Mes films préférés de 2018

Oh yes, on y est.

J’avais vraiment hâte de me prêter pour une première fois à cet exercice — la liste de mes films préférés de la dernière année.

Une tâche bien plus difficile que je le pensais en commençant, je dois avouer.

J‘avais l’impression que 2018 avait été une année plutôt moyenne en termes de cinéma. Je me suis vite rendu compte qu’il y a BEAUCOUP de films dont j’avais envie de parler.

Et je n’ai pas encore tout vu.

Voici quelques films de 2018 que je n’ai pu voir encore (expliquant leur absence dans ma liste): Mid90s, If Beale Street Could Talk, Vox Lux, Green Book, Shoplifters, Suspiria, Cold War, The Old Man & the Gun, Widows, The Favourite et Wildlife.

Pour le reste, eh bien j’ai fait une sélection de 15 films que j’ai particulièrement aimés dans les douze derniers mois. Rien de très scientifique ici et je n’ai surtout pas la prétention de dire que ce sont les 15 meilleurs films de 2018.

Ceci est totalement subjectif.

J’espère quand même que ça pourra servir à les faire connaître à plus gens.

Je suis bien satisfait de cette liste. On y retrouve des trucs diversifiés; blockbusters, films indépendants, films étrangers, de la comédie, du drame, de l’horreur… Un peu de tout quoi.

Elle démontre aussi qu’on peut parler de diversité dans le cinéma en 2018 sans mentionner Black Panther, mais ça, c’est un autre débat.

Okay, let’s do this!

Mentions honorables

Bon, avant de se lancer dans la liste officielle, il y a quand même plusieurs films que je tenais à mentionner qui auraient très bien pu en faire partie.

Je considère que ceux-ci méritent aussi amplement votre attention. Alors en ordre alphabétique (et non par préférence):

J’ajouterais à cela deux puissants documentaires:

Mon top 15 de 2018

15. Isle of Dogs

Réalisation: Wes Anderson

Synopsis 🎬
Dans un Japon dystopique, les chiens sont interdits et déportés sur une île. Un jeune garçon vit une odyssée dans le but de retrouver son animal de compagnie.

Wes Anderson n’a plus besoin de présentation à ce point de sa carrière, mais le fait qu’il continue de respecter sa vision artistique sans compromis est absolument honorable.

Ce qui frappe l’imaginaire en premier lieu avec un film comme Isle of Dogs est le travail minutieux et passionné derrière l’incroyable animation en stop motion. C’est difficile de le réaliser avant de voir ce qui se passe derrière la caméra.

En plus, Anderson nous propose des personnages attachants et une histoire charmante, remplie d’humour. Le fait que le film se déroule au Japon ajoute une touche originale et rafraîchissante, surtout au niveau visuel.

La fin m’a malheureusement laissé un peu sur ma faim. Ça reste une expérience cinématographique unique et sans aucun doute l’un des meilleurs films d’animation de l’année.

“Will you help him, the little pilot?
Why should I?
Because he’s a twelve-year-old boy, dogs love those.”

14. First Man

Réalisation: Damien Chazelle

Synopsis 🎬
Un retour sur la vie de l’astronaute Neil Armstrong (Ryan Gosling) et la légendaire mission spatiale qui lui a permis de devenir le premier homme à marcher sur la lune le 20 juillet 1969.

Pour beaucoup de gens, First Man est l’une des déceptions de 2018 — une piètre performance au box-office en est peut-être la meilleure preuve. Je pense que la principale raison est que ce n’est pas exactement le film auquel on s’attendait.

Oui, la mission spatiale et le travail de la NASA sont très présents. Oui, les scènes de tests et de vols sont à couper le souffle. Mais le focus du film est l’évolution psychologique d’un homme complexe après la mort de sa jeune fille. Il s’agit avant tout d’un drame familial, très puissant.

J’aime aussi le fait que First Man ne glorifie pas la course à la lune et ne se gêne pas pour montrer les extrêmes sacrifices qui ont mené à ce moment historique de 1969.

Techniquement, les scènes dans l’espace mettent en vedette certains des meilleurs effets spéciaux de 2018.

“Mom, what’s wrong?
Nothing, honey. Your dad’s going to the Moon.
Okay. Can I go outside?”

13. You Were Never Really Here

Réalisation: Lynne Ramsay

Synopsis 🎬
Un vétéran traumatisé et violent (Joaquin Phoenix) est payé pour retrouver des enfants disparus. Lorsqu’un job vire hors de contrôle, ses cauchemars prennent le dessus alors qu’il se retrouve au cœur d’une conspiration qui pourrait bien le mener à sa mort, ou à sa rédemption.

