Il y a un truc qui cloche chez moi (2/5)

2e partie : L’aventure intérieure

Michael Cebulski
Jul 21, 2017 · 5 min read
Le lieutenant Tuck Pendelton a bord de son vaisseau dans L’aventure intérieure

Dans la première partie nous avons vu que le cerveau est le patron, et qu’en tant que tel, il est responsable de tout, du bon comme du moins bon.

Dans cet article, nous allons refaire L’aventure intérieure en partant à la découverte du fonctionnement de notre cerveau. Je vous invite à monter à bord du Acheel, le vaisseau spécialement conçu pour l’aventure qui nous attend.

Sans biochimie, point de physiologie

En montant à bord du vaisseau, la première chose qui saute aux yeux, c’est la carte du cerveau affiché sur le moniteur de navigation. En la voyant, on se rend compte que chaque partie du corps est reliée à la tête grâce au gros câble qu’on appelle moelle épinière. C’est grâce à ça que le cerveau sait tout ce qui se passe en bas et qu’il peut donner ses ordres.

Dire que sans le cerveau, le corps ne pourrait pas fonctionner, revient à dire que, sans un doigt appuyant sur le bouton ON, la télévision ne pourrait s’allumer seule.

Même si chaque cellule du corps humain est autonome dans son travail, le cerveau en tant que chef peut lui demander de travailler plus vite ou moins vite. Par exemple, quand le “branle-bas de combat” se fait entendre dans tout le corps suite à l’apparition d’un danger, le cerveau demande aux cellules cardiaques d’accélérer la cadence pour injecter plus de sang vers les muscles pour, soit se battre, soit s’enfuir.

Et dès que le cerveau est convaincu que tout danger est écarté, il envoie un contre-ordre de retour au calme aux cellules cardiaques qui ralentiront alors le mouvement.

J’ai pris l’exemple du stress, mais j’aurai aussi bien pu parler de la digestion ou du système immunitaire, car oui, tout le corps est sous la régulation du cerveau.

Le cerveau contrôle le corps comme le PDG supervise l’entreprise - Dr Braverman

Enfonçons-nous un peu plus dans les profondeurs du cerveau pour découvrir comment il s’y prend pour tout contrôler.

Le cerveau est d’abord électrique…

Oui, le cerveau est une usine de production d’électricité qui ferait pâlir n’importe quel ingénieur de chez EDF.

Le cerveau utilise les impulsions électriques pour coordonner les mouvements du corps, contrôler la respiration, alerter sur la faim, la douleur, la joie ou la tristesse. Tout commence par un stimulus, c’est-à-dire une information. Imaginez que, dans votre cerveau, il y a un centre des opérations (un peu comme on peut le voir dans le dessin animé Il était une fois la vie). Un message concernant un besoin non satisfait du corps (faim, soif, sommeil, etc) arrive sur un moniteur. En réponse, le cerveau envoie un message électrique, via la moelle épinière, pour transmettre au reste du corps la marche à suivre .

Quatre paramètres définissent le fonctionnement électrique du cerveau : la tension, la vitesse de propagation, le rythme et la synchronisation.

La tension mesure l’intensité avec laquelle le cerveau répond à un stimulus. Si elle n’est pas suffisante, vous vous sentez léthargique, vous vivez au ralentit physiquement et mentalement.

La vitesse de propagation est ce qui détermine l’âge biologique du cerveau, qui peut être très différent de l’âge chronologique. Quand la vitesse est optimale, on possède une meilleure mémoire, une meilleure capacité de concentration. Dans le cas contraire, nos facultés mentales sont au ralentit.

Les troubles du rythme (arythmie) surviennent quand l’électricité se propage par saccade et non dans un flux constant, comme cela devrait être. Quand le rythme s’emballe, c’est la porte ouverte à l’anxiété, la nervosité et l’irritabilité.

