The Hacking Project — Projets finaux

Vu par une personne qui a l’habitude de travailler en solitaire

Mathilde Prouchandy
4 min readJun 25, 2020

Un contexte particulier

J’ai participé à la session THP de mars 2020, session placée sous le signe du Coronavirus, c’est-à-dire que la formation s’est déroulée à distance et non en présentiel comme prévu. Je vais donc vous parler de mon ressenti sur les projets finaux en groupe, effectués à distance, ce qui est d’autant plus intéressant puisque je m’attendais à rencontrer en personne tous les membres de mon équipe.

Cet article à pour objectif d’expliquer mon point de vue en tant que personne solitaire. J’entends par là que j’ai l’habitude de travailler seule et je n’ai jamais vraiment apprécié les travaux de groupes. Si vous êtes comme moi et que vous avez une certaine appréhension, lisez la suite !

Code & peer learning : l’immersion

Quand on arrive à The Hacking Project et qu’on a l’habitude de faire cavalier seul, on se prend un mur. En effet, le principe de base repose sur la communauté et le pair programming. Autant vous dire que j’ai beaucoup appréhendé les moments où l’on devait choisir une équipe et se trouver un binôme, surtout quand on ne connait pas les autres moussaillons, et pire, on ne les voit pas (merci la COVID-19).

THP nous a imposé de nous retrouver dans des vocaux de six personnes maximum sur Discord, une plate-forme de communication très puissante. Il faut donc se lancer et choisir un vocal au hasard, et en quelques instants, tu te retrouves à parler dans un groupe d’inconnu que tu ne voit même pas. Au début, ça fait peur, mais on s’y fait très rapidement. Les gens sont là pour apprendre, motivés et bienveillants pour la plupart.

Les huit premières semaines, on peut travailler seul sur ses projets et rendre à peu près ce qu’on veut. Je ne vais pas vous cachez que j’aime pas mal galéré et que petit à petit, je me suis rendue compte que je n’y arriverai pas seule. J’ai sollicité énormément de personnes et je pense que j’aurais perdu mes trois jokers si j’étais restée dans mon coin. J’ai vu très vite les bénéfices du peer learning.

Les projets finaux

Au bout de huit semaines, le moment que j’appréhende le plus arrive enfin : un groupe, deux projets, trois semaines de travail collectif. Il faut alors que je trouve des personnes motivées avec un projet qui m’intéresse. Après avoir lu différentes idées proposées par les autres moussaillons, je décide de rejoindre le projet “Agora”, une plate-forme qui permet aux citoyens de faire des propositions pour améliorer le quotidien de leur ville. L’aventure va pouvoir commencer.

Le premier projet de groupe consistait en la création d’une boutique en ligne. Avant de commencer, nous avons décidé de tout préparer en amont : quelles tables allons-nous créer (vous comprendrez très vite ce terme), quel sera le lien entre elles, quels sont les “user story” possibles ? A ce moment, je me rends compte que je me suis retrouvée avec des individus structurés. Et oui, lors des projets solo, je ne m’étais jamais posée de la sorte et réfléchis à comment j’allais gérer mon projet. J’y allais tête baissée, et forcément, je me retrouvais avec plein de bugs dès le début. Cela m’a donc rassuré très vite. Aussi, on a tout organisé dans un Trello (vous allez voir, c’est génial pour gérer n’importe quel projet et prioriser les tâches), et grâce à cela, on avait tous une vision assez claire de ce qu’il fallait faire.

Avec ce travail de préparation, on a commencé très vite à coder. Je me suis retrouvée face à beaucoup de difficultés, surtout en back, alors j’ai du très vite en faire part à mon équipe. Chacun a pris le temps de m’aider sur les points que je ne comprenais pas, et j’ai progressé, plus vite que les semaines précédentes. Je ne m’attendais pas à une telle entre-aide et surtout une telle fluidité. On a sorti un super site à la fin de cette semaine et j’en étais ravie ! Seule, je n’aurais jamais pu le faire.

La semaine d’après, c’était le grand projet final : Agora. J’étais assez sereine puisque notre groupe fonctionnait bien. Mais là, on a rencontré plus problèmes. Il fallait trouver un thème et un logo qui plaisaient au plus grand nombre, juger si des fonctions étaient essentielles ou non… On se posait beaucoup de questions et on était pas forcément d’accord. On a donc fait de longs débats, argumenté pendant un certain temps mais on avait une ligne de conduite : la majorité l’emporte. Je pense qu’on a réussi à éviter les tensions grâce à cela et l’écoute. Ce n’est pas toujours évident et il faut savoir faire des concessions, mais on a réussi à s’entendre.

Finalement, on a rendu un super site fonctionnel, et il a été validé par le jury THP. J’étais super contente ! Comme quoi, le groupe c’est pas si mal.

Conclusion

Si vous n’aimez pas les travaux de groupe, il se peut que vous changiez changer d’avis. Chez THP, on se rend vite compte que le groupe est une force, surtout quand on ne maîtrise pas le sujet.

Evidemment, ça sera loin d’être parfait mais je peux vous garantir qu’à la fin, le résultat sera là.

Si je peux vous donner une conseil : choisissez bien votre équipe et votre projet ! Tous les moussaillons n’ont pas eu cette chance alors prenez bien le temps d’y réfléchir avant de vous lancer. Soyez patient, écoutez les remarques, et tout se passera au mieux !

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