The Hacking Project : Jour 1

And so it begins…

Ça y est, c’est la rentrée pour les élèves de The Hacking Project (“THP”).


I. Une pédagogie innovante

Après avoir effectué un pré-parcours (installer quelques logiciels utiles pour la formation, taper ses premières lignes de codes dans le terminal et suivre un MOOC sur le langage Ruby), les choses sérieuses peuvent enfin commencer.

Le rendez-vous était donné à la Paillasse pour une matinée d’accueil pour la 3ème saison de The Hacking Project. Ainsi, après avoir eu la sensation de retomber en enfance (vous vous rappelez de ces rentrées où vous arriviez dans une classe remplie d’inconnus ?), les groupes se rencontrent pour la première fois. Les motivations des participants sont plurielles : certains veulent acquérir des compétences afin de devenir développeur, d’autres veulent travailler en freelance ou maitriser des outils pour créer une entreprise. Bien qu’en moyenne seulement 60% des inscrits terminent la formation, en ce premier jour, tous ont la motivation d’arriver jusqu’au bout.

Les groupes c’est un des fondements de cette formation, qui s’inspire de la méthode de l’école 42. En quoi consiste cette pédagogie inhabituelle ?
Ici, pas d’enseignants. Chacun est acteur de sa formation. THP fournit chaque jour les ressources pédagogiques nécessaires pour finir le programme journalier et à vous de les assimiler.

L’entraide est donc de mise au sein du groupe, de façon à ce que chacun puisse progresser dans sa formation, sans laisser quiconque derrière. Les futurs codeurs sont ainsi actifs dans l’acquisition de leurs compétences. Ils peuvent également compter sur la communauté (les alumni de la jeune formation) pour les aider.

II. La logistique : une gymnastique comme une autre

Contrairement à d’autres Bootcamp, THP ne dispose pas de locaux. Ce point s’avère problématique puisque les groupes ont besoin d’un lieu pour pouvoir travailler ensemble pendant les 12 semaines de formation.

Quand tu jongles tranquillement entre les cours, les projets et la logistique

C’est aux étudiants de trouver leurs lieux : café, espaces de coworking ou bibliothèques. Tout ce qu’il faut c’est une prise de courant et un accès internet. Cela rajoute donc une contrainte, puisqu’en plus de digérer la tonne de connaissance journalière nécessaire à la progression et de devoir rendre ses projets à temps, il faudra s’organiser pour trouver un lieu de travail. L’école de la débrouille, mais c’est aussi ce qui permet de proposer une formation gratuite pour tous.

III. Les premières leçons

La premiere semaine de formation constitue une introduction à l’univers du « Front », comprenez la partie visible d’un site internet (et les languages HTML, CSS et JavaScript). L’objectif pour le 3ème jour de formation est assez ambitieux : recréer la page d’accueil de Google. Pour le moment on se contente des bases : Terminal, Git et Github.

On est encore loin du fameux moteur de recherche mais on y croit. En quoi consiste les trois mots obscurs du dessus ?

Le terminal c’est cet écran noir qui nous permet de communiquer directement avec l’ordinateur. Il est présent sur nos machines depuis le début de l’informatique, même si beaucoup ont oublié son existence. Bien maitrisé, c’est un outil très puissant. Il est possible, avec un peu de pratique, de contrôler entièrement sa machine sans passer par l’explorateur.

Mon (futur) meilleur ami

Via le terminal, on découvre également Git, un système de gestion de version qui sert à suivre les changements de code dans un fichier.

Github, le site favori des développeurs

Assez naturellement, vient GitHub, qui est grossièrement la version web de Git. On pourrait qualifier GitHub de réseau social pour développeur mais ce site permet également la collaboration au sein d’une équipe, en offrant un partage de fichier en ligne (un peu comme dropbox) et la possibilité de voir qui a modifié quoi dans le code.
En somme, on espère ne plus voir de fichiers avec des noms du type “versionfinale3.5_aveclesrajoutsdeF_relectureV”.

Notre boîte à outil de développeur va continuer à se remplir au fur et à mesure que les jours avancent.

La suite des réjouissances ? Les premières notions de HTML et CSS (les langages informatiques qui permettent de créer des sites internet), l’inspection de la console (non, on ne parle pas de votre Nintendo Switch) ainsi qu’apprendre à mettre son site en ligne.

Rappelez vous qu’il y a un objectif à tenir.

Merci de m’avoir lu jusqu’au bout.

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Vous pouvez aussi lire mon premier article :


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Ed Yong
Mar 25 · 22 min read

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