Mireille Hangi, mVAM Monitoring Assistante à Goma, en République Démocratique du Congo, raconte sa vie humanitaire et parle des activités mVAM dans le pays.

Mireille participe à la récolte pour une activité VCA (vivres pour création d’actifs) appuyée par le PAM à Kitshanga/Kageyo dans le Rutshuru

Mireille participe à la récolte pour une activité VCA (vivres pour création d’actifs) appuyée par le PAM à Kitshanga/Kageyo dans le Rutshuru

Après avoir travaillé avec des filles-mères pour une ONG locale, j’ai trouvé un poste avec le PAM pour gérer la base de données, et puis en 2013 j’ai intégré l’équipe de pilotage du mVAM à Goma sur le site des déplacés de Mugunga 3, où nous suivons la situation alimentaire des ménages déplacés en les contactant par téléphone portable.

Mon travail quotidien est très varié. Il consiste, par exemple, à analyser les prix des denrées collectés sur les marchés. Puis je partage avec le bureau de pays les prix et je produis des bulletins mensuels qui résument les analyses. De plus, je travaille au lancement du projet mVAM dans les zones où il y en a besoin.

Des activités de sensibilisation de la communauté, par exemple sur l’existence de la ligne verte qui permet aux bénéficiaires de contacter le PAM, font également partie de mon travail. Et en organisant des focus groupes, nous cherchons à comprendre comment les communautés utilisent la technologie mobile et comment nous pouvons les joindre.

Une photo de famille avec quelques bénéficiaires du projet mVAM après son lancement à Biringi/Camp de réfugiés Sud-Soudanais

Une photo de famille avec quelques bénéficiaires du projet mVAM après son lancement à Biringi/Camp de réfugiés Sud-Soudanais

L’aspect de mon travail que je trouve le plus gratifiant est le fait d’appliquer les nouvelles technologies de l’information et de la communication pour sauver des vies. En fait, après la collecte et l’analyse des données via téléphone, la décision d’assister les personnes qui en ont besoin est prise dans un temps record.

Par ailleurs, les discussions avec les bénéficiaires enrichissent ma vie quotidienne. C’est parfois étonnant quand je découvre que des familles consomment certaines denrées qui vous semblent immangeables ! Une fois, à Kalinga, en territoire de Masisi où le taux de possession de téléphone était de 2%, on a distribué des téléphones comme outil de collecte des données. C’était vraiment étonnant pour nous de voir que, au 21ème siècle, il y avait encore des personnes qui n’avaient jamais touché ou parlé au téléphone.

Bien qu’il y ait ces aspects vraiment gratifiants de mon travail, je dois parfois abandonner mon mari, mes enfants, et mes amis pour aller dans des zones reculées sans réseau téléphonique pour y mener des enquêtes ou des focus groupes. La vie humanitaire n’est pas toujours facile !

Au camp de déplacés de Mugunga 3, Mireille montre a une dame comment enregistrer un contact dans son téléphone

Au camp de déplacés de Mugunga 3, Mireille montre à une dame comment enregistrer un contact dans son téléphone

On a beaucoup de plans pour le mVAM à Goma. Nous voulons intensifier le projet dans tout le pays, et surtout dans les zones difficilement accessibles. De plus, nous sommes en train d’intégrer le mVAM dans d’autres activités du PAM, comme les cantines scolaires et la nutrition.

En ce qui me concerne, je souhaite renforcer ma capacité en tant qu’utilisatrice du mVAM. Je veux améliorer mes connaissances au niveau de la publication et de la conception des posters de visibilité et je souhaite également approfondir mes capacités d’analyse des données collectées.


Originally published at MVAM: THE BLOG.

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