un vrai de vrai.

J’avais hâte de trouver ma place.

Je m’étais orientée vers des incubateurs et autres pépinières d’entreprises à Paris pour commencer. J’étais encore chez mes parents à l’époque, au bout du RER A côté Est. Il faut savoir que je n’ai pas toujours vécu près de Disneyland Paris, je n’ai pas toujours eu de pass annuel pour aller aux attractions tous les vendredi soirs jusqu’à la fermeture du parc.

Quand j’étais petite, ma famille et moi habitions en cité, à Stains. Puis nous avons emménagé en ville, pour ensuite nous installer à la campagne.

J’étais motivée par mon besoin de bouger et d’avoir mes propres projets.

Mon expérience, je pense la devoir surtout et avant tout à mes formations en alternance et emplois passés. J’ai un background “startup”, plutôt axé sur l’IT et l’innovation en général, j’ai toujours bossé avec des geeks.

J’étais impressionnée par la multiculturalité que pouvaient avoir les membres d’une même équipe et par cette forte appétence à partager leurs compétences. De ce temps-là, j’aimais déjà beaucoup cet état d’esprit, et d’ailleurs je le rencontre encore au quotidien.

Après avoir enchaîné des entretiens avec de nombreuses sociétés (qui ne voulaient pas de moi à cause de mon « jeune âge », de mon « trop peu d’expériences »…), je me mis à postuler chez Lesterius tout à fait par hasard en cherchant dans l’annuaire de l’association des Normandie Web Xperts.

Suite à des appels Skype et des rendez-vous IRL, j’ai signé mon contrat à durée indéterminé à temps plein en octobre 2016.

On m’a fait confiance dés le début.

Sauf que je ne connaissais pas FileMaker

La société dans laquelle je travaille propose de la consultance, du coaching, du développement de solutions logicielles sur mesure, des stages de formation et de l’hébergement. Le tout, à travers et autour de la plateforme FileMaker. J’aurais été foutue si je ne savais rien de cette techno, d’autant plus que ma mission était de communiquer dessus.

En une semaine j’étais de fait entrée en immersion dans les conférences francophone (Avignon) et néerlandophone (Anvers). Même pas peur de parler anglais et de faire des selfies avec des personnes haut placé !

Et puis, au fur et à mesure de l’année, j’ai commencé à aimer la plateforme et à m’y retrouver dans la très grande communauté.

Il m’a fallut seulement une journée de formation pour me convaincre de la facilité d’utilisation de la plateforme FileMaker.

J’avais passé une semaine à Paris pour être formée à l’aide d’un collègue. J’étais ravie d’en savoir plus sur cette filiale d’Apple (moi qui au départ était équipée que d’appareils Android).

Un mois plus tard j’étais contente d’avoir créé ma première app mobile qui permettait de lister des idées de cadeaux personnalisés, de dire si oui ou non on l’avait offert, à qui et à quelle occasion. (Oui oui, c’était une bonne idée à la base)

J’étais excitée à l’idée d’organiser mes premiers grands événements

Toujours en rapport à mon travail j’ai pu prendre mes marques à travers

  • Des réunions sur 2 jours à Lille et Arras pour près de 35 personnes

C’est une initiative qui a pour objectif de rassembler les équipes française, belge et hollandaise autour d’une thématique, de projets, pour travailler ensemble et partager ses connaissances. On se voit tous, on bosse et on partage un repas ensemble ! Si c’est pas génial ça !

  • Des présentations FileMaker 16 dans toute la France

à distance depuis mon bureau et aux bureaux d’Apple

en France, à Rouen

aux Pays-Bas cette année, à Leiden

Le terme communauté prend tout son sens lors de ces conférences. Tout le monde se connaît et se donne rendez-vous chaque année. Je n’avais jamais vu autant de convivialité dans un événement auparavant. Aujourd’hui je mets des visages sur des noms et je suis certaine de les retrouver l’année prochaine !

J’ai rencontré les bonnes personnes au bon moment

Que ce soit

Pour ma carrière
Pour mon réseau pro
Pour ma culture générale

et je me suis fait des amis !

Ce que je retiens de cette année

J’ai foncé, par amour

Ça faisait 4 ans que j’étais en relation à distance avec mon copain à Rouen, et comme j’étais en recherche (hyper)active d’un travail, je me suis dit pourquoi pas m’installer là-bas.

Le confort et le coût de la vie

Rouen c’est le petit Paris, c’est la jolie ville aux jolies petites ruelles qui commence à bouger son derche pour les jeunes comme moi et aussi côté numérique et innovation. C’était idéal.

J’ai emménagé dans une ville dont je ne connaissais que le McDonald’s et les Docks 76.

J’ai payé un double loyer pendant 2 mois

Le charme de mon appartement 1 pièce aux poutres apparentes s’est transformé en un Titanic dépourvu d’électricité. Il y avait une fuite d’eau dans le mur commun de la cuisine et la salle de bain, impossible de cuisiner ou même d’avoir de l’eau chaude. Je n’avais pas le choix : pour quitter l’appartement il me fallait aller au bout des 3 mois de préavis.

