Pack Your Skills, rejoignez l’aventure

Management libéré et développement d’une communauté internationale! Ça te tente ?

“English version coming”

Bonjour à tous,

Il y a un peu plus d’un an les premières voyageuses de Pack Your Skills, Anna, Milica et Kay, arrivaient à Paris. Elles venaient de République Tchèque de Serbie et de Hawaï. Depuis, trois vagues de voyageurs ont amené une quinzaine de voyageurs venus de 11 pays différents pour faire une mission dans un projet parisien.

L’objectif de 2017 était de prototyper Pack Your Skills, celui de 2018 est de développer le concept.

J’écris cet article pour vous proposer de rejoindre l’aventure. Pack Your Skills est une association, et pour continuer à se développer, nous avons maintenant besoin de nouvelles personnes qui s’engagent et prennent des responsabilités.

Je vais revenir un peu dessus dans la suite de l’article, mais y a trois conditions indispensables pour cela :

  • Être animé par la raison d’être de Pack Your Skills,
  • Avoir envie d’initier une dynamique de management libéré,
  • Être à Paris.

Avant de revenir sur chacun des points, revenons sur l’année 2017 et la raison de cette nouvelle dynamique.


2017 : on a concrétisé l’idée et on voit plus clair sur la réalité du projet

Pour rappel, Pack Your Skills est une association qui permet à des voyageurs de s’investir dans des projets sociaux ou environnementaux en offrant leurs compétences en échange du gîte et du couvert. On est très inspiré du WWOOFing qui propose un volontariat dans des fermes en échange de l’hébergement. La différence est que nous proposons une “version entrepreneuriat social” qui valorise les compétences du voyageur. L’idée est venue d’expériences personnelles et de l’ambition de réinventer le voyage, de proposer une nouvelle offre de volontariat et de promouvoir l’engagement au travail.

Décembre 2016, je me suis engagé à 100% dans Pack Your Skills avec l’envie de prototyper le plus vite possible. Les premières voyageuses sont donc venues en trouvant une offre au format PDF hébergée sur dropbox et partagée sur Facebook.

Après la vague de Mars, Isis (co-fondatrice) quitte son boulot pour s’investir dans le projet à temps plein. Baptiste nous rejoint et on organise une nouvelle vague en juin puis la suivante en novembre. Pour cette dernière, les voyageurs créent leur profil et postulent directement sur le site de Pack Your Skills (dont le design a été pensé par Milica). Pendant ces trois vagues, on a testé et appris beaucoup de choses (puisque comme le disait Nelson : “soit on réussit, soit on apprend”).

Beaucoup d’hypothèses ont été validées. Le concept fonctionne. Les projets qui accueillent sont heureux de le faire et acceptent de payer pour cela (sur prix libre et avec une moyenne de 100€). L’expérience est très positive pour les voyageurs, on a même des témoignages qui dépassent nos ambitions. Le projet génère beaucoup d’enthousiasme et des personnes nous demandent comment le développer dans leur ville (des gens veulent s’investir). Enfin, des voyageurs écrivent régulièrement pour savoir si le concept permet de voyager hors de Paris (la demande existe).

Quelques voyants restent cependant allumés. Il est difficile de maîtriser ce qui se passe entre le projet et le voyageur et cela peut altérer l’expérience que nous avons construite. Il est important de garder une réflexion forte sur “comment ne pas créer du travail dissimulé ?” et plus largement “comment ne pas participer à la précarisation du travail ?”. Le dernier point bloquant est qu’il n’est pas facile de trouver un business model viable qui reste en cohérence avec l’ambition initiale. Aujourd’hui, pour dégager un chiffre d’affaire de 100 k€ il faut réaliser 1000 mises en relations. C’est plutôt bien pour un business de mise en relation, mais c’est trop peu pour dégager un salaire.

Je fais ce bilan assez court pour l’article, mais je suis disponible pour discuter plus longuement de chacun des points si tu le souhaites.


Période de transition : définition de l’impact souhaité et construction de la suite

Avec Isis et Baptiste, accompagnés par Emmanuel Rivat de l’agence Phare, nous avons pris un peu de recul pour construire la suite. On a commencé en définissant l’impact souhaité : mettre une graine dans la tête du voyageur pour qu’il se réengage dans son travail en construisant une expérience qui permet de s’inspirer, s’informer, réfléchir sur soi et se mettre en mouvement. Puis on a imaginé plusieurs solutions pour transformer Pack Your Skills et rentrer dans une dynamique plus rentable. La conclusion fut que soit on s’éloignait trop de notre raison d’être (en voulant monter trop vite en volume), soit on s’éloignait d’une offre qui nous plaisait (en créant une offre proche d’une agence de voyage). Du coup on s’est dit, soit Pack Your Skills doit exister pour ce que c’est aujourd’hui, soit ce n’est pas un projet que nous voulons porter.

Cette décision prise, Isis a décidé de s’écarter de Pack Your Skills pour se lancer une vie de digital nomade et vivre de son blog. De mon côté, j’ai développé une offre d’accompagnement de projet autour de la définition de la raison d’être d’un projet et des valeurs de l’équipe (Instinkto). Cette activité me plait beaucoup et sera probablement mon activité pour les prochains mois (années ?), mais je conserve l’envie de m’investir pour développer Pack Your Skills. C’est pourquoi j’écris cet article !

Ambition : développer Pack Your Skills comme une communauté internationale autonome

Aujourd’hui pour que ce concept continue à exister, il faut que des énergies convergent et s’engagent. L’ambition, c’est que le concept soit suffisamment rodé et la plateforme soit suffisamment solide pour que partout en Europe (puis dans le monde ?), chacun puisse s’emparer du concept et le développer dans sa ville. Pour ceci je suis très inspiré par MakeSense et par les organisations « opales » de Frederic Laloux.

De MakeSense, j’emprunte le modèle de communauté pour que Pack Your Skills se développe dans un premier temps avec des volontaires bénévoles un peu partout dans le monde. Au fur et à mesure de sa structuration, l’association pourra ensuite consolider des postes et embaucher. Quoi qu’il en soit, le point commun de tous les volontaires MakeSense, c’est qu’ils partagent la même ambition. C’est pour cela que le premier critère pour rejoindre l’aventure est de partager la raison d’être de Pack Your Skills (que voici).

De Frédéric Laloux, j’ai envie de tester le modèle de management. Inspiré par des centaines d’entreprises qu’il a rencontrées, il propose des principes et bonnes pratiques pour construire des organisations qui proposent un management très libéré. Il n’y a pas de recette miracle et quand on pose une question trop précise sur comment le faire à Frédéric Laloux il répond « démerdez vous ! ». Il faudra donc surement essayer plusieurs manières de faire pour trouver le bon fonctionnement et c’est pour cela que le deuxième critère est de vouloir initier cette dynamique. Cependant, un des principes est de construire des petites équipes complètes (d’une dizaine de personnes) disposant d’une très grande autonomie. C’est ce que j’ai envie de tester pour le développement de Pack Your Skills. Étant à Paris, je souhaite lancer la première équipe ici (d’où le troisième critère). Ensuite on pourra proposer à qui le souhaite de construire une équipe dans une nouvelle ville européenne.

Cet article est déjà trop long alors je m’arrête là ! S’il y a un message à retenir c’est que si tu es à Paris et que tu veux t’investir dans le développement de Pack Your Skills, fais moi signe qu’on en discute.
A très vite pour la suite !

Maxime de Beauchesne
maxime@packyourskills.com | fb : Maxime de Beauchesne