Réseaux sociaux : Snapchat est-il addictif ?

Évoluant dans un environnement érigé par l’omniprésence d’internet et des réseaux sociaux, la génération 3.0 ne peut passer à côté du succès conséquent de la célèbre application Snapchat.

Par définition un réseau social est un ensemble d’individus ou d’organisations reliés par des interactions sociales régulières. Plusieurs sont apparus à la fin des années 1990 sur Internet, réunissant des personnes par le biais de services d’échanges personnalisés, chacun pouvant décider de lire les messages de tel ou tel utilisateur.

C’est en 2011, qu’une nouvelle application d’échange de messages éphémères fait son apparition : Snapchat. Créé par deux étudiants de l’université de Stanford en Californie, Snapchat permet d’échanger un type de message bien particulier : des photos et des vidéos visibles par le destinataire dans une limite de temps, imposée par l’expéditeur (une à dix secondes). L’envoi peut être personnalisé par des filtres, du texte et des dessins. Au-delà du nombre de secondes attribué, la photo disparaît du mobile de l’émetteur et du destinataire.

Téléchargé plus de 100 Millions de fois sur la plateforme Android, c’est 350 millions de «snaps» (messages) échangés chaque jour dans le monde. Classée 3ème dans le classement des applications sociales les plus téléchargées depuis 2014 (1), Snapchat fait le buzz et pour cause, le célèbre réseau social Facebook a proposé de racheter l’application pour 3 Milliards de $, offre à laquelle Google renchérit avec 4 Milliards de $, deux propositions refusées. Aucune des offres colossales n’ont convaincu les deux créateurs de Snapchat, Evan Spiegel et Bobby Murphy (2).

En vue de l’évolution des chiffres, la question de l’addiction et de la popularité se pose : l’application favorise-t-elle une certaine addiction ? Snapchat est-il devenu addictif ? Il convient de comprendre ce qu’est une addiction avant d’analyser l’application, afin de lui trouver ou non un caractère addictif.

Addiction ou comportement compulsif ?

Sujet très actuel, l’addiction aux nouvelles technologies est au centre des débats. Nombreux sont ceux qui affirment notre incapacité à nous passer des technologies, mais à partir que quand pouvons nous parler de dépendance, à partir que quand est-ce un problème ? N’est-il pas question d’automatisme plutôt que d’addiction ?

A l’origine nous utilisons le terme addiction pour désigner une pathologie : elle représente par définition, la dépendance à l’égard d’une drogue. Y mettre un terme demande alors un traitement médical. En revanche on remarquera très vite la confusion présente dans la relation entre l’addiction et certains types de comportements compulsifs ou impulsifs (3).

L’addiction peut être qualifiée comme un comportement compulsif qui persiste en dépit des conséquences négatives graves pour la vie personnelle, sociale et professionnelle. La connexion abusive sur les réseaux sociaux peut donc être vue comme un comportement compulsif, une preuve de l’incapacité à resister à une compulsion ou à l’envie de réaliser un action.

“If every gratified craving from heroin to designer handbags is a symptom of “addiction,” then the term explains everything and nothing.”

— Amanda Heller (Boston Globe, 11/02/08)

De nos jours, une activité répétitive peut très vite être qualifiée de cette manière, faisant sortir le terme «addiction» du dictionnaire médical. On en distinguerait alors deux types : l’addiction pathologique et l’addiction légère. Cette dernière relèverait davantage de l’habitude, du réflexe qui nous pousse, ici, à nous connecter ou «vérifier» notre compte sur un réseau social ou la réception ou non d’un message.

Si l’addiction prend place dans notre langage courant, l’appliquer aux réseaux sociaux reste tout de même complexe. Cette complexité réside dans son évaluation et ses limites. A quel moment commence l’addiction ?

