Pour que 2016 ne soit pas une année pourrie…

À l’heure d’enterrer 2015, mes pensées vont vers ceux qui n’en peuvent plus d’attendre le changement, promis par tant d’institutions chancelantes et qui ne vient jamais. En 2016, ils auront, j’en suis sûr, une occasion de se saisir du sens de leur vie, de s’engager pour définir leur réel et le transformer collectivement. Elles sont rares dans l’Histoire, saisissons-là !

2015 restera comme une année pourrie. Le tissu social, intellectuel et économique français a plongé un peu plus dans les limbes de la schizophrénie distillée par des élites de pacotille qui ont perdu toute prise sur la situation mais continuent de gratter à plus faibles les moyens qui nous font si souvent défaut pour transformer notre changement de civilisation en une époque formidable. Nous devons avoir une vie plus exaltante, participative et émancipatrice pour le plus grand nombre.

Je pense aussi à ceux qui ont perdu des proches, à ceux qui ne peuvent pas vivre de leur travail, à ceux qui voient l’éducation de leurs enfants et leurs rêves s’échapper. Pour nos élus par défaut, la classe moyenne n’existe plus. Nous n’existons plus ? Nous allons leur montrer.

Je suis persuadé que dans un an la situation en France sera bien différente. Je ne me résigne pas à voir le débat présidentiel entraîné dans le sillage du Front national, avec une droite et une gauche aussi bêtes et lâches. Je crois au réveil des citoyens. Pour cela, ils doivent savoir ce qu’ils veulent, pour eux et pour tous.

Une transition pour avoir les mêmes incompétents égoïstes en guise d’élus, mais en plus jeune, plus “société civile”, non merci ! Nous voulons un véritable changement : une révolution copernicienne profonde, intime et collective.

Nous ne voulons pas nous laisser imposer un discours qui se veut nouveau mais nous mènerait à un autre système qui opresse nos facultés, nos vocations, nos sens. Nous devons donc donner des armes pour comprendre la lutte sur la définition de notre réalité, de notre vie, et permettre au plus grand nombre de citoyens de participer à cet acte noble qui se nommait jadis la politique : la formation de communs et leur gestion dans une optique de justice, d’innovation et de transmission.

Tout au long de l’année, nous allons le faire avec l’Association des Jeunes de France, et nos pensées vont vers nos amis et partenaires, ainsi qu’à toutes les actions, collectives ou individuelles, isolées ou coordonnées, qui tendent à cette révolution citoyenne. De notre capacité à coopérer, à apprendre et à avancer dépendra la réussite de cette grande oeuvre citoyenne.

Il n’y a plus de grands Hommes pour écrire l’Histoire, alors nous allons le faire, tous ensemble, dès maintenant. Pour que 2016 ne soit pas une année pourrie, nous devons tous faire le point sur nos choix, nos désirs et notre apport au collectif, à l’époque, à la vie. Ce sont dans ces grands moments où l’individu se conjugue au collectif qu’un “nous” peut reprendre vie. Le moment est venu d’aller de l’avant : vive 2016 !

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