3 approches pour attaquer les mauvaises habitudes

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Nous avons tous des habitudes que nous n’aimons pas, et que nous voulons limiter.

Ma première décision de l’année 2016 a été de réduire drastiquement ma consommation d’alcool, pour plusieurs raisons (la santé en fait partie).

Pour réussir dans ce type d’engagement, les bonnes résolutions ne suffisent pas.

J’ai trouvé 3 approches d’attaque. Evidemment, elles peuvent être utilisées pour d’autres habitudes que vous souhaitez réduire.

L’approche de Tim Ferriss : le jour de triche.

Tim Ferriss est un célèbre blogger américain qui recommande un régime appelé le régime aux glucides lents. Ce régime implique notamment : pas de sucre (hormis les vrais fruits), pas de mauvaises glucides comme le blé, pas d’alcool. Pour rendre ce régime plus facile à suivre, Tim conseille la politique du jour de triche.

Chaque semaine, les gens qui suivent le régime choisissent un jour où ils peuvent manger et boire tout ce qu’ils veulent, y compris du sucre et de l’alcool. Donc par exemple ils respectent religieusement le régime toute la semaine, excepté le samedi où ils peuvent se gaver de donuts, de frites, et même boire de la bière et du vin. Sans culpabilisation.

L’approche du jour de triche a l’avantage suivant : elle vous permet de satisfaire périodiquement vos envies, tout en vivant selon votre principe la plupart du temps. Par exemple, vous pourriez avoir un jour de triche par semaine, ou un tous les 15 jours.

Mais cette approche peut être contre-productive si :

  • vous avez des jours de triche trop souvent (plus d’une fois par semaine me paraît trop)
  • vous vous rendez complètement malade à chaque jour de triche

Nota : le régime proposé par Tim Ferriss fait partie de ceux que je trouve à la fois sains, efficaces, délicieux et réalistes sur le long terme. Je parlerai de nutrition dans des articles ultérieurs.

L’approche de Benjamin Franklin : la modération constante.

Benjamin Franklin avait un principe : Ne mange pas jusqu’au point d’être lourd, ne bois pas jusqu’à l’ivresse.

Durant la plus grande partie de sa vie adulte, il a fait le maximum pour le respecter. Chaque jour, il tentait de boire de façon responsable, et chaque soir il notait dans son journal s’il avait réussi à respecter son principe.

Cette approche est la plus flexible et vous permet de vous adapter aux circonstances. Dans les soirées où l’alcool est une quasi-obligation sociale, vous pouvez prendre un verre ou deux, sans compromettre votre principe de modération.

Cependant, l’approche de Franklin implique une vigilance et un self-control permanents, ce qui peut engendrer de la fatigue mentale. Chaque fois que quelqu’un vous propose un verre, vous vous demandez : “Est-ce que ce verre sera en trop ? Ou pas ?”. Et bien évidemment, il y a des fois où les choses vont glisser : “Bon, j’ai pris trois ou quatre verres… Mais j’imagine qu’un petit dernier ne fera pas de mal…”

L’approche de John D Rockefeller : l’arrêt définitif.

John D Rockefeller avait une vie extrêmement disciplinée. Il n’a jamais bu d’alcool, jamais fumé et jamais parié. Toute sa vie durant.

Cet homme a amassé la plus grande fortune de l’histoire (entre 392 et 663,4 milliards de dollars). Sa grande discipline est incontestablement un de ses facteurs clé de succès. Mais je digresse.

Si quelqu’un offrait à John D un verre d’alcool, celui-ci n’avait pas besoin d’évaluer les options. Du tac au tac, il répondait certainement quelque chose de ce genre : “Non merci, je ne bois pas d’alcool”.

Je pense que cette façon de gérer les habitudes que l’on n’aime pas est très puissante car elle économise nos ressources cognitives en réduisant le nombre de choix.

Vous faites juste le choix une fois pour toutes, et non pas à chaque fois que vous êtes tenté, ou que quelqu’un veut vous tenter. Car à ce moment, vous vous rappelez de votre engagement préalable et dites simplement : “Non merci”.

Cette approche n’est pas adaptée pour toutes les situations, car :

  • Elle requiert un engagement extrême, que vous ne voulez pas forcément prendre.
  • Elle peut entraîner des frustrations, surtout au début. Je théorise que sur le long terme, cette frustration disparait dans la plupart des cas.
  • Elle peut vous attirer des jugements négatifs de la part de certains : “Quoi ? Tu ne bois pas ? Mais pourquoi ? Tu es vraiment un(e) gars/fille coincé(e) !”

En revanche, d’autres personnes pourraient être impressionnées par votre niveau de self-discipline.

Enfin, vous pourriez aussi vous dire que vous n’avez rien à faire de ce que les gens pensent de vous, tant que vous opérez en cohérence avec vos meilleurs intérêts.

Conclusion

Chacune de ces 3 approches présente ses avantages et inconvénients et aucune n’est meilleure que les autres.

Que pensez-vous de celles-ci, et avez-vous des préférences ? Avez-vous d’autres approches à proposer ? J’ai hâte de lire vos commentaires !

Cet article a été publié pour la première fois ici :

http://monychhim.com/fr/3-approches-pour-attaquer-les-mauvaises-habitudes/

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