Le Dr Young (4) répond à cette question en précisant qu’elle se quantifie : «how much time is it too much?». Dans l’étude de ce qu’elle nomme «Internet Addiction», elle considère que le nombre de fois que l’utilisateur se connecte est révélateur d’une pathologie. Elle commence cette étude en 1995, en se demandant si les internautes peuvent devenir accro à internet de la même manière que l’on peut le devenir face à l’alcool, la drogue ou le sexe («people could get addicted to internet, the same way we talk about drugs, alcohol, sex?»). Et c’est en 1998, à l’écriture de son premier livre, qu’elle identifiera l’IA (Internet Addiction) comme un réel trouble, en précisant que ce n’est pas le temps passé en ligne qui détermine le problème mais la manière dont ce temps impacte notre vie.

L’addiction à internet et aux réseaux sociaux peut donc être vue comme une maladie. Néanmoins le terme «addiction» est à utiliser en connaissance de cause. Sa définition est nuancée et de plus en plus floue. Ainsi, il est couramment utilisé, de manière ironique ou non et peut désigner un comportement fréquent tel que la connexion à un site internet ou à un réseau social.

Développeurs et ingénieurs : leur volonté d’instaurer une certaine forme de dépendance.

D’après les résultats d’une étude faite par Business Insider, l’application comptabiliserait 82 millions d’utilisateurs actifs par mois dans le monde. Ceux-ci seraient en majorité des femmes (65%) ainsi que des jeunes de moins de 25 ans. De plus, d’après la même étude, 40% des jeunes de 18 ans utilisent l’application plusieurs fois par jour, lui permettant de faire partie des réseaux sociaux les plus populaires (5).

Les téléchargements de l’application se multiplient. Les utilisateurs semblent ne pas s’en lasser ce qui permet à Snapchat de maintenir son rang et de s’ancrer de manière durable dans les habitudes «de connexion» des inscrits.

Rendre l’application addictive est un des objectifs des créateurs : plus l’application est populaire, plus le bénéfice est visible. Afin de maintenir l’attention des utilisateurs, la stratégie marketing entre en compte. En effet, faire la promotion de l’application en elle même et diffuser chaque nouvelle mise à jour permet d’attiser la curiosité des «connectés».

Depuis sa création, Snapchat a évolué grâce à de nombreuses améliorations. Une fois qu’une option a été acquise par les utilisateurs et ancrée dans leur expérience, les développeurs modifient de nouveau l’application de manière à éviter la lassitude des membres et à cultiver leur attrait pour la plateforme. C’est la culture du «toujours plus». L’amélioration est toujours recherchée, dans un but économique et compétitif : les réseaux sociaux se battent le 1er rang des applications les plus téléchargées.

Par ces mises à jour, Snapchat continue d’être «checké» et entre dans ce qu’Adam Mclane nomme «the internet loop» (6) (une boucle compulsive qui nous incite à consulter les sites et à aller de pages en pages et de compte en compte).

Mise à part la dimension marketing qui s’articule autour du produit, Snapchat exploite une technique que le support du smartphone offre à toutes les applications : la notification.

‘‘Notifications are of the devil’’

— Adam Mclane

Recevoir une notification, signifie en règle générale qu’une activité a eu lieu sur notre compte. Qu’elle soit positive ou négative, elle indique que «quelque chose» s’est passé et offre l’opportunité d’interagir. Sa réception éveille la curiosité de l’utilisateur, le poussant à se connecter afin de visualiser l’activité en question.

Ce comportement donnera lieu à la FOMO Addiction (7) , théorisée par John M. Grohol, expert et chercheur en santé mentale. La FOMO Addiction, «the Fear Of Missing Out», n’est autre que la peur d’avoir fait le mauvais choix et de passer à côté de quelque chose. Le lien avec la notification ? Il l’explique. «Checker» son smartphone à l’arrivée d’une notification pendant une activité ne représente pas tellement l’interruption de ce que l’on est en train de faire, mais une connexion au monde différente. Tant que l’application n’est pas vérifiée, l’utilisateur ne sait pas si l’interaction dissimulée derrière l’alerte est bonne ou mauvaise. Cette précipitation est la preuve d’une difficulté à être seul.

La notification représente un contact, quelqu’un nous envoie quelque chose. Peu importe le contenu, l’interaction est là. Et l’utilisateur vérifie «pour être sûr» de ne rien manquer. A partir de cette démarche là, John M Grohol considère que tout le monde est pris dans la FOMO Addiction, la peur de louper quelque chose ou quelqu’un de plus intéressant que ce qui se déroule devant nous.

