Place à la “disruction” !!

Nous connaissons tous Uber, cette société de chauffeurs qui corrige et remplace littéralement les taxis depuis sa création en 2009. Son succès est tel que les économistes parlent aujourd’hui d’uberisation pour décrire le phénomène qui consiste à faire disparaître une activité historique. Parmi les secteurs les plus à même de se faire uberiser, celui de la construction va vivre un bouleversement sans précédent ! Ce secteur vieillissant, au CA annuel de plusieurs centaines de milliards d’euros, va connaître ce que nous appellerons bientôt la “disruction” (contraction de disruption et construction). Et tout cela n’est pas dû au hasard...

Si le besoin de logements n’a jamais été aussi conséquent qu’aujourd’hui, la demande n’a jamais été aussi basse. Paradoxe d’une offre inadaptée…

500 000 ! C’est le nombre de constructions annuelle que le gouvernement estime nécessaire afin de répondre au déficit de logements en France. Ce chiffre est en surcroît de par la croissance démographique et le vieillissement du parc bâti. Paradoxalement, en 2014, nous sommes passés sous la barre symbolique des 300 000 logements construits (le plus triste record depuis plus de 30 ans !).

Cessons de dire que cela est dû à la conjoncture économique difficile et que l’activité va repartir, car c’est une bévue ! Il faut être franc ! Les acteurs de la construction, trop ancrés dans leurs mauvaises habitudes, ne sont plus en mesure de s’adapter à leur environnement. L’offre ne correspond plus à la demande et seul un mouvement “diructif” pourra désamorcer cette bombe à retardement.

Des nouvelles réglementations qui mettent au grand jour le retard structurel d’un secteur en déclin.

1er janvier 2013 : lancement de la RT2012 pour réduire la consommation d’énergie primaire des bâtiments neufs sous l’impulsion du Grenelle de l’Environnement. Afin de respecter cette nouvelle réglementation, le seul réflexe des entreprises a été de rajouter du personnel technique. Les études, déjà chronophages et coûteuses le sont devenues encore plus, impactant le coût des constructions. Tout cela n’a pas été entièrement répercuté sur les prix, du fait de la diminution de la demande, les marges ont été encore plus réduites.

Le processus d’étude des projets de construction est dépassé ! Les outils informatiques qui sont excessivement chers n’en restent pourtant pas moins complexes et archaïques ! Quelles sont les raisons de cela ? les éditeurs de logiciels de ce secteur ont un modèle économique entièrement basé sur la médiocrité de leur solution ! Leur source principale de revenus n’est pas leur logiciel en soit mais les formations outrageusement coûteuses et les mises à jour annuelles. Que deviendraient-ils si un nouvel arrivant sortait une web app “user friendly” transformant une étude complète de plusieurs heures en seulement quelques secondes et sans erreurs humaines? Car, oui, C’est ce qui va arriver (cf. MADE in PLAN).

La construction : un business basé sur l’asymétrie de l’information.

Une grande partie des professionnels de la construction profitent de la méconnaissance du Maître d’Ouvrage particulier. Beaucoup utilisent une technique plutôt bien rodée consistant à établir un devis plus faible que la concurrence en omettant délibérément certaines prestations. C’est durant les travaux que les avenants tombent et que le prix de départ se multiplie…

La méfiance et la peur des ménages a d’ailleurs fait le bonheur de plusieurs professions. Prenons les constructeurs de maisons individuelles : “Nous nous occupons de tout, vous n’avez qu’un seul interlocuteur et en plus, votre CCMI vous apporte la sécurité”. Mais pourquoi donc la moyenne nationale des déclarations de sinistre des maisons individuelles réalisées par les constructeurs avoisine les 30% ? Car le but de la plupart des constructeurs est de sous-traiter des artisans à bas prix pour avoir la meilleure marge possible !

Observons maintenant les coopératives et groupement solidaires d’artisans bâtisseurs. Leurs maisons sont moins chères, de meilleure qualité, le taux de déclarations de sinistres est en dessous des 5% et offre les avantages du CCMI… Lorsque des solutions de désintermédiation vont fleurir pour les mettre en avant, attendez-vous à voir disparaître les constructeurs coûteux (cf. MADE in PLAN).

Le monopole des escrocs de la construction n’est pas à l’abri de la sédition !!

Pourquoi les coopératives et groupements d’artisans sont si peu connus ? Parce qu’ils ne sont ni commerciaux ni marketeurs. Malheureusement, dans le bâtiment et l’immobilier ce ne sont pas toujours ceux qui font du travail admirable qui réussissent le mieux mais les meilleurs vendeurs i.e. souvent les baratineurs escrocs utilisant l’opacité comme source de revenus miraculeuse. Voilà pourquoi ce secteur souffre d’une si mauvaise réputation !

Imaginez un instant un nouvel acteur extérieur et neutre venant rendre ses lettres de noblesse au bâtiment en donnant le pouvoir au “peuple” et aux artisans de qualité. Un acteur offrant une solution qui court-circuite les constructeurs, réduisant ainsi la distance entre artisans et particuliers. Un acteur proposant une solution permettant d’accéder enfin à la propriété à moindre coût, en toute simplicité et avec un service de qualité incroyable ! Un “Uber de la construction” qui vienne remplacer et corriger ce secteur opaque et vieillissant… (cf. MADE in PLAN)