
Retrouver ma liberté avec la danse-thérapie
Après vingt années de modern-jazz, un jour d’hiver à Québec j’ai découvert la danse-thérapie. Une révélation dans ma vie de femme, de danseuse, d’artiste, d’entrepreneure. Cette danse a changé mon rapport aux autres et à moi-même, et m’a conduite sur une nouvelle voie de développement personnel.
De la recherche du geste parfait…
Dès le plus jeune âge, je suis un bébé qui se déguise et se déhanche sur la musique. Comme beaucoup de petites filles, j’ai ressenti très tôt cette envie de me défouler sur les parquets. J’ai commencé par la danse classique, fière de mon tutu. Puis, l’envie d’un cadre moins strict m’a poussé à choisir le (modern-)jazz.
J’ai fini par trouver mon bonheur, dans une école de quartier qui a déménagé à Montreuil depuis peu : La Petite Ecole de Danse qui nous donne la merveilleuse occasion de nous représenter chaque année au Casino de Paris.
Loin d’être danseuse hors-pair, lors de ces cours, surtout à l’adolescence, j’observe chez moi une timidité face aux membres du groupe, une peur tenace du regard et du jugement des autres, et de perpétuelles critiques envers moi-même quant à mon niveau ou à mon image.
La danse académique possède le défaut de sa qualité : tendre à la perfection.
C’est un sport, également un art, qui pousse à dépasser ses limites, à monter en compétences, à déployer les moyens nécessaires pour atteindre un objectif : celui du geste parfait. Un mélange ambitieux entre excellence, détermination, rigueur et grâce, qui se doit de respecter les codes de la danse en question.
C’est un cadre remarquable pour cette partie de moi qui a besoin de ce travail précis et concret, où le mouvement se trouve être “bon” ou “mauvais”. Cette recherche rationnelle de résultats où rien n’est jamais acquis et force à se dépasser. C’est également une école du “beau” où j’y ai appris l’élégance du mouvement, l’esthétisme du corps.
…A l’expression du geste juste.
La danse me manque. Je suis partie à Québec pour une année et j’ai envie de tester d’autres choses. En cherchant j’ai trouvé cette jeune femme, Angélique Amyot, qui donne des cours de danse-thérapie. Je m’inscris sans savoir à quoi m’attendre. J’ai simplement envie de bouger mon corps.
Ici, aucune chorégraphie, aucun pas imposé.
Ce n’est pas non plus une danse déchaînée ou timide de boite de nuit.
Simplement exprimer ce qui est au moment présent. Simplement explorer, visite, jouer, ressentir et partager.
Encore à la recherche de ce mouvement parfait, il m’est inconfortable de complètement lâcher-prise et de ne pas me préoccuper du regard des autres. Des années de danse académique m’ont conditionnée à une certaine idée reflétant que le mouvement doit paraître beau, cohérent, structuré. Un messager intentionnel d’une histoire à raconter.
Durant ces sessions d’exploration, nous sommes ensemble pour mettre de la conscience sur nos ressentis et nos émotions.
Reprendre contact. Respirer. Observer à l’intérieur de soi et à l’extérieur aussi. Reconnecter avec les parties de son corps, avec les différents espaces.
Voyager dans les rythmes, dans les nuances, les intensités, les subtilités, l’abstrait, l’invisible. Sans aucun but autre que celui d’être.
Aucun autre geste n’est plus parfait que celui qui naît dans mon bras à ce moment précis, et qui est en train de traverser mon corps pour émerger à la surface du monde, de mon monde.
Rien d’autre n’aurait pu s’exprimer à travers moi à ce moment précis que ce geste qui a été mis en mouvement et donné à voir, à partager, à vivre.
Etre. Réapprendre à être. Avec moi. Avec les autres. Avec l’art et l’instant. Avec l’émotion et l’énergie. Sans “bien”, “beau”, “plaire”, “mieux”.
Une découverte qui a changé mon rapport à mon corps, au regard que j’avais sur lui. Egalement, mon rapport aux autres, hommes et femmes. Une libération du rythme et de la mélodie instinctives qui se trouvent en moi. Une pratique qui m’a permis de contacter une créativité endormie, des émotions refoulées, des douleurs enclavées.
Puis, j’ai complètement changé de voie.
Lorsque j’ai co-animé pour la première fois un atelier sur le mariage entre l’écriture et la danse. Les larmes aux yeux, le cœur déployé, le ventre irradié d’une puissante intuition, j’ai su. J’ai su que je voulais continuer de partager cet élan de reconnexion et de libération de soi.
J’étais formée pour être manager, puis consultante. J’ai tout plaqué pour animer des ateliers de développement personnel à la croisée des disciplines, entre écriture, danse et hypnose, où chacun et chacune vient réapprendre à simplement être.

Marion Soeur-Warain, hypnothérapeute, coach et facilitatrice en développement des personnes, auteure, j’accompagne les individus à découvrir, explorer et révéler ce qui existe de plus précieux en — eux.
Prochains ateliers à Paris :