Le système des applications est d’après lui, plus relatif à une impatience qu’à une dépendance. Plus personne n’attend puisque plus personne n’en a besoin. Via les connexions internet tout est de l’ordre de l’instantané. Rien n’empêche un utilisateur de se connecter dans l’instant qui suit la notification.

La technologie est donc devenue une extension de la vie sociale : certaines personnes sont capables de rester éveillées toute la nuit jusqu’à la publication d’un statut, la réception d’une image, la réponse de quelqu’un, etc. Une conversation en face à face peut être interrompue pour s’assurer que ce que l’on vient de recevoir n’est pas plus intéressant ou mieux que ce que l’on vit au même moment.

La «Fear Of Missing Out» est un réel sentiment qui se retrouve de plus en plus dans nos relations sociales. John M. Grohol s’interroge alors : pourrons-nous continuer à nous contenter de ce que nous avons, plutôt que de se cramponner à la crainte que nous pouvons passer à côté quelque chose de mieux ?

En résumé, la notification éveille notre curiosité et nous pousse à nous connecter. Mais nous connecter assouvit notre impatience. Ce à quoi, Caterina Fake (co-fondatrice de Flickr) réagira :

‘‘Social software is both the creator and the cure of FOMO (…) it’s cyclical’’.

Si on peut qualifier de comportement compulsif cette envie incessante de vérifier ce qu’il se passe ailleurs, il réside tout de même une explication autre que psychologique. D’un point de vue scientifique, l’alerte d’une «activité» sur notre compte crée en réalité une réaction chimique délivrant de la dopamine dans notre cerveau.

Qu’est ce que la dopamine ? Cette molécule est connue pour être renforcée par la consommation excessive de drogue (alcool, cocaïne, héroïne). Certains parleront de «motivation» ou de «plaisir» en décrivant un afflux de dopamine. En réalité, celle-ci prend note d’une récompense anticipée. Pour expliquer son fonctionnement, Bethany Brookshire (8) prend l’exemple suivant : «si vous associez un signal (une pipe à crack, par exemple) à une bouffée de crack, le simple fait de voir la pipe provoquera une augmentation de dopamine : votre cerveau prévoit la récompense. Seulement, voilà : si vous ne fumez pas, la dopamine peut se retirer, ce qui n’a rien d’agréable.»

En ce sens, la dopamine semble anticiper le plaisir qui suit l’action. Elle n’est pas responsable de l’addiction mais plutôt de l’attention que nous portons aux choses : elle nous oriente vers ce qui mérite notre attention. C’est pourquoi après la réception d’une notification l’utilisateur s’empresse de se connecter : si elle cache une activité positive, il est flatté.

Néanmoins, la consultation fréquente d’une application n’est pas seulement expliquée par un petit élément moléculaire. Notre réaction est aussi recherchée et contrôlée. En plus d’exploiter le système des notifications pour avertir un utilisateur qu’un message vient d’être reçu, l’équipe Snapchat a mis en place des particularités propres à l’application, la rendant plus attractive et peut être même «addictive».

Les designers et développeurs travaillant sur le développement des applications, collaborent généralement avec des psychologues afin de cerner ce qui fera naître chez l’utilisateur l’envie, le besoin de se connecter. En observant de plus près Snapchat, de nombreux détails démontrent la volonté de l’équipe de cultiver une certaine forme de FOMO Addiction et une envie incessante de «checker» son compte. Le principe de l’application réside dans l’échange de photos et vidéos éphémères entre contacts. Mais à ce concept s’ajoutent des «options». Quatre de ces options valent le détour.

Tout d’abord, l’application a mis en place le concept des «stories». L’utilisateur peut choisir de placer une image ou une vidéo dans sa «story». Son contenu est ensuite visible par tous les contacts enregistrés dans le compte et ce pendant 24h. Le temps de consultation est limité puisqu’après ces 24h, la publication disparaît. A cette idée s’ajoute le fait qu’aucune notification n’est envoyée aux contacts pour prévenir que «quelqu’un» à publier une «story». C’est donc pendant ces 24h que les utilisateurs vont être amenés à se connecter fréquemment afin de ne louper aucune activité.

