Le changement, c’est nous

Il y a cinq ans, le 22 décembre 2010, je me portais candidat à l’élection présidentielle en appelant à un “Serment des Jeunes de Paume”. Je pensais à cette génération qui retient l’époque et qui est bloquée dans l’émancipation de ses facultés, de ses idéaux. Je pensais qu’il fallait s’unir politiquement et ne jamais abandonner notre engagement jusqu’au jour où nous aurons sauvé notre modèle républicain, social et démocratique.
Depuis, le Front national n’a cessé de progresser, encore. Les partis dits “de gouvernement” se sont couverts de ridicule. Comment la honte n’empourpre pas encore leurs visages? En voulant préserver leurs petites rentes de situation, en dillapidant le peu de légitimité qui leur reste, ils braquent le peuple et empêchent les réformes nécessaires, courageuses et visionnaires dont nous avons tant besoin.
Cette année, la France a été attaquée. Le chômage a atteint un record historique. L’éclatement de la société devient insupportable, le nombre de misérables et d’isolés étant un défi pour notre génération aussi important que la Guerre le fut jadis. Nous sommes dans une guerre économique, culturelle et sociale, et nous devons faire front.
Les partis politiques ont joué avec le feu pour préserver leurs intérêts. Aujourd’hui, ils croient encore pouvoir contenir le phénomène. Ils se leurrent, encore une fois ! L’entreprise politique des Le Pen prendra le pouvoir en France dans les années qui viennent si nous laissons aux politiciens le monopole du vote.
Je vous appelle, citoyens de tous les âges, de tous les milieux, de toutes les cultures, soucieux de défendre notre autonomie économique, sociale et culturelle, à défendre chaque pan de notre espace républicain, à préparer notre pays à un monde meilleur, plus ouvert et plus juste, pour nos enfants.
Je pense particulièrement à la moitié des électeurs français qui désertent les urnes. Comme vous, je ne sais jamais pour qui voter, alors je crée avec d’autres mon offre politique. Créez la votre, ou rejoignez-nous, mais prenez en main votre destin, pour ne pas avoir dans quelques années le goût amer d’avoir été complice de la sappe de ce qui fait notre pays, notre vie et nos valeurs : la solidarité et la responsabilité.
Je pense aussi à celles et ceux qui votent Le Pen pour tester un parti qui n’a jamais été au pouvoir. Ce n’est pas un parti qui vous dit ce que vous voulez entendre que vous devriez suivre, mais un parti qui justement dit ce que personne ne veut entendre : les réformes à faire, et ce que chacun, selon ses moyens, peut et doit contribuer.
Ouvrons nos yeux, nos coeurs, nos bras, et prêtons serment aujourd’hui. Si nous nous engageons et que nous ne lâchons pas, alors je vous le dit, le changement c’est nous.