Philippe Besson entre le “je” et le “jeu”

Philippe Besson restera toujours un éternel adolescent. Comme le narrateur de son dernier livre, “Arrête tes mensonges” (en poche chez 10/18), qui a 17 ans au milieu des années 80 à Barbezieux, la ville de Chardonne, en Charente. Cet élève de terminale C “exemplaire”, “brillant” et “bêtement sentimental”, c’est lui, qui pour la première fois après une quinzaine de romans dit “la vérité”. Il écrit aussi : “La vraisemblance importe plus que la vérité, la justesse compte davantage que l’exactitude”. Entre le “je” et le “jeu”…

Adolescent donc, et amoureux de Thomas, un garçon “longiligne et distant”, “les cheveux en broussaille, le regard sombre”. Un désir à sens unique, et puis non. Ce sera “le craquèlement des armures”, “l’amour à la dérobée”, le secret, le manque. Entre appétits et inhibitions.

Adolescent, et puis convalescent. Et 23 ans plus tard, le même, et un autre. Rebondissement d’une histoire qui culmine dans l’incandescence. “C’était de l’amour évidemment”.

Qui dit mieux “la morsure du sentiment amoureux” aujourd’hui ?

Pour Thomas comme pour nous, Philippe Besson était, est et restera “le garçon des livres, des ailleurs”.

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