Est-ce que quelqu’un doute encore du fait que Joaquin Phoenix est l’un des meilleurs acteurs de sa génération? Encore une fois, il disparait complètement dans un personnage tourmenté et fascinant.

You Were Never Really Here est le premier film sur cette liste que je ne conseillerais pas nécessairement à n’importe qui. C’est ambiguë, lent et plutôt violent. Si vous êtes capable de passer par dessus ça, vous aurez droit à une expérience qui reste ancrée dans l’esprit bien après le générique de fin.

Plusieurs choix scénaristiques sont réellement surprenants ce qui permet au film de prendre constamment des tangentes inattendues. La réalisatrice Lynne Ramsay ne nous donne aucune réponse facile et nous force à faire notre propre interprétation, surtout dans les dernières minutes.

Ça me fait penser que je dois rapidement réécouter ce film, parce qu’honnêtement, je suis encore sans réponse définitive. Je considère ça comme un bon signe.

“If she’s there, I’ll get her back.”

12. First Reformed

Réalisation: Paul Schrader

Synopsis 🎬
Le prêtre d’une petite congrégation de l’état de New York (Ethan Hawke) voit sa foi menacée lorsque confrontée à la tragédie, aux problèmes du monde moderne et à un passé tourmenté.

Peu de films cette année représentent thématiquement autant des problématiques de 2018. L’histoire d’un prêtre mettant en doute sa foi et sa raison de vivre devant de nouveaux enjeux, notamment les changements climatiques, est criante de modernité.

Paul Schrader a aussi écrit dans les années 70 un petit film nommé Taxi Driver. Eh bien, n’importe quel fan de ce classique de Scorsese ne peut passer à côté de First Reformed parce qu’il présente de nombreuses similarités scénaristiques.

Impressionnant de voir à quel point Schrader est capable de créer des œuvres qui sont autant enracinées dans leur époque, même si 40 ans les séparent.

Visuellement, le réalisateur offre aussi une signature unique avec son “aspect ratio” de 1.37:1. Ethan Hawke est au sommet de sa forme dans le rôle du Reverand Toller.

“I will keep this diary for one year; 12 months. And at the end of that time, it will be destroyed. Shredded, then burnt. The experiment will be over.”

11. A Star Is Born

Réalisation: Bradley Cooper

Synopsis 🎬
Un musicien populaire (Bradley Cooper) aide une jeune chanteuse (Lady Gaga) à atteindre la célébrité, même si l’âge et l’alcoolisme envoient sa propre carrière dans une descente aux enfers.

Avez-vous entendu parler de A Star Is Born cette année? Blague à part, c’est toujours rafraîchissant de voir des films qui sont à la fois des succès commerciaux et artistiques. J’ai été grandement impressionné par cette première réalisation de Bradley Cooper.

Ce dernier “shine” derrière la caméra, oui, mais sa performance devant la caméra est encore plus mémorable. Ceci était un projet de passion pour lui et ça paraît. Sa meilleure performance en carrière et l’une des meilleures de 2018.

Le reste est excellent aussi : la musique, les performances de Lady Gaga et de Sam Elliot, la réalisation des scènes de spectacle et la fin mémorable. La première performance musicale des deux personnages principaux sur scène est certainement l’une des meilleures scènes de l’année.

Le gros défaut de ce film, qui fait que je ne peux le placer plus haut sur ma liste, est le “pacing”. Le deuxième acte est un peu “rushé” et on perd la notion du temps dans l’évolution de la relation et dans la montée du personnage de Lady Gaga vers la célébrité.

“Look, talent comes everywhere, but having something to say and a way to say it so that people listen to it, that’s a whole other bag. And unless you get out and you try to do it, you’ll never know.”

10. Creed II

Réalisation: Steven Caple Jr.

Synopsis 🎬
Sous le coaching de Rocky Balboa (Sylvester Stallone), le champion de boxe des poids lourds Adonis Creed (Michael B. Jordan) fait face à Viktor Drago, le fils de l’homme qui a tué son célèbre père.

Peu de films en 2018 m’ont fait vivre une montagne russe d’émotion au cinéma comme Creed II. Il faut dire que j’étais déjà un fan du premier film de la série, mais je ne crois pas avoir été biaisé par ce fait; la suite est aussi solide.

Avec cette prémisse, ce film aurait facilement pu miser sur de la simple nostalgie et offrir du réchauffer sans intérêt. À la place on a droit à un drame sportif bien écrit avec des personnages complexes et de la tension palpable.

