Sacrebleu, des parfums Patricia de Nicolaï.

Je me suis rendue le week-end dernier à la boutique rue de grenelle, où l’accueil fût charmant. Petite boutique au calme, idéale pour parler un peu parfums.

J’y ai testé plusieurs parfums, dont Le temps d’une fête, Odalisque, Number One et Sacrebleu. J’avais déjà essayé Vanille tonka auparavant.Ce sont de beaux parfums, mais j’ai préféré m’en concentrer sur un pour en parler.

Odalisque est original, il a quelque chose d’envoûtant mais peut-être un peu trop “fort” pour moi, mais Grain de musc en fait une belle description sur son blog. Le temps d’une fête est charmant, mais Sacrebleu est celui qui m’a le plus parlé, ce qui était prévisible…

En effet, Patricia de Nicolai s’est inspirée de l’Heure bleue pour ce parfum et on y sent, il est vrai, une filiation dans les notes de fond, bien que je leur trouve une “texture” différente.

Le départ s’ouvre sur des notes de fruits rouges, un peu confits, au côté de l’essence de mandarine, mêlés à un arrière fond plus miellé, vanillé. C’est curieux, car selon les moments, le départ ne me fait pas le même effet. Je l’ai trouvé parfois un peu écoeurant, alors que j’en aimais beaucoup l’évolution, à d’autres je l’ai trouvé très agréable, presque printanier, joyeux.

Ce floral oriental offre une texture dense, complexe, où l’on sent de nombreuses et belles matières premières naturelles. Il est si riche qu’il n’est pas si aisé de distinguer précisément les notes qui le composent, à la manière de Bal à Versailles.

L’évolution se fait plus sombre et miellée je trouve. Il a un petit côté savonnneux, propre, comme le disait Rebecca, (qui s’occupe parfaitement de la boutique et également auteur de l’ouvrage Le Guide du parfum) mais pas poudré comme l’Heure bleue. Ce dernier a un sillage plus aérien, lorsque Sacrebleu donne plus la sensation de coller à la peau.

Ce parfum m’évoque, tandis que se sont largement dévoilées les notes de coeur (oeillet, tubéreuse, jasmin, canelle), pour s’épanouir peu à peu, doucement, vers les notes de fond, un panier de fruits rouges renversés sur un pot de miel avec des zestes de vanille, de baumes et des pétales de fleurs.

C’est un parfum gourmand, mais pas girly, plutôt gourmand-femme. D’ailleurs, on prête souvent à l’Heure Bleue un aspect patisserie, chewing gum, ce qui ne manque jamais de m’étonner car je ne le ressens pas vraiment comme ça, à part, peut-être en extrait, car les notes de fond un peu vanillées y sont plus prononcées. En revanche, c’est réellement l’effet que me fait Sacrebleu, une patisserie fine faîte de fruits rouges, de miel et de vanille, qu’on aurait saupoudrée d’épices.

Au fur et à mesure que le parfum évolue vers ses notes de fond, (patchouli, santal, absolu fève tonka, vanille et baume du Pérou), .cette sensation s’estompe et laisse place à une base douce, assez élégante d’ailleurs, très baume-miel-vanille, discrète mais sensuelle. Ce parfum se fait plus sombre; avec une texture un peu crémeuse. Je n’ai pas l’impression qu’il laisse un fort sillage, (bien que la tenue soit assez bonne), mais c’est à nuancer car je fais l’essai avec un échantillon, sans vaporisation, donc ça ne crée pas le même effet. Le tout en fait un parfum assez sophistiqué je trouve, apprécié d’ailleurs de Catherine Deneuve, (véritable perfumista connue pour être une adepte de l’Heure Bleue).


Originally published at mybluehour.blogspot.fr on November 30, 2014.

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