Efficacité et bienveillance : la recette pour une collaboration réussie

Selon une étude menée par Gallup, 86% des employés d’Europe de l’ouest sont peu enthousiastes et peu engagés dans leur travail. Pour une équipe, inculquer un état d’esprit positif et sain, où règnent l’enthousiasme et la confiance est devenu un facteur clé de succès.

Explorons quelques pistes de réflexion autour de l’écoute, la critique et la connaissance de soi.

Article issu de la chronique publiée dans le Magazine Intermédia spécial Agences du 26/09/2018.

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Original photo by Saksham Gangwar on Unsplash

S’écouter et écouter les autres

L’ÉCOUTE

Commençons par considérer les objectifs de chacun pour identifier les potentielles motivations qui inciteraient quelqu’un à dire quelque chose.

Faire de l’écoute active est indispensable pour comprendre la signification profonde des mots prononcés. Par exemple, établir un contact visuel, reconnaître verbalement ou non verbalement ce qui est dit (“OK”, “je vois”, “je comprends tout à fait”, faire un signe de la tête …) démontre notre écoute et encourage à en dire plus. Pour compléter, le langage corporel et le rythme de parole apportent d’autres indices pour affiner notre compréhension du sujet.

A l’inverse, un manque d’écoute freine toute synergie d’équipe, n’instaure pas de climat de confiance et dissuade ses membres à s’exprimer. La collaboration est ainsi rendue impossible.

LA PAROLE

Connaître parfaitement le contexte avant d’apporter une critique est indispensable pour comprendre ce qui a incité une personne ou une équipe à faire certains choix.

Ne jugeons pas mais exprimons de l’empathie pour comprendre ces choix en gardant à l’esprit qu’il y a une multitude de façons de concevoir les choses.

Laissons les conversations ouvertes pour considérer les avis de chacun et utiliser pleinement les bénéfices du travail collectif.

Accueillir la critique à bras ouverts

SE DÉFENDRE

Si notre travail est tellement fragile qu’il ne peut pas supporter la critique, alors il ne devrait pas exister.

Pour se défendre, il faut savoir choisir ses batailles. Evitons de nous entêter, ou de ne pas assez nous défendre. Il suffit de prioriser le sujet débattu : est-ce un point critique ou non ? S’il est critique, alors nous devons défendre ce sujet, nous battre en présentant les arguments clés. S’il ne l’est pas vraiment, alors préservons notre énergie et montrons par la même occasion que nous sommes ouverts au changement, à la négociation et à la collaboration.

Ne nous enfermons pas dans des détails, présentons clairement les propos que nous étayons, accueillons les feedbacks, encourageons les débats d’idées pour aller plus loin ensemble en créant une émulation d’équipe. En tant qu’équipe, le rôle de la critique (quand énoncée de façon appropriée) est d’évaluer et d’améliorer un travail. La critique doit toujours être la bienvenue à toute étape d’un processus créatif. On s’écoute, on est sensible aux sentiments de chacun. Une confiance mutuelle permet de croire en nous et nous porte pour accomplir de superbes choses ensemble.

Les chances de succès sont démultipliées si des feedbacks sont récoltés tôt et souvent. C’est notre responsabilité en tant que designers de demander des critiques sur notre travail.

PRÉSENTER

Présenter le contexte, le background et l’objectif du dialogue que l’on initie est fondamental pour cadrer les discussions, aligner les enjeux et les attentes.

Il faut ensuite savoir s’adapter à l’inattendu qui peut survenir au cours des échanges, sachons être flexibles et ajuster l’agenda si besoin.

Se connaître pour s’améliorer continuellement

Tous les membres d’une équipe doivent alors ajuster leur comportement et s’aligner sur un état d’esprit, des valeurs et des règles d’équipe.

MIEUX SE CONNAITRE

Commençons par analyser nos comportements : cela convient-il à la situation ? A l’objectif attendu ? A nos valeurs ? Aux valeurs de l’équipe ? A la vision de l’entreprise ?

Prenons du recul sur les choses pour apporter un regard nouveau : qu’est-ce qui a fonctionné ? Qu’est-ce qui aurait pu mieux fonctionner ? Evitons à tout prix de faire deux fois la même erreur.

Les “anti-patterns” à la collaboration par Hertje Brodersen

Anti-pattern #1 : L’EFFET DE LA VITRE CASSÉE …

Le principe : si une vitre est cassée, il y a des chances que d’autres le deviennent aussi.

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Photo by Matthias on Unsplash

L’impact : lorsqu’une personne ressent quelque chose de mauvais, elle a tendance à le transmettre autour d’elle, volontairement ou non et finit par contaminer les autres (ex : frustrations liées au salaire, à l’ambiance, des problèmes de management, organisationnels, prise de responsabilités etc).

Répandre un mauvais mood peut impacter tout le monde tel une maladie contagieuse. C’est de l’autodestruction.

Il faut donc analyser d’où vient le problème, l’interpréter et le résoudre à sa source. Sinon cela se diffuse.

… À CHANGER EN “WABI-SABI”

Le principe : sachons accepter les imperfections. Toute chose est imparfaite, temporaire et incomplète. L’acceptation du changement est donc inévitable.

Rien ne doit être parfait mais à nous de le rendre meilleur.

Anti-pattern #2 : L’EFFET DU LEADER DOMINANT …

Le principe : Avoir un leader dominant qui décide de tout, qui contrôle tout et qui accepte peu la critique peut avoir un très mauvais impact sur l’efficacité d’une équipe (Exemple : un manager, Directeur de création, CEO, chef de projet …).

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Photo by Ivan Diaz on Unsplash

L’impact : leurs équipes attendent qu’il prenne toutes les décisions et se rendent ainsi moins autonomes.

… A CHANGER EN “ANTI-HERO”

Même si on ne peut pas les changer, on peut changer notre façon de travailler ensemble et la façon de se faire mutuellement confiance.

Le mot de la fin …

Mais finalement cela demande surtout à chacun d’entre nous de se responsabiliser et oeuvrer à véhiculer ces principes.

Sources et inspirations

  • Meeting Design: For Managers, Makers, and Everyone (Amazon)
  • Hertje Brodersen — A pattern library for teamwork (Vimeo)
  • Farai Madzima — Can being African make you bad at design? — Cultural bias in design (Vimeo)
  • How behave and communicate for a better collaboration — talk by Martina Hodges-Schell and Heather Wydeven at UX Australia 2015

Written by

Lead Designer in Lyon - previously Paris & Sydney

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