Pourquoi les blockchains doivent sauver la démocratie

Manifestation à Hong Kong, 2014

Notre système de gouvernement et de représentativité est à bout de souffle. Il est de moins en moins capable de protéger les plus faibles, de réduire les inégalités et de faire éclore des talents. Les citoyens ne croient plus aux institutions pour organiser la société harmonieusement.

La technologie qui servirait le mieux les citoyens est accaparée par les intérêts économiques. Ceux-ci devancent les politiques sans légitimité démocratique. Un débat se fait lieu, celui de la citoyenneté numérique. Nous pensons qu’elle doit préserver notre diversité culturelle et promouvoir l’égalité des chances concrètement.

Si nous voulons réformer notre modèle social pour le rendre plus juste, nous ne devons plus lutter contre les nouvelles technologies mais les comprendre. Nous devons aussi leur insuffler le principe de l’inclusion. La technologie doit nous permettre de sortir du piège de l’individualisme forcené pour retrouver un contrat social solide et créateur d’énergies.

Au fond, si la démocratie veut grandir, elle devrait être une chaîne de blocs inaltérables, à l’instar des blockchains. Ses décisions et ses échanges doivent pouvoir être transparents et réduire au maximum les coûts de transaction grâce à la décentralisation des données (stocké sur les serveurs des utilisateurs). En formant un historique infalsifiable des échanges entre institutions, entre citoyens et entre générations, nous pourrions améliorer l’information et le pouvoir de co-décision des citoyens.

La finance ne s’y trompe pas en investissant massivement dans le développement de ces blockchains. C’est au tour des citoyens de s’en emparer aujourd’hui pour rénover la démocratie. Grâce à cette innovation, nous pouvons supprimer les fraudes en tous genres et ainsi améliorer la confiance, donc les échanges. Nous pouvons aussi donner accès à tous aux données publiques pertinentes, facilitant ainsi le développement de services publics plus efficaces et moins coûteux pour le contribuable.

Grâce à cette technologie, basée sur la cryptographie, nous pouvons récupérer notre souveraineté numérique en tant que nation et nos droits sur nos données privées en tant que citoyen. Les géants de l’Internet pèsent chaque jour davantage dans la vie des citoyens et dans les enjeux publics, mais ils se verront enfin opposer de nouveaux outils et de nouveaux usages, tournés vers l’accomplissement de nos valeurs, que nous aurons aussi à redéfinir.

Nous sommes plusieurs à penser cette mutation vers une gouvernance citoyenne et nous porterons durant la campagne présidentielle à venir un projet en ce sens. Pour nous rejoindre, écrivez-moi.

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