Oui, les scènes de boxe sont intenses, mais ce sont les petits moments de développement de personnage qui font que, au bout du compte, nous sommes complètement investis dans la quête d’Adonis Creed.

Bien sûr, tous les “clichés” de la série Rocky s’y trouvent (montage d’entraînement, speech de motivation, etc.) mais mon Dieu que c’est efficace. Maintenant que nous avons un duo d’excellent film dans la série Creed, je ne suis pas sûr que plus est nécessaire.

Finissons cela sur cette très haute note.

“In the ring, you got rules. Outside, you got nothing. Life hits you with all these cheap shots.”

9. Avengers: Infinity War

Réalisation: Anthony & Joe Russo

Synopsis 🎬
Les Avengers et leurs nouveaux alliés doivent tout sacrifier dans le but de défaire Thanos (Josh Brolin) avant que son blitz de dévastation et de ruines ne mette fin à la moitié de la vie dans l’Univers.

Eh oui. Si on m’avait dit au début de l’année qu’un film du MCU allait faire parti de mon top 10, je ne l’aurais surement pas cru. Mais bon, je ne peux pas passer à côté, Infinity War est l’un des meilleurs moments que j’ai passés dans un cinéma en 2018.

L’aboutissement d’une décennie de hauts et de bas dans l’univers de Marvel. Après 21 films.

Wow, que c’est payant!

De fabriquer une histoire cohérente avec autant de personnages et de “side stories” est un exploit en soi. De mélanger les différents tons à la perfection comme ceci est extraordinaire.

Pour la première fois dans un film de la série, on ressent un réel danger pour les protagonistes et la potentielle finalité que le vilain gagne la partie. Étonnement choquant par moment pour un genre de film qui vise normalement un grand public en évitant les tournures sombres.

Ce vilain, Thanos, est un personnage que j’ai adoré; menaçant et imposant, mais avec le charisme nécessaire pour faire comprendre son point de vue.

Moi qui commençait, comme plusieurs, a en avoir plein le c*l des films de super-héros, celui-là m’a définitivement redonné le goût de connaître la suite.

“Did you do it?
Yes.
What did it cost?
…Everything.”

8. Burning

Réalisation: Chang-dong Lee

Synopsis 🎬
Jong-su (Ah-in Yoo) rencontre une jeune fille (Jong-seo Jun) qui vivait auparavant dans le même village que lui et qui lui demande de nourrir son chat pendant un voyage en Afrique. À son retour, elle lui présente Ben (Steven Yeun), un jeune homme mystérieux qu’elle a rencontré là-bas.

Un premier film étranger sur ma liste, provenant tout droit de la Corée du Sud. Il a piqué ma curiosité il y a quelques semaines alors que plusieurs publications commençaient à en parler comme l’un des meilleurs films de l’année.

Ils n’avaient pas tort.

Un peu dans le même genre que You Were Never Really Here, il s’agit d’un film plutôt lent dans sa structure, mais qui laisse définitivement une marque et plusieurs questions sans réponse. On est laissé à assembler les pièces du casse-tête et forcé à réfléchir sur les thèmes de l’œuvre par le fait même.

Lent ne veut certainement pas dire ennuyant, car on ne sait jamais la direction que va prendre le scénario d’un moment à l’autre. Les excellentes performances du trio d’acteurs principaux servent aussi à garder notre attention du début à la fin.

Surtout Steven Yeun, que l’on connait en Amérique du Nord grâce à The Walking Dead, dans un rôle mystérieux qui menace de traverser la ligne de l’antagonisme à tout moment.

“The great hungry is a person who is hungry for survival. Why do we live, What is the significance of living? People who are always looking for these answers. This kind of person is really hungry, They called the great hungry.”

7. Roma

Réalisation: Alfonso Cuarón

Synopsis 🎬
Une histoire relatant une année dans la vie d’une femme de ménage (Yalitza Aparicio) d’une famille de la classe moyenne de Mexico City dans les années 70.

Roma est apparu sur Netflix un beau matin de décembre et s’est rapidement retrouvé parmi mes meilleures écoutes de 2018.

De loin le plus beau film des douze derniers mois au niveau de l’image. Chaque “shot”, chaque mouvement de caméra est travaillé de manière chirurgicale par la main de maître d’Alfonso Cuarón. On connaissait déjà son talent (meilleur réalisateur aux Oscars en 2013 pour Gravity), mais ici il se dépasse carrément. Surtout qu’il agit à titre de réalisateur, directeur photo et monteur.

