Mélenchon ou comment les bobos ont appris à ne plus s’en faire et à aimer les dictatures
Leonardo Orlando
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Mouais…. c’est plein de raccourcis, d’amalgame et d’oublis. Cher confrère doctorant, un peu d’honnêteté. Oseriez-vous présenter une analyse comme ça à vos directeurs de thèse ?

1/ Elle cite les échecs économiques de ce genre de dictatures, et oublie toutes les fois où ça s’est très bien passé (Correa en équateur) ou passé normalement (Humala au Pérou, Morales en Bolivie, Mujica en Uruguay)

2/ Elle fait un amalgame selon moi très malhonnête, entre les dictatures militaires pro-américaines des années 60/70/80, omni-présentes en amérique latine, avec le reste. Il est censé parler de dictatures d’amérique latine, et il ne parle pas une fois de Pinochet, Bautista, et les autres nombreux dictateurs de son époque.

3/ Castro était un dictateur, Chavez ne l’était pas. Il était populiste, il n’a pas aidé l’économie du pays, beaucoup le détestent, sans doute. Mais son action s’est basée sur le soutien populaire. Il a fait passer une constitution des plus démocratique au monde, il a réduit considérablement l’abstention dans le pays, et il a rétablit un dialogue entre la politique et le peuple. Populiste, oui, dictateur, non.

4/ Votre analyse va dans le sens que Mélenchon n’est pas populiste. Mon entourage qui vote mélenchon, ce sont des ingénieurs, des docteurs, des intellectuels. Ces gens ne représentent pas le “bas peuple crasseux et idiot”. Ils savent avoir une analyse critique. Qu’on arrête de dire que Mélenchon est populiste, c’est ridicule.

5/ La France c’est aussi la Guyane, pour laquelle il est tout a fait normal qu’elle participe à des organisations qui favorisent le commerce en amérique latine (elle fait déjà partie de beaucoup d’organisations de ce type)

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