Heureusement, et ce pendant 3 mois, j’ai pu être hébergée. D’où l’intérêt d’avoir quand même des repères dans une ville qui n’est pas la nôtre.

Un mois plus tard j’avais trouvé un nouvel appartement. Maintenant tout va mieux et je ne suis pas à plaindre, je vis dans un 45m² presque en bord de Seine !

Mon appartement est un catalogue Ikea

Au départ j’ai investit dans le strict nécessaire au cas où je devais partir de cette ville. J’avais peur de ne pas m’y plaire.

Nous avons dormi sur un futon pendant 6 mois.

Ce qu’on ne nous dit pas : une table ou un meuble TV coûtent minimum 150 euros, une gazinière 250, un lit et sommier 300 et un frigo 300. Le coût de l’électricité et du gaz je n’en parle même pas.

Les prix des transports par contre ont été une révolution. 20 euros par mois dans la métropole rouennaise, au lieu des 70 en région parisienne !

Autres anecdotes

J’ai arrêté de bloguer, j’ai réessayé puis j’ai ré-arrêté

J’avais pourtant communiqué mon site à toutes les agences de communication que je connaissais de mon “passé de blogger”, mais le temps et l’inspiration m’ont manqué. Je me fais aussi la promesse d’écrire bientôt sur des sujets qui me tiendront à cœur.

J’ai perdu un être qui m’était cher

Ce qui est difficile quand on est loin de sa famille. J’ai passé Noël dernier à l’hôpital et s’il m’aurait fallu choisir j’aurais fait pareil sans hésitation.

Mais …

Je me suis auto-formée

En ayant validé mon certificat d’auteure de livre pour enfants

ET en débutant ma formation en psychologie positive !

Grâce à tout ça, j’ai la sensation de m’accorder du temps et de grandir, de changer

en bien.

et puis, comme j’ai la bougeotte :

J’ai voyagé en Europe toute seule

Glasgow

et accompagnée

J’ai vu une sirène à Copenhague ;

manger un currywurst à Berlin ;

fait les magasins à Londres.

J’ai découvert un autre continent

Les Etats-Unis d’Amérique : Phoenix, en Arizona

Une semaine grandiose à l’occasion de la FileMaker DevCon, nous étions 10 de la société à y aller fin juillet dernier. 10 sur les 1600 participants annoncés… Ce chiffre est effrayant comparé à nos 220 français et belges/néerlandais que l’on accueille aux conférences annuelles.

Mais que dire, l’organisation et l’ambiance étaient bonnes ! L’hôtel Marriott était magnifique, le cadre était vraiment extraordinaire. Gros + pour l’accueil et la gentillesse des américains, pour la bouffe et pour la propreté de tous les lieux traversés. Je suis revenue avec une image positive de ce pays et je compte y retourner, confiante.

Nous avons eu aussi l’opportunité de nous balader au Grand Canyon Village. Une première pour beaucoup d’entre nous.

Quelques chiffres fous

Depuis le début de l’année, soit janvier 2017, j’ai pris 41 fois le train, 8 fois le bus pour traverser la France et 8 fois l’avion. (véridique, ces nbres peuvent encore augmenter)

J’ai passé 9 commandes AlloResto et 37 commandes Deliveroo pour surmonter la canicule, l’hiver, les gens et me réconforter dans ma flemme de préparer des gamelles pour déjeuner.

J’ai été le parasite officiel de 2 comptes Netflix (hommage à vous qui m’avez prêté votre compte) : en un an, j’ai aligné plus de 10 séries et 4 animés à mon compteur. D’ailleurs, Stranger Things saison 2 sort demain. Adieu.

Bon, je vais arrêter de raconter ma vie avant que ma story ne parte en cacahuètes.

Mes conseils en tant que “sortante d’école”

Le temps passe vite.
L’argent part vite. Les APL disparaissent.
Mettez de côté, les impôts arrivent.

:-)

Non sans blaguer, ma première année en CDI fut une année pleine de rebondissements. Je ne pensais vraiment pas écrire un article dessus !

Je suis consciente de la chance que j’ai.

3 moments phares :

  • Mon déménagement,
  • La joie sur mon visage à la découverte de mon premier bulletin de paie,
  • Le voyage aux US.

Si j’avais un conseil à transmettre ce serait d’écouter votre intuition.

Ma to-do list pour l’année prochaine

  • Progresser. Découvrir de nouveaux outils Marketing. Apprendre à les utiliser.
  • Anticiper tous les petits détails à prendre en compte pour chaque événement.
  • Passer mon permis.
  • Devenir propriétaire.
  • Faire un régime !!!

Le 26 octobre 2017

Marina
23 ans

Responsable Marketing du groupe Lesterius.