Comme si ce n’était pas assez, il signe aussi le scénario, presque autobiographique. Il retourne à ses racines, au Mexique dans les années 70, pour raconter une histoire très personnelle, mais dans un contexte social distinct qui joue un rôle important dans le dénouement des choses.

Encore une fois, un film lent et méditatif, mais avec une fin émotionnellement poignante.

Trouvez le plus grand écran avec la meilleure qualité d’image et de son possible pour écouter celui-là!

“We are alone. No matter what they tell you, we women are always alone.”

6. Spider-Man: Into the Spider-Verse

Réalisation: Bob Persichetti, Peter Ramsey & Rodney Rothman

Synopsis 🎬
Miles Morales devient Spider-Man dans sa réalité. Son chemin croise celui de cinq de ses homologues d’autres dimensions afin d’arrêter une menace touchant ces différents univers.

Ok, on fait un petit “shift” à 180 degrés ici. En termes de simple fun et divertissement, Into the Spider-Verse remporte la palme en 2018. Je ne m’attendais vraiment pas à “triper” autant sur ce film, une réelle belle surprise.

L’histoire ici est bien ficelée, drôle, touchante et engageante. Sans aucun doute l’un des meilleurs films de super-héros des dernières années. Il réussit à nous faire oublier que c’est le quatrième reboot de Spider-Man en à peu près dix ans. 🤦‍♂️

Mais au niveau technique… WOW. Un “game-changer”.

L’animation est tout simplement débile, du jamais vu. Le montage est effréné, surtout dans les 25 premières minutes, avec des transitions souvent très originales. La musique est géniale. Bref, pas mal un mix explosif pour les sens.

Laissez tomber tous préjugés pour les films d’animation et de super-héros et courez voir celui-là. Un petit bijou.

“Where is that wind coming from? We’re in a basement.
Wherever I go, the wind follows. And the wind… smells like rain.”

5. Blindspotting

Réalisation: Carlos López Estrada

Synopsis 🎬
Pendant sa période de probation, un homme (Daveed Diggs) commence à réévaluer sa relation avec son instable meilleur ami (Rafael Casal). En même temps, il fait face aux conséquences de la gentrification dans sa ville.

Top 5, ça commence à être du sérieusement bon stock.

Si j’avais à décerner un prix pour le meilleur film ayant passé sous le radar en 2018, ce serait surement celui-ci.

Pourtant, je n’hésiterais pas à le conseiller à n’importe qui. Quel bon exemple d’œuvre qui “deal” avec d’importants enjeux, mais d’une manière très accessible et divertissante.

C’est la première fois que je vois le thème de la gentrification porté à l’écran de cette manière. Tensions raciales, brutalité policière, tout y est, mais sans un ton accusateur ou provocateur. Ça ne vire jamais au mélodrame non plus.

Au contraire, le film est drôle et rythmé. Même si aucun acteur connu ne fait partie de la distribution, toutes les performances sont solides, surtout de la part de Daveed Diggs dans le rôle central. N’importe quel amateur de rap sera charmé par sa performance vocale impressionnante dans l’un des moments les plus intenses du dénouement.

Dans une année où la discussion sur la diversité était au centre de la culture populaire, je trouve un peu dommage qu’un film comme celui-ci n’ait pas fait plus de bruit. Avec le temps peut-être!

“You monsters got me feeling like a monster in my own town!”

4. American Animals

Réalisation: Bart Layton

Synopsis 🎬
Quatre jeunes hommes mélangent la réalité et la fiction alors qu’il tente l’un des vols les plus audacieux de l’histoire des États-Unis.

Pour continuer dans la lignée des films criminellement sous-estimés, American Animals est une autre expérience cinéma complètement unique. Il s’agit à la fois d’un documentaire et d’une œuvre dramatique de fiction.

Alors que les personnages du film préparent un vol audacieux — sans aucune expérience pour la mission qui les attend — le montage est entrecoupé d’extraits d’entrevue avec les vrais hommes dont l’histoire est inspirée. On a donc droit à la narration des événements par les gens les ayant réellement vécus et la reconstitution cinématographique en même temps.

C’est un peu Ocean 11 sans les “suits”, George Clooney et Las Vegas. Sans le glamour et la glorification du “voleur professionnel”, on retrouve toute la réelle tension accompagnant l’exécution d’un tel vol.

Le cast met en vedette plusieurs jeunes acteurs prometteurs à garder à l’oeil comme Evan Peters et Barry Keoghan.

C’est drôle, c’est palpitant, c’est stressant. Mon Dieu que j’ai aimé ce film.

