##60 — David Salabi — Cambon Partners — Taquiner Rothschild et Lazard quand tu es fils d’immigrés modestes du 13ème

Dans cet épisode, je vous propose un échange franc et parfois émouvant, avec une personnalité qui m’a beaucoup impressionné par sa simplicité, son humilité, son exigence et sa clairvoyance.

C’est Maxime Topolov (Ep.56) qui m’a recommandé (à fond) de rencontrer David Salabi.

David est le fondateur de Cambon Partners. Pour un grand nombre d’entrepreneurs, en particulier dans la tech, “Cambon” c’est l’une des structures que tu dois absolument contacter si tu veux vendre ou acheter une boîte, ou encore lever des fonds.

Il se positionne aujourd’hui fièrement en face des Rotschild ou encore Lazard, dans l’univers du “M&A” (dire “M-N-é” — la fusion Acquisition).

C’est avec beaucoup d’émotion qu’il me raconte les débuts de sa plus grosse réussite, Cambon Partners. Et qu’il s’empresse de faire un clin d’oeil à Philippe Druon qui a cru en lui et lui a presque forcé la main pour se lancer dans tout ce dont on va parler ensemble…

“Ce qui m’arrive aujourd’hui, jamais je ne l’aurais imaginé… Essaye de réfléchir à ce qui te fais rêver et lance-toi ! “

Il me raconte ses premiers deals, les plus et les moins gros, sa stratégie pour grossir, avancer d’une façon linéaire, opter pour l’autofinancement, être sélectif à l’entrée et prendre des deals auxquels on croit… Bref, un retour d’expérience inestimable et de précieux conseils.

“Ma meilleure formation ? Passer un an et demi à vendre des boîtes qui perdent de l’argent. Les meilleurs deals sont ceux où l’on suit les entreprises sur la durée, le temps qu’elles mûrissent et acquièrent la maturité suffisante pour se vendre.”

Mais avant d’en arriver là, voici le chemin que ce dealmaker quarantenaire a traversé :

  • Élève moyen, il n’a jamais été premier de sa classe, avant de l’être au concours de comptabilité de Paris Dauphine (en seulement 2 mois de préparation).
  • Il trouve un boulot rapidement dans l’audit et pour aller au bout du cursus, il passe le concours d’expert comptable et obtient son diplôme.
  • Au bout de 2 ans d’audit, il quitte Deloitte : ce qu’il l’attire, ce n’est pas la finance d’entreprise.
  • Par hasard, une collègue lui propose de travailler pour Arjil, une banque d’affaire du groupe Lagardère.
  • Au bout de 3 ans à bosser 20 heures par jour et 7j/7, il décide de quitter son employeur pour travailler dans une petite agence de “M&A”.
“J’ai appris tout seul, sur le tas. Je m’occupais de bons dossiers, mais avec un malaise relationnel et dans une hiérarchie illégitime… Je voulais travailler avec des gens compétents et non pas avec des gens qui avaient seulement un carnet d’adresses.”

Aujourd’hui, David est un brillant banquier d’affaires, chef d’entreprise et éleveur de chevaux de courses.

On termine par parler de son métier et de ce qui fait son quotidien; les “OBO”, le capital risque, le capital développement ou encore comment valoriser une entreprise, puis passer de la valeur au prix.

“J’ai capitalisé sur mes références passées… et quand je me suis lancé, je ne me suis plus autorisé à échouer.”

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