Paris

Paris pleine de souvenirs, amours, potes, baises, à chaque station de métro ou presque. 
Pendant une nuit, deux ou plusieurs mois, j’ai connu leurs lits. Belleville - Goncourt - République, le hasard fait bizarrement les choses et m’amène souvent aux alentours de la rue du Faubourg du Temple.
Une fois je l’ai descendue, soirée commencée chez l’un pour finir chez l’autre, vilaine fille au coeur d’artichaut qui surtout ne peut plus dormir seule.
Je vous recroise parfois, un à la fois heureusement. Les souvenirs sont bien là et les sensations aussi, la parfaite alchimie parfois, avec toi surtout.

Regards gênés car nous savons, je sais. Je connais tout, tes soupirs, comment, quoi, où.
Embrasse moi, voyons si c’est comme avant, je crois que oui, je le sens. Je sens ton regard sur moi qui s’enfuie quand je tourne la tête. Je sens ton souffle sur ma peau et j’en frissonne. Je sais à quoi tu penses, parce que j’y pense aussi, je sais que tu me vois nue. Je me vois nue aussi, ta tête entre mes cuisses, je me souviens de tes boucles entre mes doigts, ta main sur mon sein et l’autre, et bien…

Le reste est oublié, peu importe pourquoi ça c’est terminé, je ne sais plus. Mais je sais que parfois c’est à toi que je pense, seule, parfois même dans les bras d’un autre, parfois même il te ressemble un peu, mais vraiment, j’adore les boucles et les yeux bleus.
Je t’ai sorti de ma vie comme j’ai pu, effacé supprimé bloqué, mais Paris est tout petit, et je te recroise parfois.
J’aimerai recroiser aussi le rouquin, l’iranien, moins le petit brun, malgré ses yeux bleus.
Il y en aura d’autres bien sûr, peut être même à un jet de pierre de chez tout ceux là, car oui, bouclettes, rouquin, iranien, petit brun, vous êtes mon kilomètre carré préféré.

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