“You’re taught your entire life that what you do matters and that you’re special. And that, there are things you can point towards that would show you’re different, when, in all reality, those things… don’t matter. And you’re not special.”

3. Sorry to Bother You

Réalisation: Boots Riley

Synopsis 🎬
Dans un Oakland moderne, le “telemarketer” Cassius Green (Lakeith Stanfield) trouve la clé du succès professionnel le projetant dans un monde de cupidité.

Fort probablement le scénario le plus original de l’année. Certainement la meilleure comédie. J’adore quand un film est capable de mélanger humour absurde et critique sociale et ça a rarement été aussi bien exécuté que dans Sorry to Bother You.

Dans sa première réalisation, Boots Riley tire sur tout — capitalisme, racisme, corruption, etc. — sans aucun scrupule. La satire est poussée à un tout autre niveau dans plusieurs scènes. Je ne m’attendais pas à ce que l’histoire pousse aussi loin sa prémisse dans les confins de l’absurde, mais elle a su me surprendre du début à la fin.

Les fans de surréalisme sont aussi desservis, surtout vers la fin qui adopte une tangente complètement déjantée.

Il n’y a plus aucun doute que Lakeith Stanfield est une vedette en devenir.

Clairement le genre de réalisation que je vais réécouter souvent.

“Let me give you a tip. You wanna make some money here? Use your white voice.”

2. Hereditary

Réalisation: Ari Aster

Synopsis 🎬
Après la mort de leur grand-mère, une famille endeuillée est hantée par des événements tragiques et dérangeants. Des secrets sombres commencent à revenir à la surface.

Ce n’est pas arrivé souvent qu’un film d’horreur se glisse dans mes films préférés d’une année, mais Hereditary m’a totalement marqué.

Une scène en particulier, que je ne peux “spoiler” (mais qui se passe dans une voiture) m’a bouche-bée pendant plusieurs minutes. La vérité est que le “trailer” nous manipule à imaginer une certaine voie que le film devrait prendre, mais lorsqu’il prend une tout autre direction dans les vingt premières minutes, le choc est réel.

Je trouve ça génial.

Au-delà de ça, le film est réellement épeurant, surtout dans le dernier acte où les éléments surnaturels font surface. En fait, pour les deux premiers tiers, il s’agit beaucoup plus d’un drame familial frappant traitant du deuil, de la maladie mentale et de l’héritage.

Toni Colette est phénoménale dans le rôle de la mère de famille tourmentée par son passé et par la mort récente de sa mère.

Une chose est certaine, celui-là ne peut laisser personne indifférent. Pour moi, Hereditary est un chef-d’oeuvre d’horreur moderne.

“Who’s gonna take care of me?
Uh, excuse me? You don’t think I’m gonna take care of you?
But when you die?”

1. Annihilation

Réalisation: Alex Garland

Synopsis 🎬
Une biologiste (Natalie Portman) prend part dans une dangereuse expédition secrète dans une zone mystérieuse où les lois de la nature ne s’appliquent plus.

Ça y est, mon film préféré de 2018. Ironiquement, il s’agit aussi du premier film que j’ai écouté cette année, lors de sa sortie sur Netflix en janvier. Il a su rester au top de ma liste jusqu’à aujourd’hui.

2018 n’a malheureusement pas été une grande année pour le fan de science-fiction en moi, mais au moins elle m’a laissé Annihilation. Alex Garland devient définitivement dans ma tête l’un des meilleurs réalisateurs actuellement — son premier film, Ex Machina, est encore mon film préféré de 2014.

Annihilation est intelligent, mystérieux et fascinant. La prémisse originale permet au réalisateur de créer des images uniques et de défier les lois de la nature. Toutefois, ça ne devient jamais trop. Le scénario ne perd pas son focus et ne s’éloigne pas des thèmes au centre de l’histoire, et ce, même dans l’énigmatique finale.

Le genre de film que j’aimerais voir produit tellement plus souvent, parce que non les spectateurs ne sont pas “dumb” comme semblent le penser les studios.

Quoi qu’il en soit, il clôt ma liste de mes films préférés de 2018 et je pense que je ne pourrai que l’aimer encore plus avec quelques écoutes supplémentaires.

“It’s destroying everything.
It’s not destroying. It’s making something new.”

Merci d’avoir lu!

Toujours un plaisir pour moi de partager ma passion du cinéma. N’hésitez pas à faire de même en “likant”, en commentant ou en partageant cet article.

Maintenant, il ne nous reste qu’à se souhaiter un excellent 2019 sur nos écrans!