La curiosité est entretenue. D’ailleurs, Adam Mclane indique à propos de cette application que chaque fois que l’on reçoit ou envoie un «snap» (un message) ou que l’on consulte une story, le système de récompense de votre cerveau est déclenché. C’est pourquoi nous cherchons à répéter l’action (9).

Ensuite, avec un air compétitif, Snapchat a inventé le «snap treak». Le principe revient à comptabiliser le nombre de jours consécutifs pendant lesquels l’expéditeur et son destinataire s’envoient des messages. Ce chiffre est ensuite affiché sur l’application. Ainsi naît l’envie d’atteindre le plus haut score, ce qui pousse les utilisateurs à maintenir le contact en s’envoyant une image par jour, souvent dans le seul but de conserver le compteur à jour. Dans cet objectif, les utilisateurs sont amenés à se connecter souvent, ce qui instaure une habitude et participe à faire de Snapchat une application addictive.

Depuis septembre 2015, l’application propose une nouvelle option : les «trophies» (traduction de «trophées»), qui récompensent l’utilisateur pour son utilisation fréquente. En ce sens, plus l’expéditeur envoie de messages, plus son score total (nombre de messages échangés) augmente et plus il cumule des trophées. Le geste de l’utilisateur est donc valorisé, ce qui entraîne une motivation et donc l’envie d’être actif sur l’application pour se voir décerner toutes les récompenses. On le félicite et l’incite à continuer dans cette voie.

Enfin, à ces réactions anticipées et contrôlées s’ajoute également un rapport à la confiance en soi. Un détail valable dans de nombreux réseaux sociaux : le nombre de contacts. Par exemple, plus on a de contacts enregistrés plus on reçoit de messages via l’application et plus on semble s’approcher d’une certaine popularité. Plus notre réseau est grand plus nous sommes valorisés. Cette recherche de confiance, d’entourage et de relation concerne tout un chacun : c’est un des besoins évoqués dans la pyramide de Maslow (10) .

En effet l’homme se construit selon des objectifs. Une des dernières étapes qui mène à l’accomplissement de soi réside dans le besoin d’estime. Se sentir populaire et entouré participe à accroître son «self-esteem». C’est pourquoi, l’utilisateur cultive, entretient son application et reste actif pour étendre son rayonnement.

Recevoir des snaps, en envoyer, cumuler les contacts et les trophées sont la preuve d’une activité fréquente et, par raccourci, d’un rapport aux autres omniprésent. De nombreuses précautions sont prises par les développeurs afin de délivrer une application attractive voire addictive. En revanche, prendre conscience d’un score trop faible, entrer en compétition avec les autres et mettre de coté sa vie sociale au profit de sa vie virtuelle présente de nombreuses conséquences, allant des impacts minimes aux pathologies.

Petites ou importantes addictions : quels sont les risques ?

Être «connecté» est devenu un adjectif utilisé avec humour, mais son utilisation fréquente prouve l’omniprésence des réseaux sociaux dans nos quotidiens. On tient à être au courant en direct d’une publication et ce comportement, à l’usure, peut avoir différents impacts.

Premièrement, l’impact social est notable. Dans certains cas, des utilisateurs vont privilégier des conversations virtuelles via une quelconque application, plutôt que le face à face. Se plonger ainsi dans la virtualité peut amener à une certaine isolation. Paradoxe par ailleurs, puisque l’intérêt d’un réseau social est d’être entouré et proche des gens sans que la distance soit un frein à la relation. En effet les connexions ont pour objectif le développement du lien social (en connectant des utilisateurs entre eux) mais peuvent être à l’origine de sa destruction en développant un isolement et une exclusion sociale (11).

D’autre part, Dr Young précise que l’utilisation abusive d’un tel objet peut instaurer un mauvais rythme de vie et donc un déséquilibre. On aurait ici un impact sur notre santé. Le temps de sommeil peut être réduit et l’équilibre nutritionnel mis de côté au profit d’une connexion plus longue. Dans sa conférence, elle compare deux exemples : l’addiction à internet en Chine et aux USA.

