Pourquoi je cours ?

Je n’ai jamais été un très grand sportif. Autant je suis passionné par l’histoire du sport, et notamment du football, autant je n’ai que rarement goûté à l’effort. Durant ma scolarité, je suis toujours parvenu à faire illusion, car j’ai eu la chance pendant longtemps d’être svelte et de paraître sportif sans l’être le moins du monde.

J’ai bien tenté le foot vers 10–12 ans, mais il y avait déjà un côté “compétition” qui me stressait et me rebutait un peu (manière un peu malhonnête de ne pas dire que j’étais mauvais).

Et puis vient la trentaine, où les excès qui d’habitude fondent comme neige au soleil, restent et s’accumulent un peu tout le tour du ventre.

L’arrêt de la cigarette a évidemment contribué à ce que je prenne un peu de poids. Alors, ça n’est jamais monté dans des proportions inquiétantes, mais une remise en question (et remise en forme par la même occasion) s’est imposée il y a 2 ans lorsque j’ai arrêté de fumer (cf mon épisode de podcast sur le sujet ).

Et quand tu ne sais pas quoi faire, que tu n’oses pas forcément en salle, que tu n’a pas envie d’une activité collective, et que tu ne veux pas y laisser un rein financièrement, et bien ….tu cours voilà tout !

Par dépit au début, mais par plaisir ensuite.

“Un rendez-vous avec soi-même”

C’est pas le sport le plus funky (du moins à la base). Mais tu n’a pas besoin de grand chose, il ne coûte rien ou presque et surtout, tu n’a besoin de personne pour le pratiquer ! Pas de coéquipiers à attendre, pas de coach qui te hurle dessus, bref, courir c’est aussi et surtout l’occasion de se retrouver avec soi-même.

C’est ce que j’ai appris à aimer avec un peu de temps (les premières sorties, t’en bave, t’as mal partout, tes courbatures durent une semaine etc..), c’est d’avoir justement un peu de temps pour soi.

Il y a plein d’autres bienfaits à courir :

- sur le côté santé, évidemment, je ne m’attarde pas la-dessus, il vaut mieux courir que de rester 4 plombes devant Netflix à grignoter.

  • quand tu as un projet comme arrêter de fumer, cela te permets de compenser (et d’éliminer le grignotage éventuel).
  • courir améliore l’auto-satisfaction. Je peux vous assurer qu’au bout de quelques sorties, vous vous sentirez fiers d’avoir couru. Je sais bien que c’est pas possible mais j’ai parfois l’impression d’avoir fini une séance en étant plus “musclé” qu’au départ. On a cette sensation (au niveau des épaules notamment) de bien être, de sentiment du devoir accompli (même si le chrono est tout pourri) et donc de fierté.
  • courir fait voyager, du moins localement. Je cours en ville, et si j’ai souvent un circuit préférentiel, il m’arrive fréquemment de passer par de nouvelles rues et c’est toujours sympa de découvrir de belles maisons au détour d’une ruelle a priori anodine ; ou de tomber sur une boulangerie à la devanture appétissante (à condition de ne pas s’y arrêter !!)
  • courir permets de se défouler, de “lâcher les chevaux”. Comme je le disais, courir, c’est passer du temps avec soi ; ce qui permet clairement de s’évader du quotidien au sens littéral, loin des contraintes du boulot ou de la maison.
  • c’est devenu super ludique avec les applications existant. Calories brûlés, distances, parcours, Power-songs, classement ; toutes les appli sont plutôt bien fichues et donnent un aspect ludique à l’activité.

Courir, c’est au final une démarche assez personnelle dans son ensemble (je ne vois pas l’intérêt de courir accompagné), notamment pour moi qui suis un peu “ours” socialement.

Et j’aime tout le rituel autour de ça. Penser à mon itinéraire, me fixer un objectif (raisonnable) et surtout penser à ce que je vais pouvoir écouter pendant ma sortie. Pouvoir courir au son d’une playlist ou d’un album que j’ai choisi est un vrai kiff, assez simple mais indispensable pour moi, et je prend énormément de temps à préparer cet aspect.

A la différence de beaucoup, il m’est impensable de courir sans musique. Le “nerd” que je peux être parfois aime consulter avec un peu de recul quels artistes j’ai écouté, quelles distances j’ai couru, à quel rythme etc..

Ce qui peut être grisant par contre, c’est de comparer ses chronos aux autres. Là, c’est beaucoup moins motivant. Je suis d’ailleurs très admiratif des gens qui se préparent pour des marathons (hello Bertrand Soulier). Pour l’instant, c’est le genre de distance qui me semble tout bonnement inatteignable.

Je bloque un peu au cap psychologique et physique des 15km. Mais j’ai décidé de me challenger et de suivre un programme avec pour objectif non pas d’allonger la distance mais de courir un 10km en moins d’une heure.

Je pense que depuis que je cours (2 ans donc), je n’ai pas vraiment progressé. Je cours toujours en endurance fondamentale (donc en étant a peu près capable de parler en même temps), sans échauffement préalable et sans “séance spécifique”. J’ai donc attaqué quelques séances de fractionné, avec l’application décathlon coach notamment.

Le programme que je suis est constitué de 2 séances / semaine pendant 6 semaines, et j’en suis à ma seconde semaine. Rendez vous donc dans 4 semaines faire le point sur cet objectif !

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