Les activités électriques du cerveau sont représentées par quatre ondes cérébrales qui n’apparaissent jamais seule. La synchronisation se produit quand ses quatre ondes sont bien équilibrées. Quand la synchronisation n’a plus lieu, le sommeil devient non réparateur, se concentrer sur une tâche est difficile, les émotions deviennent incontrôlables.

Les appareils d’imagerie cérébrale se base sur l’activité électrique du cerveau pour rendre leur diagnostique.

…mais il est aussi chimique

Les impulsions électriques se transmettent de neurone en neurone comme dans une conversation. Mais les neurones ne sont pas reliés entre eux par un fil comme le seraient les ordinateurs dans un réseau informatique.

A la jonction entre deux neurones, il y a un espace vide (appelé la fente synaptique) que l’influx nerveux ne peut pas traverser. Le pont entre les deux bords se fait chimiquement. L’influx électrique arrivé en bout de course passe le relais à des petites particules chimiques appelées neurotransmetteurs. Elles vont traverser la fente synaptique et, à l’arrivée, vont déclencher une nouvelle impulsion électrique qui transmettra l’information au second neurone, et ainsi de suite de neurone en neurone.

Pour illustrer ce fonctionnement qui en laisse plus d’un perplexe, je vais vous demander d’imaginer la scène suivante : Vous voulez vendre votre voiture et pour cela, vous décidez d’utiliser votre réseau d’ami(e)s. Vous leur envoyez donc un email avec le détail des informations concernant le véhicule et le prix demandé bien évidemment. Vous vous doutez bien que tous les destinataires de votre message ne seront pas intéressés, mais certains peuvent l’être pour eux-même ou pour une connaissance. Le rôle des neurotransmetteurs (s’ils existaient en tant qu’outils) serait de transmettre le message uniquement à ceux qui sont potentiellement intéressés. Une sorte d’intelligence artificiel, pas mal non ?

Bien sûr, c’est un petit plus complexe que cela. Mais étant donné que nous ne sommes pas des neurobiologistes en quête d’un prix Nobel, cette explication devrait suffir.

On a dénombré une centaine de neurotransmetteurs mais 4 ont un rôle plus important, il s’agit de la Dopamine, l’Acétylcholine, le GABA et la Sérotonine.

L’équilibre et la bonne coopération entre eux est synonyme de bien-être physique, mental et émotionnel.

Pourquoi des fois, ça déraille ?

Si le fonctionnement du cerveau est aussi formidable et bien programmé qu’on le dit, pourquoi il “bugg” par moment ?

Si les neurotransmetteurs sont sécrétés en excès dans la fente synaptique, il sature les récepteurs en charge de les lire. C’est comme à la poste, quand il y a 30 personnes qui font la queue. Pour le préposé, il y a saturation de sa capacité à gérer les demandes. Et là, c’est le BUGG 😂

A l’inverse, en cas de carences (ce qui est plus fréquent), le message n’est pas transmis du tout. Dans un cas comme dans l’autre, des parties du corps vont réagir, soit en accélérant leur fonctionnement ou, au contraire, en ralentissant, ou pire, en s’arrêtant complètement avec tous les désagréments fonctionnels et/ou comportementaux que je vous laisse imaginer.

Alors pourquoi des carences ou excès se produisent-ils ?

Pour quatre raisons : 1) la cause peut être génétique ; 2) le stress affecte le bon fonctionnement du cerveau ; 3) la consommation de drogues, d’alcool, de médicaments ou d’aliments industriels inhibent la production naturelle des neurotransmetteurs ; 4) une alimentation pauvre en protéines, dont les acides aminés qui les constituent sont le matériel de base pour la fabrication des neurotransmetteurs.

Dans ➡ l’article suivant ⬅ je vous parlerai de l’impact des neurotransmetteurs sur notre tempérament et notre personnalité.


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Michael Cebulski

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Mon rêve : devenir un super héros, enfin si j’arrive 😉 #coaching #neurosciences #psychologie #emotion #SavoirEtre

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