Dans le premier cas, des «cafés» ont été créés pour permettre aux gens de jouer en ligne. Le problème de l’I.A («Internet Addiction») est donc vécu en collectivité. Mais les chiffres sont impressionnants : les joueurs restent en ligne en moyenne entre 8 et 12h.

Dans le deuxième cas, aux USA, le problème se pose dans les foyers. On observe dans de nombreuses situations une rupture au sein de l’ambiance familiale. Il arrive que des parents oublient d’aller chercher leurs enfants à l’école ou de préparer le dîner, car trop occupés à entretenir un score sur un jeu ou un réseau de contact sur internet. Le rythme de vie recommandé est donc écarté et l’entretien d’une vie virtuelle est devenu une préoccupation.

Les risques sont nombreux. Consommer les réseaux sociaux à forte dose peut provoquer une exclusion sociale et avoir des conséquences sur la santé de l’utilisateur. Sans penser à la fatigue mentale ou aux problèmes de vue directement liés aux écrans, les problèmes collatéraux comme une mauvaise alimentation ou le manque de sommeil peuvent impacter sur la santé générale du «connecté».

Ces risques dépendent de l’utilisation qui est faite des connexions et dépend de chaque utilisateur. Souffrir d’une connexion fréquente n’est pas une norme. En revanche comme tout problème, l’addiction peut être prévenue. Pour Dr Young, la technologie est un «cadeau». C’est pourquoi nous devons l’utiliser d’une manière consciencieuse. Elle conseille de gérer notre utilisation d’internet, comme on gérerait un régime alimentaire :

‘‘Digital diet and digital nutrition’’

L’idée est donc de modérer les connexions, dans la mesure où nous évoluons avec, sans prêter attention à leur présence. Tous ces risques englobent le système d’internet, dans lequel nous classons différents types de sites dont les réseaux sociaux tels que Facebook, Twitter ou Snapchat.

L’utilisateur doit donc se lancer le défi de réduire son activité sur les réseaux sociaux par exemple afin d’être davantage présent dans son environnement réel. Kimberly Young insiste sur le fait qu’il faudrait s’en détacher afin de rétablir la communication entre les personnes et ainsi «mieux vivre».

Donc, snapchat ?

Plus qu’une simple application, Snapchat est devenu un réel moyen de communication et d’échange entre les utilisateurs. L’application est parfois plus utilisée que les appels vocaux ou «sms» standards. En bref, Snapchat a énormément de succès auprès de la génération Z (les «digital natives») et sa consultation est devenue un réflexe quotidien pour ses utilisateurs 3.

Pour conclure, Snapchat, addictif ou non ? La réponse reste subjective mais l’équipe de développement met en place des détails et des systèmes dans le but de cultiver l’envie de «checker» l’application. Ce geste devient un automatisme qui, à répétition, participe à la création d’une certaine forme d’addiction, ce qui nous vaut en tant qu’utilisateur le titre de «digital naives» (néologisme railleur de Jean-Noël Lafargue (expert en technologies)). Addiction maladive ou non, c’est finalement à l’utilisateur de gérer ses temps de connexion et de s’imposer des limites, puisque l’application a tout intérêt à être de plus en plus populaire et téléchargée pour rendre ainsi l’entreprise durable.

Article réalisé sans la prétention de détenir la vérité ! Juste un état des lieux de la situation, moi même utilisatrice de nombreux réseaux sociaux :)

Sources :

Sarah Perez, Snapchat Is Now The #3 Social App Among Millennials», 2014

Marine Raharizonina, 2014

Should DSM-V Designate “Internet Addiction” a Mental Disorder?

Dr Young, What You Need to Know About Internet Addiction, conférence TEDxBuffalo, 2015

Infographie : 15 chiffres clés sur Snapchat, 2015

Adam Mclane, Notifications are of the devil, 2015

FOMO Addiction, John M Grohol, 2013

Et aussi dans le NY Times

Bethany Brookshire, Dopamine is___ , 2013

Adam Mclane, Why snapchat is addictive, 2015

A. Maslow, Pyramide des besoins

Génération 3.0 : les jeunes et le Web, 2014

Image de couverture : Gilles Lambert.